Par James Howard Kunstler – Le 30 juillet 2018 – Source kunstler.com
Arrive maintenant le mois d’août, mois des vacances, oisiveté, déferlement et grondement des vagues sur le sable, romance furtive sur les dunes – peut-être – pop-corn, routes de campagne et foires de village, et plus de romance furtive encore – peut-être – sur une couverture, dans les hautes plaines, sous une lune de sang – et surtout, répit du pourvoyeur infernal des idées folles, des sombres tendances, et de la mauvaise foi orchestrant la vie dans ce derby de démolition d’une nation.

James Howard Kunstler a cette légèreté de ton, cette ironie flegmatique, cette indépendance de l’esprit critique qui sont nécessaires dans la confusion actuelle où se mélangent le conformisme le plus radical et le mensonge pratiqué à la façon d’une pathologie convulsive, pour tenter de donner un rapport des événements du monde qui ne souffre pas du poids des chaînes de la contrainte des esprits. Après tout, il serait plutôt “de gauche” et plutôt “progressiste”, Kunstler, s’il fallait le classer selon le catéchisme en vigueur dans le vaste camp de concentration de la modernité ; aussi est-il anti-Trump et sa cible préférée est-elle le parti démocrate et tout ce qui se rapporte au simulacre que la pensée progressiste enchaînée a édifié pour complaire à la fois au Système et à sa “bonne conscience”. Kunstler est donc un joyeux dissident, pourtant fidèle à ses idées dans un temps où les idées sont devenues “chez eux” autant de simulacres s’intégrant parfaitement dans le Grand Simulacre du Système.

