Par Moon of Alabama – Le 29 avril 2025
Je n’ai pas beaucoup écrit sur la guerre contre Gaza. Elle est si brutale et le comportement sioniste m’est si étranger que les mots me manquent pour la décrire.
J’ai du mal à comprendre comment quelqu’un, n’importe quel groupe de personnes, peut se placer si loin du domaine humain commun, tel que je le perçois, et s’engager à affamer et à génocider des millions de personnes.
Yasha Levine m’a aidé à comprendre :

Par M.K. Bhadrakumar – Le 27 avril 2025 –
Trump se retrouve manifestement au cœur d’un conflit existentiel. Il dispose d’un mandat énorme. Mais il est entouré d’un front ennemi intérieur résolu, dont la forme est une « préoccupation industrielle » imprégnée de l’idéologie de l’État profond centrée principalement sur la préservation de la puissance mondiale des États-Unis (plutôt que sur le redressement de l’économie).
Ma réécriture de la célèbre citation de Lord Palmerston concernant les « intérêts » pour qu’elle reflète la réalité d’Israël et de ses puissants amis serait à peu près la suivante : « Je dis que c’est une politique étroite que de supposer qu’Israël doit être désigné comme l’allié éternel ou l’ami perpétuel des États-Unis et des valeurs occidentales éclairées. De par sa conception, Israël n’a pas d’alliés éternels. Ses intérêts sont en effet perpétuels, mais ils sont centrés sur son propre succès à se présenter agressivement comme la victime tout en faisant avancer ses propres intérêts tribaux ». Il est vrai que j’ai souvent tendance à penser à l’ennemi que la tradition chrétienne occidentale a nourri en son sein pendant des décennies dans un esprit de tolérance, une vipère qui ne cherche qu’à nous corrompre, puis à nous détruire, ce qui se manifeste particulièrement en cette période de l’année où la vie et la mort de Jésus-Christ devraient être célébrées à juste titre. Hélas, dans l’Israël d’aujourd’hui, ce qui est vraiment remarquable, c’est la suppression ouverte par le gouvernement de l’identité et du culte chrétiens, sans qu’aucune plainte ne vienne de Washington ou des autres nations nominalement chrétiennes d’Europe.
La rencontre d’hier [17 avril, NdT] entre Trump et la première ministre italienne, Giorgia Meloni, était très attendue. Il s’agissait de la première rencontre entre un dirigeant européen et le président américain depuis que ce dernier a annoncé la semaine dernière des droits de douane de 20 % sur tous les produits de l’UE, droits qui ont ensuite été suspendus et ramenés à 10 % pendant 90 jours. La visite de Meloni a été largement considérée comme une démarche stratégique visant à tirer parti de son alignement idéologique et de ses relations personnelles avec Trump, qu’elle avait déjà rencontré à Mar-a-Lago et à l’investiture duquel elle a assisté en tant que seule dirigeante de l’UE présente. Son objectif était clair : convaincre Trump de revoir sa position en matière de droits de douane à l’égard de l’UE, ou du moins de l’Italie.