Satanés e-mails !


Par James Howard Kunstler – Le 4 juillet 2016 – Source kunstler.com

Le puissant Shakespeare dans ses pires sueurs nocturnes n’aurait jamais pu évoquer tous les angles vifs et les coins sombres de la famille Clinton, mais nous pouvons essayer de reconstituer la scène de la semaine dernière, dans l’avion de Loretta Lynch sur le tarmac de l’aéroport de Phoenix. Bill Clinton, l’ancien président, s’est invité à bord :

Loretta: – Putain, qu’est ce que tu fais ici ?

Bill: – Je venais vous raconter ce que Charlotte a fait la semaine dernière.

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Mort aux zombies


Par James Howard Kunstler − Le 27 juin 2016 − Source kunstler.com

Dépense, Dépense, Dépense !
Nuit des Dettes vivantes

Attendez une minute. Ils sont déjà morts. Le Brexit révèle simplement que tous les cerveaux n’ont pas encore été mangés. Une contagion virale menace maintenant les institutions zombifiées de la vie quotidienne, en particulier les rouages de la politique et de la finance. Tout comme les zombies existent seulement dans l’imaginaire collectif, de même ces deux activités principales de la société opèrent principalement sur la confiance, un produit éphémère de l’esprit collectif.

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Désespéré et disparate


Par James Howard Kunstler – Le 13 juin 2016 – Source kunstler.com

Comme je quittais Detroit très tôt dimanche matin pour attraper un avion, j’ai appris cette histoire de tuerie dans une boîte de nuit d’Orlando, mais les premiers rapports ne donnaient pas de détail sur tous les décès. Ce n’est qu’après avoir atterri que j’ai appris les nouvelles choquantes au sujet des 50 morts et autant de blessés par les écrans de télévision de l’aéroport.
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Aux limites


Par James Howard Kunstler – Le 16 mai 2016 – Source kunstler.com

Si le ministère de la Justice d’Obama était vraiment honnête au sujet de ses orientations en matière de toilettes transgenres, il aurait indiqué clairement l’obligation de fournir une nouvelle, et distincte, troisième catégorie de toilettes ou des vestiaires pour les personnes qui s’identifient comme transgenre. Cela aurait donné à ces personnes un endroit sûr, privé, pour leurs besoins biologique sans que les deux autres catégories de personnes, hommes et femmes, soient mal à l’aise.
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Trumptopia


Par James Howard Kunstler – Le 9 mai 2016 – Source kunstler.com

Léviathan

Pendant des années, il était facile de voir les nuages noirs politiques s’amonceler sur l’Europe, avec ses coalitions hargneuses et ses vieilles rengaines sur les conflits. Le père de Marine Le Pen, le sévère et vieux Jean-Marie, était sur la scène en France, des décennies avant que Donald Trump n’ait commencé son ascension vers la gloire en surfant sur les nuages nocifs de la culture merdique de l’Amérique, assisté par des hôtes célestes comme les anges Kardashian et le chérubin booboo.

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Virez moi ces clowns


Par James Howard Kunstler – Le 2 mai 2016 – kunstler.com

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Dans cette décennie de danger maximal, un Dieu farceur nous a donné deux candidats totalement détestés pour diriger une nation défaillante alors que les événements avancent, poussés par toutes sortes de récits pétillants. Par exemple : l’idée que des initiés républicains peuvent bloquer le chemin de Trump vers la nomination. Ces initiés sont peut-être des fantômes après tout. Par exemple, les répugnants frères Koch [milliardaires finançant les campagnes électorales, NdT] ont déjà basculé du côté d’Hillary. Trump ne ratera pas leurs contributions à sa campagne pour une minute à New York (alors qu’Hillary pourrait trouver un moyen de bourrer d’argent quelques coffres-fort de la Fondation Clinton dans les Îles Caïmans).
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Épouvantable accalmie


Par James Howard Kunstler – Le 25 avril 2016 – Source kunstler.com

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Le printemps se déploie enfin dans toute sa beauté, et Hillary peut se rendormir comme la matriarche des crapauds, la voie vers son trône maudit dégagée après avoir avalé Sanders, le roi-souris. (Elle oublie qu’il y a des millions de souris sous le chaume, y compris de nouveaux rois-souris en attente.) Et Trump, avec son sourire de grenouille-taureau jette maintenant son regard maléfique sur les deux moucherons restants encerclant son nénuphar. Oui, quelle semaine magique quand le monde explose de couleurs et de fleurs, la vie de notre nation semble être celle d’un conte de fées.

