Par James Howard Kunstler – Le 11 mars 2019 – Source kunstler.com
Tout comme on s’attend à ce que les présidents agissent en tant que présidents, on s’attend à ce que les présidents de la Réserve fédérale agissent en tant qu’êtres presque surnaturels qui émergent de temps en temps d’une caverne de secrets mathématiques pour offrir des énoncés énigmatiques rassurants sur les mystères de l’économie. Et Jérôme Powell n’a pas dérogé à la règle dimanche soir lors de l’émission 60 Minutes de CBS, comme un totem Indien à une foire aux antiquités, si bien sculpté et orné de couleurs vives qu’on pourrait presque l’imaginer en train de dire quelque chose.


Je suppose que M. Trump fait miroiter l’avenir de la Corée du Nord comme une salle d’exposition pour les voitures Buick, et que le mystérieux Kim Jong Un a détecté une sorte de piège. Un correspondant qui a accès à des informations militaires écrit : « L’observation d’Eric Hoffer selon laquelle les gens ne se révoltent que lorsque les choses s’améliorent, semble s’appliquer à la RPDC. Je ne peux que supposer que Kim et sa cabale en Corée du Nord le savent ou le comprennent instinctivement. En bref, à mon avis, il ne peut pas se permettre de laisser les choses aller vraiment mieux pour les Nord-Coréens. Donc, je pense que la carotte de Trump promettant de grands succès économiques pour le peuple de la RPDC fait probablement peur à Kim. »


Quelque part entre les Rrrron Rrrrooon enfiévrés du « Rêve américain » et le choc aveuglant du « réveil », il est reconnu que beaucoup de choses dans la vie contemporaine ne fonctionnent pas et ne peuvent pas continuer. Au fond de ce mécontentement se trouve la notion erronée selon laquelle le développement de la modernité peut être arrêté ou atténué par des ceci-cela « intelligents » et « verts ».
