Par Dmitry Orlov – Le 13 juin 2021 – Source Club Orlov

La technosphère, que j’ai définie dans mon livre de 2016 Shrinking the Technosphere comme une intelligence émergente mondiale non humaine animée par une téléologie abstraite de contrôle total, a vu ses intérêts grandement avancés au cours de la pandémie de coronavirus de 2020-21, avec de grandes parties des populations humaines forcées de se soumettre à des mesures de contrôle qui se moquent de leurs droits humains et de leurs valeurs démocratiques tant vantés. C’était à prévoir : les technologies les plus puissantes de la technosphère sont celles qui tuent, et la façon dont elle s’en sert reflète sa haine profonde pour tous les êtres vivants, en particulier ceux qui sont volontaristes et difficiles à contrôler. Mais ensuite, la technosphère a commencé à rétrécir dans certains endroits. Elle est encore forte dans d’autres, mais il n’est pas trop tôt pour imaginer (oserais-je dire, prédire ?) comment elle pourrait continuer à rétrécir et quelles en seront les conséquences.
Les participants au sommet de Davos se croient vraiment trop intelligents. En dépit des pronostics contraires, les négociations avec l’Iran sur un nouveau JCPOA sont sur le point d’aboutir et Biden/Obama le signera après avoir opposé un peu plus de résistance symbolique à la levée des sanctions.
Le sommet tant attendu entre les présidents Poutine et Biden a enfin eu lieu, mais a-t-il été un succès ? Va-t-il changer quelque chose ? La réponse à cette question dépend en grande partie des attentes de chacun. Voyons cela de plus près, en commençant par le contexte.


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Commençons par ce qui a été écrit.