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La comète de l’éléphant


James Howard Kunstler

James Howard Kunstler

Par James Howard Kunstler – Le 18 avril 2016 – kunstler.com

L’éléphant n’est même pas dans la pièce, ce qui explique pourquoi la campagne électorale 2016 est un soap opéra. L’éléphant qui n’est pas là, se nomme discontinuité. Voilà peut-être un mot intimidant, mais c’est exactement ce qui se passe aux États-Unis.

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Cela signifie que beaucoup de choses familières arrivent à leur fin, s’arrêtent, ne fonctionnent plus de la façon dont elles sont censées le faire – en commençant manifestement par le processus électif en cours, dans toute sa bizarrerie sans précédent.
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Le mystère révélé


Par James Howard Kunstler – Le 11 avril 2016 – Source kunstler.com

Le mystère est enfin révélé: pourquoi l’ensemble des candidats pour le poste de président se trouve-t-il à un niveau si uniformément bas côté confiance, crédibilité, antipathie? Pourquoi n’y a-t-il pas de candidats avec une véritable substance, des principes, et surtout du charme dans cet écheveau de basilics politiques? (Certes, il y a beaucoup de gens avec un fond et des principes ailleurs en Amérique – ils n’osent pas chercher le travail de responsable symbolique de ce bordel fait de rackets chancelants.) La raison en est que les problèmes sont insolubles, au moins pas dans les conditions acceptables de l’air du temps, à savoir le désir secret de garder tous ces rackets à tout prix.

C’est vrai, d’ailleurs, de toutes les parties concernées, des 0,001% de cette classe de milliardaires arnaqueurs, aux étudiants de deuxième année illusionnés et pleurant pour obtenir des «espaces sécurisés comme des utérus» dans leurs maisons étudiantes, aux multitudes banlieusardes accros au porno-sport, coincées avec un prêt impossible à rembourser, une voiture et des dettes dues à leurs études supérieures (et tout à coup, sans emploi rémunéré) et enfin aux bandes d’illusionnés des Black_Lives_Matter, qui n’ont pas remarqué que la vie des Noirs importe encore moins aux Noirs s’entretuant pour des baskets et des affronts personnels. Aucun de ces groupes ne veut vraiment changer quoi que ce soit. Ils veulent en fait préserver leurs prérogatives.

Les intérêts du 0,001% sont évidents: maintenir les flux de richesse théorique non gagnées et leurs rentes aussi longtemps que possible et les convertir aussi vite que possible dans des biens durables (îles des Caraïbes, paysages de Cézanne, lingots d’or), qui théoriquement les isoleraient de la colère de l’Histoire lorsque le centre ne tiendra plus. Les pauvres (et toujours plus pauvres) serfs de la dette, la classe moyenne d’autrefois habitant en banlieue, avec toutes les difficultés qu’ils traversent, ne peuvent pas imaginer vivre d’une autre manière, en mettant moins leur capital érodé dans la matrice du tout voiture dans la joie. Les étudiants maoïstes, guerriers  de la justice sociale, apprécient la puissance surprenante et les sensations fortes de la coercition, d’autant plus qu’elle est dirigée contre leurs professeurs minaudant et leurs présidents de collèges rampant et soucieux de maintenir l’illusion que quelque chose comme l’apprentissage se passe dans les opérations de blanchiment d’argent que sont les études supérieures. La foule des Black_Lives_Matter veut seulement être excusée de son non-respect des normes de bonne conduite et de ses intimidations des autres groupes ethniques de l’Amérique comme tribut matériel et politique.

