Par Jean-Luc Baslé – Le 3 mars 2025

La démocratie américaine reposait sur un double équilibre : entre les états fédérés et le gouvernement fédéral, d’une part, et les trois pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire, d’autre part. Elle reçut son premier choc lors de la Guerre de sécession. En dépit de sa formation d’avocat, Abraham Lincoln fit peu de cas de la constitution quand les circonstances l’exigeaient. La guerre finie, l’état fédéral entama une politique colonialiste qui répondait à une double nécessité née de l’industrialisation : l’accès aux ressources naturelles et à de nouveaux marchés. La politique étrangère devint impérialiste après la Seconde Guerre mondiale, puis hégémonique après l’effondrement de l’Union soviétique. Les politiques coloniale et impériale brisèrent l’équilibre entre les états fédérés et le gouvernement fédéral. La politique hégémonique brisa celui existant entre les trois branches au profit de l’exécutif. La démocratie américaine s’est ainsi affaiblie dans une lutte inégale entre l’élite et le peuple pour le contrôle du pouvoir et la distribution des richesses.
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Depuis les trois dernières années, Moscou affirme qu’elle est confrontée à une menace existentielle du fait de la guerre par procuration menée par les États-Unis en Ukraine. Mais au cours des six dernières semaines, cette perception de la menace s’est largement dissipée. Le président américain Donald Trump a fait une tentative héroïque pour changer l’image de son pays en un porte-manteau d’« amis » et d’« ennemis » dans lequel Moscou peut devenir une amie malgré l’accumulation d’une aversion ou d’une suspicion fondamentale.
À l’approche des élections présidentielles de 2024 aux États-Unis, l’administration Biden, en collusion avec ses partenaires britanniques, européens et ukrainiens, a élaboré un plan visant à « 
