Dmitry Orlov: Les US échoueront même à échouer

Dmitry Orlov
Dmitry Orlov

Par Dmitry Orlov – Le 4 mars 2015 – Source ClubOrlov

«En regardant ce vaste paysage d'échecs, il y a deux façons de l'interpréter. La première est que l'administration des États-Unis est la plus incompétente que l'on puisse imaginer, et ne peut jamais obtenir quoi que ce soit de correct. Mais une autre façon est qu'ils ne réussissent pas pour une raison très différente: ils ne réussissent pas parce que les résultats ne comptent pas... Mais si, de fait, les échecs ne sont pas un problème du tout, et si à la place il y avait une sorte de pression à l'échec, nous verrions alors exactement ce que nous ne voyons.»

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Le fabuleux trésor de la monarchie britannique

Le 27 février 2007 – Source Who Owns the World

La Reine Elizabeth est le plus grand propriétaire Foncier de la planète
La reine d’Angleterre Elizabeth II

La Reine Elizabeth II, chef d’État du Royaume-Uni et de 31 autres États et territoires, est la propriétaire légale de près de 3 300 millions d’hectares de terre, un sixième de la surface des océans.

Elle est la seule personne sur terre à posséder des pays entiers qui ne font pas partie de son propre territoire national. Cette particularité est indépendante de son rôle de chef d’État et différente des autres monarchies qui n’ont pas ces prétentions – la Norvège, la Belgique, le Danemark, etc.

La valeur de ses propriétés terriennes est estimée approximativement à 17.6 milliards de livres

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La débâcle de la dette de l’Ukraine

Le 27 février 2015 – Source Bloomberg

Ce sera difficile de reconstruire. PHOTO: GENYA SAVILOV/AFP/GETTY IMAGES

Alors même que son conflit avec les sécessionnistes soutenus par la Russie ne fait qu’empirer, le gouvernement ukrainien est confronté à une menace croissante sur le front économique: le fardeau de la dette souveraine est en train de devenir rapidement insupportable.

L’insurrection dans l’est a miné les finances du gouvernement ukrainien de deux façons, en plus des coûts directs liés à la guerre. Tout d’abord, en paralysant les régions industrielles qui représentaient 20% de la production du pays, elle a précipité ce dernier dans une profonde récession. Ensuite, le déclenchement de la fuite des capitaux provoquant logiquement la chute de la valeur de la devise ukrainienne, la hryvnia, a fini d’épuiser les finances d’un gouvernement dont la plus grande partie des dettes est libellée en dollars, gonflant les dettes [du fait de la chute de la hryvnia] à une valeur beaucoup plus importante en monnaie locale.

Voici un graphique montrant la charge des dettes du gouvernement ukrainien en obligations et en encours de prêts, représentée en pourcentage par rapport au produit intérieur brut, avec les dernières données ajustées au taux de change de la hryvnia le 26 février 2015 :

debt

Comme le montre le graphique, la dette du gouvernement ukrainien dépasse 100% du produit intérieur brut. C’est une hausse de près de 40% depuis le début de 2014, lorsque la Russie a procédé à l’annexion [référendaire, NdT] de la Crimée. C’est bien au-dessus de la barre des 70% que le Fond Monétaire International considère habituellement comme la limite du risque d’insolvabilité pour un pays émergent. Même si le gouvernement a finalement réussi à stabiliser son économie et ses coûts d’emprunt, il aura probablement des difficultés à réaliser indéfiniment un excédent budgétaire (hors service de la dette) d’environ 4% du PIB – un exploit sans précédent pour n’importe quel pays – juste pour empêcher le fardeau de cette dette d’empirer. [effet boule de neige, NdT]

