Malgré le plan de paix de Minsk, l’UE met en place des sanctions

13 février 2015 – Source : RT Allemagne

Bien que le sommet de Minsk ait été jugé par toutes les parties comme un progrès diplomatique dans la bonne direction pour parvenir à un règlement pacifique de la crise en Ukraine, un nouveau paquet de sanctions va être adopté lundi prochain par l’Union Européenne.

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Quand, dimanche prochain, les milices populaires de l’est de l’Ukraine déposeront les armes, les diplomates de l’UE à Bruxelles, pour bien commencer leur semaine, mettront en place de nouvelles sanctions contre 19 personnes, russes et ukrainiennes de l’est. La chancelière allemande Angela Merkel disait le jeudi, après le sommet européen de Bruxelles, qu’il s’agirait d’interdictions d’entrer sur le territoire de l’UE et de gel de comptes.

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Le problème de Moscou, c’est qu’il lui faut traiter avec des imbéciles et des vassaux

Finian Cunningham

Finian Cunningham

Par Finian CUNNINGHAM, Le 10 février 2015 – Source Strategic Culture Foundation

Le ministre russe des Affaires étrangères. Sergueï Lavrov

La Russie a un dilemme. Comment peut-on travailler à un règlement pacifique du conflit ukrainien – et éviter une plus grande, plus terrible guerre – quand on a comme interlocuteurs des imbéciles et des vassaux? Je veux parler des dirigeants américains et européens, respectivement.

Le problème quand on essaie d’avoir une conversation avec des imbéciles, c’est qu’ils sont tout simplement incapables de voir plus loin que le bout de leur nez. Ils souffrent de dissonance cognitive et ils en sont fiers. En fait, plus ils sont bêtes plus on les félicite de leur force. On ne peut rien apprendre aux imbéciles; leur regard grossier et obtus sur le monde leur interdit toute perspective différente, même si elle est plus juste. Ils ont d’ailleurs horreur qu’on les corrige, ce qui ne fait qu’aggraver leur bêtise.

Le problème quand on a affaire à des vassaux, c’est qu’ils ne peuvent pas changer de cap – même s’il leur reste encore quelque capacité à penser par eux-mêmes et à se rendre compte que la perspective qu’on leur propose est plus juste ou plus sensée.

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Prétexte au changement de régime en Argentine?

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La présidente argentine Cristina de Kirchner

L’Histoire se répète d’étrange manière. L’Argentine est passée par un processus semblable aux années post-1999, après que Boris Eltsine a démissionné et que Vladimir Poutine a pris sa place au Kremlin en tant que président de la Fédération de Russie. Tandis qu’il luttait pour se libérer du joug de l’étranger, le gouvernement fédéral argentin a consolidé son pouvoir économique et politique.

Diverses fractions de l’ancien régime et des oligarques collaborant avec les États-Unis se sont toutefois opposés au nouveau pouvoir à Buenos Aires. Ces forces ont combattu de grands projets nationaux, la renationalisation de grandes compagnies et le renforcement de l’Exécutif du gouvernement. A cet égard, les confrontations de la présidente de l’Argentine, Cristina Fernández de Kirchner, avec ses opposants sont similaires à celles qui ont opposé Vladimir Poutine aux oligarques et aux politiciens russes qui voulaient subordonner la Russie à Wall Street et à Washington, ainsi qu’au capitalisme et aux centres financiers ouest-européens.

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«Soumission» de Houellebecq : la peur de l’islam au service de la soumission à l’Empire.

Par Rosa Llorens, le 13 février 2015.

Les livres de Houellebecq se lisent toujours aussi facilement, grâce à son écriture blanche hypnotique, et à ses incursions dans le réel quotidien: ses mini-reportages (ici, à Rocamadour) et les adresses réelles et précises attribuées à ses personnages (rue des Arènes, avenue du Cardinal Mercier) offrent le charme de la maquette, on retrouve en petit, au format livres, des lieux proches. Mais ces dehors rassurants cachent (à peine) un pamphlet anti-musulman, à l’unisson de la déferlante médiatique.

