Avec la fin du Parti québécois, les Québécois redeviennent des Canadiens-français de plein droit


Par Gilles Verrier – Le 1er octobre 2018 – Source gilles-verrier

François Legault

La défaite cuisante à l’élection du premier octobre devait immanquablement arriver pour le Parti québécois. Avec seulement 9 députés élus sur 125 et un creux historique de 17 % des voix exprimées, comparativement à 23 % à sa première prestation en 1970,  le parti souverainiste touche le fond du baril. Ces chiffres marquent un désaveu qui se préparait depuis longtemps.

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Un bilan du PQ sur la question nationale


Le recadrage du PQ sur les seuls enjeux du quotidien.
Faut-il vraiment blâmer le peuple pour l’échec du projet péquiste ?

Par Gilles Verrier − Septembre 2018

 

Résultat de recherche d'images pour "election quebec"« Il est justifié de juger d’un événement par son résultat,
et c’en est le critère le plus solide. »
Clausewitz
Le Québec ira en élection le 1er octobre prochain. C’est la première fois que la question nationale au Canada sera absente d’une élection provinciale depuis 1966, année où le Rassemblement pour l’indépendance nationale (RIN) présentait 73 candidats. Son successeur, le Parti québécois (PQ), fondé à la fin de 1968, propose depuis cinquante ans – avec une ferveur fluctuante – une forme ambiguë de souveraineté. Pourquoi vient-il de renoncer à plaider la cause qui l’avait mis au monde ? L’infiltration fédérale ? L’intransigeance du Canada contre lequel il ne peut rien ? Les « méchants fédéralistes » ou « le peuple qui n’a pas suivi » ?

Maxime Bernier s’ouvre un boulevard…


… pour son Parti des Nations du Canada

Par Gilles Verrier − Août 2018
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Bernier pulvérise le crédo du Canada post-national

Maxime Bernier s’est fait remarquer récemment pour être sorti du conformisme politique. Ça devient un rare réconfort de voir des politiciens risquer une carrière pour être en paix avec leur conscience. Somme toute, Bernier s’en est pris à tout ce qui forme le crédo du Canada post-national. Une lubie que peu prendraient au sérieux si elle n’était celle du premier ministre et si elle n’était pas à l’ordre du jour de l’agenda mondialiste.

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La lutte pour l’égalité constitutionnelle est une obligation patriotique


L’État ne le fera pas à notre place, car il n’est pas patriotique


Par Gilles Verrier − Avril 2018

Résultat de recherche d'images pour "images Canadiens français"En cinquante ans, le néo-nationalisme a fini de briser les liens ancestraux. Au lieu de comprimer le West Island, il a comprimé les Canadiens français. Il a contribué à la réalisation du plan canadien de la segmentation provinciale des « descendants des vaincus ». Le régime fédéral, édifié sur la volonté de suprématie anglo-saxonne, est devenu aujourd’hui moins contesté que jamais auparavant.

Au Québec, l’autonomisme – souverainisme – indépendantisme − « beau risque » enfin, tout ce vocabulaire mobile d’une ambivalence politique paralysante, est en fin de cycle. Son crédit épuisé, le Parti québécois est devenu aphone, ne produisant plus aucune étude originale sur la nature de sa raison d’être.

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Les descendants des vaincus et les mensonges du Canada


Par Gilles Verrier − Décembre 2017

René Lévesque : Entre pays fantasmé et amour du Canada

La première partie de cette série, qui explore les moyens de redonner l’initiative aux « descendants des vaincus », aborde les prochaines négociations constitutionnelles qui feront des Premières nations des vedettes, alors que le Québec risque d’être exclus et même complètement ignoré. La deuxième partie revient sur l’inutile éclatement du camp des vaincus survenu à l’occasion des États généraux du Canada français en 1967. La troisième partie analyse le manque flagrant de sérieux du projet de René Lévesque et de ses continuateurs dans tous les partis autonomistes d’aujourd’hui.

La quatrième partie propose un examen sans complaisance des quatre tentatives infructueuses de modifier le statut constitutionnel du Québec. La cinquième partie traite du syndrome du Grand Jour : le remplacement de la lutte contre un fédéralisme assimilateur par une pédagogie préparatoire à l’indépendance. Le combat vs la discussion dans les salons. [ Serait-ce une conséquence de la féminisation de la société ? ] Après la présente sixième partie, qui expose avec concision la nature destructrice du fédéralisme et notre obligation de le combattre par tous les moyens légaux et légitimes à notre disposition, d’autres analyses inédites attendent les lecteurs.

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Infanticides en série sur 50 ans !


Mort précoce de toutes les tentatives pour modifier le statut constitutionnel du Québec


Par Gilles Verrier − Novembre 2017

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L’indépendance et la réforme du fédéralisme renvoyés dos à dos

Lorsque René Lévesque procéda à l’abandon officiel de la souveraineté en 1984, pour épouser ce qu’il qualifia lui-même de « beau risque », le parti éclata ! Un clash semblable se produisit lors du départ de Jean-Martin Aussant, en 2011. Un autre mélodrame !

Mais à quoi riment donc depuis 50 ans ces crises devenues si prévisibles entre « indépendantistes déterminés » et « souverainistes associatifs » plus conciliants ? Une explication courante voudrait que la prépondérance d’un camp sur l’autre nous ferait avancer ou pas, que l’on s’approche du but ou qu’on s’en éloigne. Est-ce bien le cas ? Il est permis d’en douter.

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Après Daniel Johnson, qui a assassiné le parti québécois?


Par Gilles Verrier − 8 août 2017 − Source lebonnetdespatriotes.net

Après Daniel Johnson, qui a assassiné le Parti québécois ?Si l’hypothèse de l’assassinat de Daniel Johnson est à prendre au sérieux, Premier ministre du Québec mort à la Manic en septembre 1968, je me suis demandé pourquoi René Lévesque et Jacques Parizeau ont pu finir leur carrière politique sans subir le même sort. Johnson, qui avait écrit le pamphlet Égalité ou indépendance, avait aussi accueilli avec beaucoup de classe le général de Gaulle en 1967, au grand dam d’Ottawa. Soit. Mais en quoi la menace que représentait Daniel Johnson pour le Canada, motif plausible de sa liquidation, était-elle vraiment si différente de celle que le Parti québécois et ses deux principaux chefs pouvaient faire peser sur le carcan canadien quelques années plus tard ?
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Les Nations-Unies à New York
Un choix désormais discutable


Par Gilles Verrier – Le 26 mars 2017

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Siège des nations unies à new york par arnaldo pomodoro

C’est le 1er  janvier 1942 que fut utilisée pour la première fois l’expression « Nations Unies ».  Franklin D. Roosevelt, président des États-Unis, avait certainement le sens de la formule. À cette date les États-Unis jouissaient déjà du prestige qui leur permettait de réunir 26 pays, dont le Canada, et d’obtenir d’eux l’engagement de ne pas conclure de paix séparée avec les puissances de l’Axe (Allemagne, Japon, Italie). L’histoire rapporte ce moment comme précurseur de la fondation de l’Organisation des Nations Unies (ONU) qui verra officiellement le jour à San Francisco en 1945.

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Un choix désormais discutable