Par Moon of Alabama – Le 20 juin 2026
Mon dernier article sur la guerre contre l’Iran se terminait ainsi :
Trump sera poussé par les deux partis au Congrès pour annuler l’accord. Ses détracteurs ne parviennent cependant pas à proposer de meilleures alternatives. Les réserves stratégiques de pétrole sont à sec, les pétroliers sont toujours bloqués à Hormuz et, même si les choses se passent bien, il faudra de nombreux mois pour que les prix du pétrole reviennent à des niveaux plus normaux. (Les choses seraient d’ailleurs bien pires si la Chine n’avait pas rapidement réduit ses importations de pétrole.)
Le manque persistant de pétrole sur le marché donne à l’Iran un énorme avantage dans les négociations à venir.
Trump a depuis reconnu que la situation économique était au bord de la catastrophe. Il est urgent pour lui de ne pas laisser la crise se produire pendant sa présidence :
J’ai besoin d’un avocat spécialisé en dommages corporels. Je vais poursuivre Donald Trump pour avoir subi un coup du lapin. À 9 heures du matin, Donald Trump a redoublé sa menace de la nuit précédente en prétendant « bombarder l’Iran jusqu’à ce qu’il devienne de la bouillie » et promis de lancer une nouvelle série d’attaques plus importantes et plus dures contre l’Iran. Puis, à 13h33, il a freiné des deux pieds, ce qui m’a projeté la tête en avant contre mon clavier, et a annoncé qu’il n’y aurait pas de violence car un accord est à portée de main. Aïe!! Mon cou est douloureux. C’est la 39e fois au cours des trois derniers mois que Trump annonce le succès imminent des négociations avec l’Iran pour aboutir à une autre promesse non tenue.
La guerre entre les États-Unis et l’Iran a dépassé sa phase initiale pour atteindre la prochaine, pour laquelle l’Iran met toutes les chances de son côté, la prochaine phase étant un retour à la guerre chaude. Probablement une guerre en épisodes limités, mais possédant néanmoins un potentiel d’élargissement régional, si les États-Unis (et Israël) choisissent d’intensifier fortement les choses.