Pour aggraver les choses, une très grande partie de la dette de l’Ukraine vient à échéance au cours des prochaines années. Le total des intérêts et des remboursements du capital jusqu’en 2017 devrait ajouter jusqu’à 27 milliards de dollars de dettes, éclipsant les 5 milliards de dollars en réserves de devises étrangères et même les 17,5 milliards de dollars que le FMI envisage de prêter au gouvernement. Voici la répartition du capital dû par année:

debt due

L’Ukraine envisage de demander un allègement à ses créanciers. La Russie, à qui l’Ukraine doit 3 milliards de dollars en décembre, pourrait refuser, laissant les pertes, pour l’essentiel, à la charge des détenteurs privés d’obligations, parmi lesquels le plus important est le gestionnaire d’actifs états-unien Franklin Templeton. Le Ministre des Finances du pays a récemment déclaré que le gouvernement devrait trouver plus de 15 milliards de dollars de concessions, un montant qui, selon les analystes de Goldman Sachs, pourrait réduire la valeur des obligations ukrainiennes de presque 50%. À en juger par la rapidité avec laquelle les finances du gouvernement sont en voie de détérioration, ce n’est peut-être que le début.

Traduit par Toma, relu par jj pour le Saker Francophone

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M. Khazin, économiste russe:
Remarques pertinentes sur la situation grecque

Par Mikhail Khazin- Le 27 février 2015 – Source vineyardsaker

Un bref aperçu de la situation post-électorale en Grèce


Il y a un nouveau gouvernement en Grèce. Un gouvernement de gauche qui a une relation plutôt compliquée avec le droit sacré de la propriété privée, en particulier quand il s’ agit de la dette souveraine grecque. En d’autres termes, il se dirige vers le déclenchement d’une grosse crise de la dette dans l’UE (et peut-être avec un impact sur le monde entier). Mais, comme on nous l’a enseigné en 2008, une crise n’apporte pas seulement des problèmes, elle procure aussi de nouvelles opportunités. C’est pourquoi il est important d’avoir une compréhension en profondeur de la politique grecque, en particulier pour être en mesure de reconnaître qui bénéficiera de ces nouvelles opportunités. Pour pouvoir analyser la situation correctement, il est nécessaire d’expliquer un point très important, crucial même pour comprendre les événements qui se déroulent aujourd’hui dans l’UE.

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Remarques pertinentes sur la situation grecque

La Grèce et Syriza
Un autre son de cloche

Le 26 février 2015 – Source Internetz Zeitung

Le gouvernement grec demande de nouveau une réduction de la dette et refuse catégoriquement les privatisations

Yanis Varoufakis, le ministre des Finances grec.

Le ministre grec des Finances remet la réduction de la dette à l’ordre du jour.

Un jour seulement après le compromis obtenu dans la saga de la dette grecque, le ministre des Finances d’Athènes avertit qu’il y aura des difficultés de paiement et remet même sur la table une réduction de la dette.

Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, est hors de lui.

«Le remboursement des acomptes au FMI maintenant et à la BCE en juillet vont sûrement nous mettre en difficulté», a déclaré le ministre des Finances Yanis Varoufakis à la station de radio Alpha.

«Je parle d’une renégociation qui fasse significativement baisser la charge de notre dette», dit-il. C’est un critère pour que le pays puisse revenir un jour sur le marché des capitaux. Il faudrait plus d’investissements et un paiement des intérêts ajusté à l’excédent budgétaire.

Un porte-parole du ministère allemand des Finances a répondu qu’il était déplacé et irréalisable que l’Allemagne remette de nouveau sur la table la question d’une réduction de la dette grecque. Cela va à l’encontre des assurances données par le gouvernement grec.

La Grèce a de nouveau fait clairement savoir qu’il n’est pas seulement probable, mais tout à fait certain, que les privatisations motivées par des positions néolibérales et la vente à bas prix des bijoux de famille du pays seront stoppées.

Le ministe grec de l’Energie Panagiotis Lafazanis avait déjà annoncé l’arrêt des privatisations en cours dans le secteur de l’électricité. Cela concerne un producteur d’électricité et un gestionnaire de réseaux. Les intéressés n’avaient pas pris d’engagements contraignants, a expliqué Lafazanis au journal Ethnos, donc l’affaire n’a pas abouti. Le gouvernement grec avait en fait engagé les bailleurs de fonds à renoncer à tous les projets de vente. «Notre position est très claire. La vente à bas prix des nos bijoux de famille et à des conditions qui ne contribuent pas au développement de notre économie est terminée

Si la Grèce ne respecte pas pleinement ses engagements liés au programme d’aide en cours, elle ne recevra pas d’autre aide, a averti Schäuble.

