Par Dmitry Orlov – Le 2 Décembre 2022 – Source The Saker’s Blog

Êtes-vous satisfait de la façon dont se déroule la guerre dans l’ancienne Ukraine ? La plupart des gens ne le sont pas, pour une raison ou une autre. Certains détestent le fait qu’il y ait une guerre, tandis que d’autres l’aiment mais détestent le fait qu’elle n’ait pas encore été gagnée, par l’un ou l’autre camp. On trouve des quantités abondantes de ces deux types de haine de part et d’autre du nouveau rideau de fer qui se construit à la hâte à travers l’Eurasie entre l’Ouest collectif et l’Est collectif. Cela semble raisonnable ; après tout, détester la guerre est une procédure standard pour la plupart des gens (la guerre, c’est l’enfer, ne le savez-vous pas !) et, par extension, une petite guerre est préférable à une grande et une guerre courte est préférable à une longue. De plus, un tel raisonnement est banal, commun, d’une platitude, insipide, prévisible, sans imagination et… bromidique (selon le Thesaurus anglais).
Une statue en bronze, haute de trois mètres, à l’effigie de Fidel Castro a été inaugurée mardi dans le Square Fidel Castro du district de Sokol de Moscou, par le président russe Vladimir Poutine et le président cubain Miguel Diaz-Canel, en mémoire du dirigeant historique de la révolution cubaine.
La question semble simple, mais elle est en réalité immensément complexe. Je vais essayer d’exposer quelques-uns des problèmes, des hypothèses et des implications que cette question implique.
Il y a quelques jours, une attaque terroriste a eu lieu dans le centre d’Istanbul, en Turquie. Les détails ne sont pas importants et je ne vous en parlerais de toute façon pas car je ne suis pas une pute médiatique qui donne du pouvoir aux terroristes en leur faisant de la publicité gratuite. Ce qui est important, c’est la réaction officielle de la Turquie aux condoléances officielles américaines qui ont été offertes après les faits : la Turquie a refusé de les accepter. Le chef du ministère turc des affaires étrangères, Süleyman Soylu, l’a exprimé sans ambages : « Nous n’acceptons pas les condoléances de l’ambassade américaine ».
Tout au long de cette année, je me suis beaucoup intéressé à notre conflit contre la Russie en Ukraine, et j’ai également commencé par ailleurs à suivre les déclarations publiques formulées par le professeur Jeffrey Sachs, de l’Université de Columbia, mais jusqu’à la semaine dernière, j’avais manqué son interview de la fin du mois d’août sur ce sujet précis. Bien que son apparition dans l’émission Democracy Now! d’Amy Goodman ait accumulé plus de deux millions de vues, j’étais passé à côté.
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On dit qu’il faut parler des morts en bien ou ne rien dire du tout ; et bien que je serais heureux d’envoyer « Gorby » dans l’oubli instantané, mes lecteurs m’ont demandé mon avis, alors je vais m’acquitter d’une brève nécrologie. Il y a peut-être une valeur résiduelle à extraire du vieux mème fatigué de « Gorby ». Comme je le soutiendrai ici, il n’est pas tant une personne qu’une unité pratique de dysfonctionnement organisationnel au sein d’un empire qui s’effondre.