Il doit être évident que le prochain occupant de la Maison Blanche présidera à l’implosion de tous ces arrangements étant donné que, comme dans les mots immortels de l’économiste Herb Stein, si une chose ne peut pas durer éternellement, c’est qu’elle va s’arrêter. Donc, les seules personnes qui restent en position éligible sont:

  1. un bouffon de télé-réalité désarticulé [Trump, NdT];
  2. un maniaque évangélique ayant la guerre joyeuse [Cruz, NdT];
  3. un monstre narcissique du «c’est mon tour de tenir la plus haute fonction du pays» [Clinton, NdT];
  4. un cocker socialiste vaillant mais donquichottesque auto-proclamé, qui aurait pu se faire virer d’une télé réalité multi raciale [Sanders, NdT].

Ce sont ceux qui restent debout à mi-parcours des conventions. Personne d’autre, sain d’esprit, ne veut participer à ce jeu de malheur.

Samedi, l’impayable démocrate Hillary a perdu son septième affrontement d’affilée face au seul Don Quichotte éligible du Vermont, Bernie Sanders. Ce fut une semaine après que le Huffington Post a rapporté que l’équipe de campagne de Clinton avait littéralement acheté et payé l’ensemble des super-délégués des 50 États, pour soi-disant compenser son incapacité à gagner autrement des votes avec l’ancienne manière, visiblement démodée, des bulletins de vote exprimés. Je me demande pourquoi cela n’a pas provoqué de réaction dans les médias par la suite. Parce que c’est le pays où tout arrive mais où rien ne compte, et c’est vraiment tout ce que vous devez savoir sur la façon dont les choses fonctionnent aux États-Unis par les temps qui courent.

Les mandarins républicains sont apparemment en plein délire au sujet des sondages concernant Donald Trump dans les États où il reste des primaires. Si Trump se plante, pensez-vous qu’ils vont seulement remettre à Ted Cruz l’ensemble Couronne plus Sceptre de Ronald Reagan? (Ils préfèreront enfermer Ted à l’arrière d’un fourgon Chevy avec cinq narcos mexicains et une tronçonneuse.) Les initiés de l’establishment du Parti républicain ont déjà allumé des cigares en préparation de la plus grande salle enfumée de l’histoire politique des États-Unis, à Cleveland, le 20 juillet. Mais quel pauvre bougre vont-ils faire monter sur le podium pour obtenir une chose aussi odieuse? Qui veut être le gars dans le bureau ovale, quand Janet Yellen viendra un matin brumeux à Washington DC et dira: «Euh, Monsieur (Madame) … ce bordel dont vous avez entendu parler qui allait se casser la gueule …? Eh bien, euh, il vient de tomber

Quant aux démocrates, ils sont sur le point d’oindre le candidat le plus impopulaire de notre temps. Les foules de Black_Lives_Matter ont promis de mettre le chaos dans les rues des congrès du parti, et ne pensez pas qu’ils vont épargner Hillary à Philadelphie, peu importe combien de mensonges elle a débité le mois dernier en Caroline [fausses promesses aux populations noires, NdT]. Ce qui va se passer à Philadelphie va libérer et révéler toute la puissance mortelle des escadrons de la NSA du président Obama, quand la police militarisée circonscrira les émeutes et qu’Hillary sera étiquetée coupable par association.

Et voilà comment Kim Kardashian sera élue présidente.

James Howard Kunstler

Traduit par Hervé, vérifié par Wayan, relu par nadine pour le Saker Francophone.

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Un esprit à échappement libre


James Howard Kunstler

Par James Howard Kunstler – Le 4 avril 2016 – Source kunstler.com

 

«Il dit vraiment ce qu’il pense.» Voilà l’explication standard pour l’ascension politique étonnante de Donald J. Trump. D’une certaine manière, les médias d’information ont mal compris le sens de cette phrase: c’est que le reste de l’Amérique politique refuse de dire vraiment ce qu’il pense. Pourquoi cela, et comment est-ce possible?

La réponse simple: ils ont peur des répercussions à la télévision. Une simple erreur commise par votre langue, et vous êtes politiquement crucifié, fini, mis à la poubelle.
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