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Porochenko jette trois bataillons de 800 soldats dans la bataille pour débloquer le chaudron de Debaltsevo et sauver sa peau

Par Vladislav Shurygin, expert militaire – Le 12 février 2015 – Source FortRuss 

Note de Kristina Rus (Traductrice du russe à l’anglais)

Maintenant, on comprend mieux de quoi parlait Porochenko au téléphone, à Minsk aux premières heures du matin. Il préparait une énorme attaque surprise de dernier recours pour débloquer le chaudron de Debaltsevo dont il maintient qu’il n’existe pas. Il avait espéré arracher la victoire avant la fin de la journée pour pouvoir dire, regardez – j’avais raison, il n’y a pas chaudron! Mais toutes ces vies ukrainiennes ont été sacrifiées en vain…

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Pour ceux qui veulent armer Kiev, une défaite ukrainienne est mieux qu’un retrait étatsunien

Alexander Mercouris

Alexander Mercouris

Par Alexandre Mercouris – Le 10 février 2015 – Source : sputniknews

Armer un gouvernement qui refuse de négocier, mais cherche plutôt la victoire totale sur ses adversaires n’est pas une formule pour la paix. C’est une formule pour attiser la guerre. Le gouvernement de l’Ukraine interprétera sans doute la fourniture d’armes comme un gage de soutien des États-unis à la poursuite de la guerre.

Les médias états-uniens parlent d’une intense discussion au sujet d’un plan visant à livrer des armes au gouvernement de l’Ukraine.

Ce plan, s’il était mis en œuvre, marquerait une escalade dangereuse, qui ne peut que mal se terminer.

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Le ministre des Affaires étrangères ukrainien:
« Nous avons besoin d’armes, le refus de Merkel est à sens unique »


Le 12 février 2015 – Source: RT Allemagne

Dans une interview avec Die Zeit, exactement le jour ou les discussions de Minsk ont été publiées, le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Pavlo Klimkin, exige de nouvelles livraisons d’armes. Il a aussi critiqué l’actuelle méthode de négociations de la chancelière allemande, Angela Merkel, et nommé le refus d’armer l’Ukraine comme une forme de négociation trop à sens unique.

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Minsk 2.0: juste la touche PAUSE, avant REPLAY

Le 12 février 2015 – Source Moon of Alabam

Après quinze heures de négociations à Minsk,  Porochenko, Poutine, Merkel et Hollande ont réussi à se mettre d’accord sur la reconduction – à quelques détails près – du cessez-le-feu Minsk 1.0 présentée comme le nouveau cessez-le-feu Minsk 2.0 pour l’Ukraine. Les deux chefs fédéralistes de Donetsk et de Lougansk ont aussi signé l’accord. Il n’y a pas eu de conférence de presse commune pour l’annoncer.

Les termes de l’accord sont, pour autant que je sache, presque les mêmes que ceux de Minsk 1.0. RT a twitté les principaux points:

1. Cessez-le-feu
2. Recul des armes lourdes
3. Surveillance (OSCE) y compris par satellites et drones
4. Élections régionales et gouvernement autonome
5.
Statut spécial dans 30 jours pour l’est du pays
6. Prisonniers de guerre
7. Couloirs humanitaires
8. Pensions & liens sociaux
9. Kiev contrôle les frontières
10. Combattants étrangers virés
11. Désarmement des troupes irrégulières
12. Réforme d’ici fin 2015, décentralisation
13. Élections dans le Donbass sous le contrôle d’un groupe de contact tripartite (GC3P) 14. GC3P va intensifier ses activités

Le texte original complet en russe est ici et il y a une traduction préliminaire en anglais ici. Les Allemands et les Français ont également rédigé une Déclaration de Minsk à l’appui du paquet de mesures pour la mise en œuvre des Accords de Minsk.

Le cessez-le feu débutera dans les faits le 15 février. On peut s’attendre à de violents combats jusqu’à la dernière minute car chacun des deux camps va essayer de consolider ses positions. Il y aura sûrement des interprétations différentes des clauses de part et d’autre. On ne sait pas non plus si les groupes paramilitaires, en particulier ceux qui sont dans le camp de l’État ukrainien, obéiront aux ordres de cesser les combats.

Le président ukrainien Porochenko semble se faire beaucoup d’illusions. Comme l’a laissé entendre le président russe Vladimir Poutine dans sa brève conférence de presse, Porochenko ne croit pas que plusieurs milliers de ses soldat sont encerclés à Debaltsevo et coupés du reste de ses troupes. C’est ridicule car même des sources ukrainiennes de première importance, quoique officieuses, ont confirmé la fermeture du chaudron, il y a deux jours. Il semble que les chefs militaires de l’armée ukrainienne ne lui disent pas ce qui se passe réellement sur le terrain. M. Poutine a également déclaré que les fédéralistes veulent que les troupes ukrainiennes coincées dans le chaudron déposent les armes. Va-t-on leur ordonner de le faire, ou va-t-on leur ordonner de continuer le combat?

