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La présidente argentine Cristina de Kirchner
L’Histoire se répète d’étrange manière. L’Argentine est passée par un processus semblable aux années post-1999, après que Boris Eltsine a démissionné et que Vladimir Poutine a pris sa place au Kremlin en tant que président de la Fédération de Russie. Tandis qu’il luttait pour se libérer du joug de l’étranger, le gouvernement fédéral argentin a consolidé son pouvoir économique et politique.
Diverses fractions de l’ancien régime et des oligarques collaborant avec les États-Unis se sont toutefois opposés au nouveau pouvoir à Buenos Aires. Ces forces ont combattu de grands projets nationaux, la renationalisation de grandes compagnies et le renforcement de l’Exécutif du gouvernement. A cet égard, les confrontations de la présidente de l’Argentine, Cristina Fernández de Kirchner, avec ses opposants sont similaires à celles qui ont opposé Vladimir Poutine aux oligarques et aux politiciens russes qui voulaient subordonner la Russie à Wall Street et à Washington, ainsi qu’au capitalisme et aux centres financiers ouest-européens.




Au cours de l’année 2014, les prix payés pour le pétrole brut se sont écroulés, passant de 125$ le baril a environ 45$ maintenant, et peuvent encore facilement chuter avant de remonter encore plus haut puis s’écrouler de nouveau avant de repartir en flèche. Vous voyez ou je veux en venir? A la fin, les larges dents de scie du marché du pétrole et les encore plus larges dents de scie des marchés financiers, des monnaies engendrant les faillites en chaîne des compagnies énergétiques, puis des entités les ayant financées, puis la faillite des pays ayant soutenu ces sociétés financières entraineront en bout de course l’écroulement des économies basées sur l’industrie. Et sans une économie industrielle fonctionnelle le pétrole brut sera considéré comme un déchet toxique. Mais cela n’arrivera pas avant deux ou trois décades.