Par Alexander Mercouris – Le 3 janvier 2015 – Source Russia Insider
La fourniture d’armes par les Occidentaux ne peut changer une situation causée par un commandement médiocre et l’absence d’unité politique.
Une des choses que j’ai apprises lors des combats l’été dernier est que pour bien évaluer une bataille, il est important de ne pas perdre de vue la forêt à cause des arbres.

Un soldat ukrainien qu’on a oublié d’enterrer, l’été dernier.
L’été dernier, beaucoup d’énergie a été perdue en discussions pour savoir si tel ou tel village ou hameau avait été pris par l’armée ukrainienne ou par la milice rebelle, quelle en était la signification en termes stratégiques et ce que cela laissait présager quant à qui allait gagner ou perdre la guerre. En réalité, il est devenu évident, en examinant la carte des opérations pour la période comprise entre la première semaine de juillet à la seconde moitié d’août, que la ligne de front est restée essentiellement stable.


Mykola Azarov, Premier Ministre d’Ukraine du 11 mars 2010 au 28 janvier 2014, a annoncé dans une conférence de presse à l’occasion de la sortie de son livre l’Ukraine à la croisée des chemins, ce mercredi, que les représentants de l’UE avaient fait comprendre durant les négociations avec la partie ukrainienne que «si vous ne signez pas, un autre gouvernement le fera». L’ancien politicien a comparé la destitution forcée de Viktor Ianoukovitch en février 2014 à la chute du président libyen Mouammar Kadhafi en 2011. Il a qualifié la démarche de déstabilisation en Ukraine de modèle libyen. Il a continué en disant que «Ianoukovitch devait être mis à mort comme précédemment Kadhafi».



