Par M.K. Bhadrakumar – Le 4 mai 2025 – Source Indian Punchline
Moscou et Kiev rivalisent pour s’attirer les faveurs de la nouvelle administration américaine. Alors que la diplomatie russe semblait devancer celle de Kiev, les choses ont changé radicalement avec la signature de l‘accord sur les minéraux entre les États-Unis et l’Ukraine, le 30 avril à Washington.
Des semaines de négociations tendues avaient précédé la conclusion de l’accord, pendant lesquelles l’aide américaine à l’Ukraine a temporairement été interrompue, mais ce pays a fait preuve d’un courage, d’une ténacité et d’un tact extraordinaires pour s’accrocher et, finalement, arracher à l’administration Trump ce que le président Vladimir Zelensky a qualifié d’accord « véritablement égal ». Il s’agit sans doute d’une heure de gloire pour le nationalisme ukrainien, qui montre que le pays est loin d’être laissé-pour-compte sur l’échiquier géopolitique.
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La commémoration des 100 premiers jours de la deuxième présidence de Donald Trump a déclenché une vague de commentaires le dépeignant comme un révolutionnaire. En effet, la rapidité, la pression et la détermination avec lesquelles il a agi sont frappantes. Mais ce point de vue est superficiel. Trump ne démantèle pas les fondements de l’État ou de la société américaine. Au contraire, il cherche à restaurer la république pré-globaliste que l’élite libérale a depuis longtemps détournée sur une voie utopique internationaliste. En ce sens, Trump n’est pas un révolutionnaire, mais un contre-révolutionnaire ; un révisionniste idéologue déterminé à inverser les excès de l’ère libérale.
