… des exercices d’incendie chinois avec des frites française – à la mode jacobine – et une sauce vinaigrette russe
Par James Howard Kunstler − Le 1er janvier 2021 − Source Clusterfuck Nation
Au moment où j’écris, l’élection présidentielle n’est toujours pas réglée, avec des événements dramatiques potentiels pendant les premiers jours de la nouvelle année. Je ne suis pas convaincu que M. Trump soit dans une position aussi faible que les médias l’ont fait croire en ces mois post-électoraux de brouillard et de brouhaha politiques. La réunion du 6 janvier du Sénat et de la Chambre pour confirmer les votes du collège électoral pourrait encore propulser les choses dans une terra incognita de monstruosité politique constitutionnelle. La tension monte. La démonstration publique de cette semaine, faite par Jovan Hutton Pulitzer, de la facilité de piratage en temps réel des machines à voter de Dominion a certainement plongé les législateurs de l’État de Géorgie dans un abîme de réflexion, et cette démonstration pourrait avoir des conséquences dans la confrontation de mercredi prochain [6 Janvier, NdT] à Washington DC.


Et ainsi, le matin de Noël, après avoir subi les visites nocturnes d’esprits contrariés – ou n’était-ce que l’étrange interaction du Zyprexa et du Zolpidem – Joe Biden s’est réveillé (pour ainsi dire) pour se trouver transformé. Il n’était plus obnubilé par la perspective de devenir président des États-Unis, mais était plutôt convaincu d’être devenu le plénipotentiaire provincial d’une possession chinoise d’outre-mer connue sous le nom de Golden Wok West [L’Occident Éveillé Doré, NdT], où le secrétaire général du PC Chinois, Xi Jinping, peut commander n’importe quel bien pour l’emporter. Quel soulagement, pensa Joe, alors qu’ils apportaient ses médicaments du matin. Voici maintenant un harnais pour un poney d’une autre couleur, pense Joe en avalant ses 5mg d’Haldol.


Outre les effets secondaires soporifiques de manger tous ces restes de dinde pendant trois jours de plus après la célébration de la gloutonnerie de jeudi, ce week-end de vacances était, d’un point de vue journalistique, aussi calme que la tombe de la momie, je veux plutôt dire que le sous-sol de Joe Biden. Pourtant, ces jours post-électoraux sont de bon augure. Les grands journaux et les plateformes d’information sur le câble ne rapportent rien d’autre que leur récit réconfortant de Biden et la montée en puissance de l’Ère des Éveillés – mais l’observateur occasionnel sent de puissantes intrigues tourbillonner dans les coulisses de Swamptopia [Swamp désigne le marais en anglais, Washington DC pour les initiés, NdT]. Quelque chose me dit que la scène est sur le point de s’animer cette semaine, voire d’exploser.