Comme pour les Gilets Jaunes Français, le Brexit anglais est le symptôme d’une révolte populaire contre le système en place. C’est pourquoi la vision que vous en avez, si vous n’avez suivi le sujet qu’à travers les MI, est biaisée. Nous vous proposons ici une autre vision de ce que fut le Brexit.
Népal, fin 2006. Le pays sortait tout juste de dix ans de guerre civile, ou de révolution, selon les points de vue. Incroyable effervescence dans les rues, sur les routes et dans les campagnes. Défilés chamarrés entre les checkpoints et les barrages enflammés. Joie de vivre et intensité de chaque instant malgré la misère et les deuils. Processions nuptiales et funéraires se croisaient dans les étroites ruelles de Katmandou, tandis qu’un peu partout était célébrée la réincarnation d’une déesse en la personne d’une petite fille. Existence, trépas et renouveau entremêlés dans l’éternelle roue des cycles…
Illustration d’Auguste Vimar Les Animaux malades de la peste Gracieuseté GALLICA
Un mal qui répand la terreur,
Mal que le Ciel en sa fureur
Inventa pour punir les crimes de la terre,
La Peste (puisqu’il faut l’appeler par son nom),
Capable d’enrichir en un jour l’Achéron,
Faisait aux animaux la guerre.
Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés
Le phénomène des “Gilets Jaunes”, symptôme de la résistance populaire française aux attaques de l’ultralibéralisme, est un des événements sociaux importants qui a été complètement distordu par la presse, en particulier la presse française, pour la raison bien évidente qu’il ne fallait surtout pas qu’elle fasse tache d’huile et mette en péril l’idéologie ultralibérale et la mainmise de l’oligarchie française sur la nation, en particulier avec l’idée du RIC, le Référendum d’Initiative Citoyenne. Nous vous présentons ici une version pro Gilets Jaunes, que les médias grand public ne vous ont pas autorisé à voir et entendre.
Valérie Bugault est docteur en droit et analyste de géopolitique juridique. Depuis 2009, elle se consacre exclusivement à diffuser le résultat de ses nombreux travaux de recherche et les découvertes juridiques et politiques, notamment sur son site :
Son travail est profondément radical, dans le sens étymologique du terme, c’est-à-dire qu’il prend les problèmes à leur racine, montrant avec brio la privatisation de ce qui devrait être un bien commun : la monnaie, la supercherie que sont nos « démocraties » et les institutions européennes, dévoilant la véritable identité de ceux qui nous dirigent : la caste des « banquiers-commerçants », ceux qui n’ont jamais de compte à rendre.
Le France est depuis toujours un pays conditionné. On le voit bien en relisant sans les œillères scolaires Molière ou La Bruyère. Le bourgeois, le dévot, le malade imaginaire, la femme savante, le sot savant, l’escroc médecin, le pédant-expert, l’hypocrite, la précieuse, sont des mines pour qui sait voir ; et la crise du Covid marquée par la dictature et la tartuferie sanitaire, revêt un caractère très français. Taine ou Tocqueville avaient tout dit. Centralisation, pouvoir royal, révolution, empire, radical-socialisme ont pavé la voie de la soumission jacobine de la masse (voyez mes textes sur le sujet) et l’esprit libre souvent ne comprend pas sa solitude.
Le principe dynamique d’équilibre touche tout le monde vivant, les sociétés humaines aussi. A cette grande poussée globaliste et ultralibérale moderne qui déstructure les cultures et appauvrit les peuples, va répondre, en rééquilibrage plus ou moins conscient, un mécontentement populaire pouvant aller jusqu’à la révolte, la plupart du temps réprimée par une police particulièrement violente. Les révoltes populaires qui ont secoué le Chili, les Gilets Jaunes en France, le vote du Brexit en Angleterre, l’élection de Trump, tous ces mouvement d’humeur populaire montrent la remise en cause par une partie croissante de la population du système politique en place dans les pays occidentaux.
Edimbourg, Berne (dpo) – Les gouvernements de l’Écosse et de la Suisse ont pris une décision historique : avant la fin de l’été, les deux pays vont échanger leurs territoires étatiques actuels. La Suisse cessera ainsi d’être entourée d’États membres de l’UE, tandis que l’Écosse, dont la population a voté résolument pour rester dans l’Union européenne, s’installera en plein cœur du continent.
Depuis plus de cent ans l’occident est dirigé par des organisations mondiales et mondialistes qu’il impose au reste du monde. Ce processus (Sénèque en parle déjà dans Médée) a été enclenché aux temps modernes par le tout-puissant empire britannique qui flanqué de sa colonie française (depuis 1830 ou 70 ?), de ses dominions et de la vieille colonie américaine, a progressivement accaparé la planète. Guénon s’en rendait compte dans son excellent livre sur la société théosophique dont j’ai rendu compte ailleurs : le contrôle serait aussi culturel et occultiste.
Un des “écrans de fumée » dans lequel nous maintient la presse grand public est de nous faire croire que nous vivons dans des « démocraties », tout cela parce que l’on nous laisse voter pour des « hommes politiques » qui ont été sélectionnés par cette même presse.
Un autre préjugé concernant les hommes politiques est qu’ils sont libres d’appliquer le programme pour lequel ils ont été élus. Si tel était le cas, pourquoi donc oublient-ils tous si facilement des promesses qui leur ont bien servis pour attirer les votes mais qu’ils ne peuvent plus respecter une fois élus.