Par Leonid Savin − Le 18 novembre 2022 − Source Oriental Review

Les actions actuelles des FAU en direction de Kherson et le retrait forcé de l’armée russe [le 9 octobre dernier, NdT] ont inspiré un optimisme malsain à la fois à la junte de Kiev et à ses mécènes occidentaux. Il est largement admis, avec des références à divers responsables politiques et militaires occidentaux, que Kherson n’est pas un centre stratégiquement important à partir duquel il est possible de contrôler la Crimée (et de la frapper), mais un important stimulant psychologique et moral pour les Ukrainiens. Une nouvelle avancée permettra aux Ukrainiens de prendre le contrôle du canal de Crimée du Nord, c’est-à-dire de couper l’approvisionnement en eau de la Crimée. Et, en outre, Kiev renforcera sa position pour les négociations avec la Russie. Si les questions de réparations ont déjà commencé à être soulevées, les nouveaux succès peuvent encourager Zelensky à imposer les conditions les plus invraisemblables.

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La « carte » mondiale s’éloigne de plus en plus du « centre » paralysé de Washington, mais pour aller vers quoi ? Le mythe selon lequel la Chine, la Russie ou le monde non occidental peuvent être entièrement assimilés à un modèle occidental de société politique (comme pour l’Afghanistan) est révolu. Alors vers quoi nous dirigeons-nous ?
Une statue en bronze, haute de trois mètres, à l’effigie de Fidel Castro a été inaugurée mardi dans le Square Fidel Castro du district de Sokol de Moscou, par le président russe Vladimir Poutine et le président cubain Miguel Diaz-Canel, en mémoire du dirigeant historique de la révolution cubaine.
La question semble simple, mais elle est en réalité immensément complexe. Je vais essayer d’exposer quelques-uns des problèmes, des hypothèses et des implications que cette question implique.
Il y a quelques jours, une attaque terroriste a eu lieu dans le centre d’Istanbul, en Turquie. Les détails ne sont pas importants et je ne vous en parlerais de toute façon pas car je ne suis pas une pute médiatique qui donne du pouvoir aux terroristes en leur faisant de la publicité gratuite. Ce qui est important, c’est la réaction officielle de la Turquie aux condoléances officielles américaines qui ont été offertes après les faits : la Turquie a refusé de les accepter. Le chef du ministère turc des affaires étrangères, Süleyman Soylu, l’a exprimé sans ambages : « Nous n’acceptons pas les condoléances de l’ambassade américaine ».
Tout au long de cette année, je me suis beaucoup intéressé à notre conflit contre la Russie en Ukraine, et j’ai également commencé par ailleurs à suivre les déclarations publiques formulées par le professeur Jeffrey Sachs, de l’Université de Columbia, mais jusqu’à la semaine dernière, j’avais manqué son interview de la fin du mois d’août sur ce sujet précis. Bien que son apparition dans l’émission Democracy Now! d’Amy Goodman ait accumulé plus de deux millions de vues, j’étais passé à côté.