Par Moon of Alabama − Le 8 avril 2024
Plusieurs incidents récents ont accru la pression exercée sur Israël pour qu’il mette fin à sa guerre contre Gaza.
Des signes sérieux indiquent que le gouvernement israélien, sous la pression des États-Unis, s’oriente désormais vers un état de cessez-le-feu intermédiaire dont toutes les parties pourraient s’accommoder – du moins pendant un certain temps. Cette décision a toutefois divisé le gouvernement Netanyahou et pourrait bien mettre fin à la coalition qui le soutient.
Après six mois d’opérations à Gaza, le gouvernement israélien n’a atteint aucun des objectifs annoncés. Le Hamas n’est pas vaincu et les otages n’ont pas été libérés. Il n’existe aucun plan viable pour déterminer qui, si ce n’est le Hamas, dirigera à l’avenir la bande de Gaza.


Les dirigeants occidentaux vivent deux événements stupéfiants : la défaite en Ukraine et le génocide en Palestine. Le premier est humiliant, l’autre honteux. Pourtant, ils ne ressentent ni humiliation ni honte. Leurs actions montrent clairement que ces sentiments leur sont étrangers et qu’ils sont incapables de franchir les barrières bien ancrées du dogme, de l’arrogance et des insécurités profondément ancrées. Ces dernières sont à la fois personnelles et politiques. C’est là que réside l’énigme. En effet, l’Occident s’est engagé sur la voie du suicide collectif. Suicide moral à Gaza ; suicide diplomatique – les fondations posées en Europe, au Moyen-Orient et dans toute l’Eurasie ; suicide économique – le système financier mondial basé sur le dollar est en péril, l’Europe se désindustrialise. Le tableau n’est pas beau à voir. Il est étonnant de constater que cette autodestruction se produit en l’absence de tout traumatisme majeur – externe ou interne. C’est là que réside une autre énigme connexe.