Par James Howard Kunstler − Le 8 juin 2020 − Source kunstler.com

L’occasion des funérailles nationales de feu George Floyd – qui rivalisent avec la progression solennelle du cercueil d’Abraham Lincoln à travers ce pays au temps des Lilas il y a si longtemps – pourrait être un bon moment pour les Américains de faire le point sur l’état dans lequel se trouve notre condition. Après quinze jours de protestations, d’émeutes et de pillages, que cherche exactement l’Amérique noire dans son appel à la fin du racisme systémique ? Pardonnez-moi de dire que la requête est vague. Pour m’expliquer, je vais devoir entrer dans des arcanes du discours qui sont tabous de nos jours, alors attachez votre ceinture si vous voulez suivre.
Bien sûr, George Floyd ne méritait pas de mourir avec le genou d’un flic sur le cou et le visage écrasé sur le bitume de la route, mais après le début, hier, d’une série de funérailles à la mémoire de l’ancien voleur à main armée, condamné et maintenant vénéré, on pourrait penser qu’il était la réincarnation – et la suite – de George Washington. Ah bon ? Euh, vérifiez ça… : Washington était propriétaire d’esclaves et, par définition, raciste. Alors Jules César – basé sur la façon dont le révérend Al Sharpton beuglait lors des premières funérailles de jeudi à Minneapolis. Tu peux répéter s’il te plaît ? Jules César possédait aussi des esclaves ? Et Abe Lincoln alors ? Nooon, juste un autre homme blanc ? Et un raciste refoulé … comme on dit.