Les ministres des finances de l’euro-zone avaient approuvé dimanche une prolongation de quatre mois du programme d’aide à la Grèce, jusqu’à fin juin. En contrepartie, le gouvernement d’Athènes avait promis des réformes.

Traduit par Diane, relu par jj pour le Saker Francophone

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L’Ukraine entre en hyperinflation

« bientôt nous nous promènerons avec des valises de billets »
Ukraine  - usa
Le vice-président US, Joe Biden et le premier ministre ukrainien Yatseniuk

 

Le mardi 24 février nous avions résumé la situation économique, politique et sociale en Ukraine comme suit :

« Un an après le coup d’état, l’ancien premier ministre ukrainien Serguey Arbuzov a déclaré à l’agence Tass, faisant écho à un mécontentement populaire croissant: «Un nouveau coup d’état ne peut pas être exclu en Ukraine». Alors que le cessez-le-feu de Minsk est déjà parti en lambeaux dans le vent de Debalstevo, la nation est en ruine: une nouvelle crise du gaz se profile alors que Gazprom menace de stopper à nouveau les livraisons en raison de retards de paiement, le contrôle des capitaux a été resserré alors que le prêt du FMI de 17,5 milliards de dollars sera insuffisant pour financer le budget, le gouverneur de la banque centrale fait face à des poursuites judiciaires alors que l’économie continue de s’effondrer. Tous ces facteurs ont entraîné une fuite massive des capitaux et la Hryvnia s’est crashée à 33 dollars US, un record (elle a perdu 70% de sa valeur). »

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L’assassinat de la Grèce

 

James Petras

Par James Petra – Le 23 février 2015 – Source voltaire.net

James Petras a été directeur du Centre d’études européennes à Athènes (1981-1984) et conseiller du Premier ministre Andreas Papandreou (1981-1984). Il analyse la crise grecque et ses enjeux par rapport à l’Union européenne.

Yánis Varoufákis and Aléxis Tsípras

Le gouvernement grec est actuellement pris dans un combat pour la vie ou la mort avec l’élite de l’Union européenne qui domine les banques et les centres de décision. L’enjeu, ce sont les moyens de subsistance de onze millions de Grecs, ouvriers, employés et petits entrepreneurs, et la viabilité de l’Union européenne. Si le gouvernement de Syriza capitule devant les demandes des banquiers européens et accepte de poursuivre les programmes d’austérité, la Grèce sera condamnée à des décennies de régression, à la misère et à la domination coloniale. Si la Grèce décide de résister et se trouve contrainte de sortir de l’Union européenne, il lui faudra répudier 270 milliards d’euros de dettes étrangères, envoyant les marchés financiers internationaux au crash et provoquant l’effondrement de l’UE.

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Les palaces pour les chiens de Wall Street et les niches à 35 euros pour les SDF américains

Le 21 février 2015 – Source Russia Today

La créativité du capitalisme dans ses oeuvres
Image de seenimages.com/homelesshomesproject

Un artiste d’Oakland (Californie) combat la détresse des sans-abris de façon ingénieuse. Il construit des petites maisons avec des matériaux de récupération qu’il trouve dans la rue, chaque maison coûte environ trente cinq euros.

Les minuscules maisons sont faites de palettes, planches de lit, lave-linges et autres objets bizarres qui attirent l’attention de Greg Kloehn. M. Kloehn avait constaté les SDF construisaient des abris avec qu’ils trouvaient dans la rue, et il voulait faire une maison comme ça.

Il plaisante en disant qu’il construit des logements illégaux à partir d’ordures illégales. Le coût d’une maison est de 30 à 35 euros, explique Kloehn à Russia Today.