Les États-Unis se sont invités dans la négociation par l’intermédiaire du Fonds monétaire international, qu’ils contrôlent. Deux heures avant la fin des négociations, le FMI a annoncé un nouveau plan de 17 milliards de dollars pour l’Ukraine, sur quatre ans. C’était le joker états-unien signifiant à Porochenko qu’il aurait assez d’argent pour continuer à se battre et qu’il n’était pas obligé de renoncer à ses positions. L’annonce a dû profondément irriter Merkel et Hollande qui s’épuisaient à arracher plus de concessions à Porochenko.

Pour le moment, le plan de Minsk 2.0 est un vrai soulagement. En particulier pour les gens de Donetsk et de Lougansk qui sont sous le feu constant de l’artillerie ukrainienne. Les pays de l’UE seront heureux que la pression pour de nouvelles sanctions se relâche et les faucons américains devront remiser leur campagne armons l’Ukraine pour l’instant. Mais le cessez-le-feu ne résout pas les principales questions. La partie la plus radicale du gouvernement putschiste ukrainien va vouloir continuer à punir l’Est, et les habitants de l’Est, qui ne seront pas mieux représentés, rejetteront toutes les demandes du gouvernement central.

On peut donc penser que les combats ne s’arrêteront pas très longtemps. La guerre sans merci devrait reprendre dans un mois, ou deux tout au plus.

Traduit par Dominique, relu par jj pour le Saker Francophone

 

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Al-Qaida, l’Arabie saoudite et Israël

Par Robert Parry – Le 4 février 2015 – Source consortiumnews

Exclusif: L’Arabie saoudite est sous l’orage après qu’un détenu d’al-Qaida a impliqué des hauts responsables saoudiens en tant que collaborateurs du groupe terroriste. Et les nuages pourraient même assombrir l’avenir politique du Premier ministre israélien Natenyahou en raison de son alliance bizarre avec Ryiad, explique Robert Parry dans cet article.

par Robert Parry, 4 février 2015

La révélation que le condamné Zacarias Moussaoui, membre actif d’al-Qaida, a identifié des hauts membres du gouvernement saoudien comme financiers du réseau terroriste transforme potentiellement la manière dont les Américains percevront dorénavant les événements au Moyen-Orient et fait courir un risque au gouvernement Likoud d’Israël, qui a forgé une alliance improbable avec certains de ces mêmes Saoudiens.

Selon un article paru dans le New York Times mercredi 4 février 2015, Moussaoui a déclaré, dans une déposition faite en prison, qu’il avait été choisi, en 1998 ou 1999, par des chefs d’al-Qaida en Afghanistan pour créer une base de données informatiques des donateurs du groupe, et que la liste incluait le prince Turki al-Faisal, alors chef des services secrets saoudiens, le prince Bandar bin Sultan, longtemps ambassadeur d’Arabie saoudite aux Etats-Unis, le prince al-Waleed bin Talal, un célèbre milliardaire et investisseur, ainsi que de nombreux dignitaires religieux.

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Le septième art au service de la propagande anti-Poutine

Par Rosa Llorens – Le 12 février 2015 

Commentaires sur le film Territoire de la liberté d’Alexandre Kouznetsov

Le film de montagne constitue un genre à part, souvent connoté idéologiquement: c’est dans ce genre que s’est d’abord illustrée Leni Riefenstahl, avec La Lumière bleue, de 1932, avant de devenir la grande cinéaste du Troisième Reich.

S’il se présente comme un documentaire, Territoire de la liberté sert, lui aussi, une démonstration idéologique, contre la Russie de Poutine.

Le titre lui-même est fort clair: le mot liberté, comme le mot démocratie, est un des piliers de notre novlangue; il est, en soi, vide de contenu, mais il implique toujours une intention polémique. A un premier niveau, géographique, il désigne ici un espace naturel, au-dessus de Krasnoïarsk (dans la Sibérie méridionale), caractérisé par ses barres rocheuses, les Stolbys, fréquentées (selon les résumés du film) par une communauté d’alpinistes, dont fait partie le réalisateur, Alexandre Kouznetsov.

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