Par Andrew Korybko – Le 5 décembre 2017 – Source Oriental Review

Le président soudanais Omar al-Bashir, en place depuis 1996, a invité l’armée russe dans son pays lors de sa visite historique à Moscou la semaine dernière, déclarant que le Soudan avait besoin d’une protection contre un complot de type guerre hybride fomenté par les Américains voulant « balkaniser » son État en cinq mini-États à la suite de la sécession du Soudan du Sud en 2011.
Au cours de la conversation, il a également déclaré que le Soudan demandait l’aide de la Russie pour moderniser ses forces armées et que l’État soudanais, avec sa position géostratégique avantageuse, pourrait devenir la « clé de l’Afrique » pour Moscou si les deux parties décidaient d’élever leur partenariat à un niveau stratégique. La situation géographique du Soudan est en effet cruciale car il est situé à l’intersection de l’Afrique du Nord et de l’Est. Il a également un fort potentiel de connectivité maritime et continentale en raison de son emplacement sur les rives occidentales de la mer Rouge mais aussi pour les plans de Route de la Soie de la Chine de construire une ligne de chemin de fer transsaharienne de Port-Soudan à la capitale tchadienne de N’Djamena pour éventuellement faciliter les échanges entre l’Afrique de l’Ouest et la République populaire de Chine via cette future route.
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Une grande attention est actuellement accordée aux crypto-monnaies. D’un coté, il y a ceux qui disent que l’augmentation de leur valeur est en réalité un symptôme de l’effondrement des monnaies conventionnelles, les monnaies fiduciaires. Ce qui soulève la question de savoir pourquoi les métaux précieux ne montent pas, eux, en flèche. La réponse habituelle est que leurs prix sont manipulés en utilisant le marché à terme qui maintient l’or « papier » bon marché tandis que l’or « physique » se raréfie ; à un moment donné, ces manipulations cesseront de fonctionner et l’or atteindra 10 000 dollars l’once. (Ça me semble un bon plan !). Cela soulève aussi la question de savoir pourquoi, si les monnaies fiduciaires s’affaiblissent, il n’y a pas une forte inflation. Même dans les pays qui ont connu une inflation élevée pendant des décennies, comme la Russie, elle n’est plus un problème ; l’inflation y est maintenant inférieure à 3%. Il n’y a pas non plus beaucoup d’inflation aux États-Unis, à condition d’exclure tous les rackets d’extorsion locaux : l’immobilier, la santé et l’éducation. (Le vol à main armée ne fait généralement pas partie du panier de produits et de services utilisés pour calculer l’inflation). L’hyperinflation n’est pas difficile à trouver (au Venezuela), mais ce problème n’est généralement pas considéré comme un problème systémique mondial.




