Par Wayan − Le 4 Décembre 2021 − Source Le Saker Francophone

Ce qui caractérise la Chine du début du 21eme siècle est son retour incroyablement rapide au statut de première puissance mondiale, elle qui faisait partie des pays pauvres en 1970. Mais la Chine ne se contente pas d’un retour de sa puissance économique. Elle est en train de démontrer que c’est son système politique, un système socialiste à la chinoise à l’opposée du système ultralibéral, qui lui a permis une telle percée en avant. C’est cette démonstration que nos élites ultralibérales redoutent le plus. Ils feront donc tout leur possible pour que le modèle chinois échoue.
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Confrontés à ce nouveau concept, né des théories monétaires de Milton Friedman, les banquiers centraux se sont tout d’abord montrés circonspects. Puis, devant le refus des gouvernements de ne pas accroître des déficits budgétaires déjà élevés pour enrailler la récession née de la crise des subprimes, ils s’y sont ralliés, puis y ont pris goût en raison du pouvoir qu’ils en tiraient au point de créer une situation économique et financière dont personne ne sait comment s’en sortir. Plusieurs personnes ont proposé des solutions dont Saule Omarova, future directrice du prestigieux Office of the Comptroller of the Currency, Mark Carney, ancien gouverneur de la Banque d’Angleterre, Michael Hudson, spécialiste des questions monétaires internationales, et Stéphanie Kelton, ancienne économiste en chef du Comité budgétaire du sénat. Avant d’étudier leurs propositions, examinons la politique monétaire des banques centrales ces dernières décennies et leurs conséquences sur l’économie pour cerner le problème.