Image de seenimages.com/homelesshomesproject

«Le seul coût, ce sont les roues: j’achète de grandes roulettes pour que les maisons soient mobiles, puis les clous, les vis et des pinceaux. Mais tout le reste est gratuit», précise-t-il.

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Zakharchenko:
L’Ukraine se prépare pour réattaquer fin mars

Le 23 février 2015 – Source Fort Russ

Zakharschenko, chef de la République Populaire de Donetsk

Selon le chef de la République Populaire de Donetsk, l’Ukraine pourrait reprendre les combats à la fin du mois de mars.

Le chef de la République Populaire autoproclamée de Donetsk, Alexandre Zakhartchenko, a annoncé que l’Ukraine amenait de l’équipement lourd dans la zone de conflit et, à son avis, le pays pourrait bien reprendre les opérations de combat fin mars ou début avril.

« Nous, nous commençons à retirer l’équipement lourd, tandis que l’Ukraine en amène de Kharkov et de Dnepropetrovsk. On dirait bien qu’il va y avoir une provocation. L’Ukraine va recommencer la guerre fin mars ou début avril. L’Ukraine a besoin de la guerre« , a déclaré Zakharchenko lundi lors d’un briefing.

Commentaire de J. Hawk (traducteur du russe à l’anglais)

Oui, c’est vrai, mais beaucoup de choses ne dépendent pas seulement du désir de l’Ukraine de se battre; il faut aussi que les puissances occidentales (en particulier les Européens) acceptent qu’un nouveau round de combats soit déclenché en Ukraine.

Cependant, compte tenu de l’état de l’économie ukrainienne et de la nécessité de garder le soutien des nationalistes qui constituent le principal pilier de la junte, ils ont tout intérêt à risquer une autre escalade. Qui sait, peut-être que l’Ouest se décidera enfin à arroser l’Ukraine d’argent et de toutes sortes d’aides sans tenir compte des impératifs du FMI? Parce que, à mon avis, on voit se répéter le même schéma dans la manière dont est mené le conflit ukrainien: Kiev a tendance à intensifier le confit quand il vient de recevoir de l’aide financière étrangère, et à rechercher la paix quand il a besoin d’une nouvelle tranche d’aide. Nous allons voir si le jeu continue quand le FMI aura versé sa prochaine tranche.

Traduction de l’anglais par Dominique, relu par jj pour le Saker Francophone

 

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Méchant Assad, méchant Kadhafi et maintenant méchant Poutine: Comment l’Ouest vend ses guerres (et commet ses massacres)

Par Ghada Chehade – Le 21 février 2015 – Source Russia Insider

Politiques de distraction et variables économiques en Ukraine
Parallèle avec la Syrie, la Libye et l’Irak.

L’ennemi N°1

Alors que le conflit en Ukraine persiste et que les pourparlers de paix entre Poutine et les dirigeants d’Europe occidentale (Merkel et Hollande) continuent, il est important de s’intéresser aux acteurs et aux intérêts économiques qui bénéficient du conflit et du changement de régime en Ukraine, et de faire la comparaison avec la situation de pays comme la Syrie, la Libye et l’Irak.

Il y a des aspects de ces conflits, et des intérêts qui les sous-tendent, qui échappent au public parce que les médias subventionnés occidentaux les passent sous silence et que les gens, submergés par les difficultés humaines et politiques, ne pensent pas à les rechercher. Par exemple, les médias subventionnés passent tout leur temps à diaboliser un ennemi après l’autre, que ce soit Poutine du fait de la situation en Ukraine, Assad en Syrie, Kadhafi en Libye ou Saddam Hussein en Irak, etc., au lieu d’enquêter sur la manière dont des acteurs externes exploitent ou renforcent ces conflits et ces situations pour en tirer des profits politico-économiques, comme l’accès au pétrole, l’obtention de prêts du FMI aux conditions d‘octroi destructrices ou l’interruption de politiques nationales qui nuisent aux intérêts économiques et à l’influence de puissances étrangères.

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