Par The Saker – Le 7 décembre 2021 – Source The Saker’s Blog
Les médias occidentaux écrivent avec une uniformité et une discipline qu’une parade de SS pourrait envier : Joe Biden a adressé un « sévère avertissement » à Poutine : n’envahissez pas l’Ukraine, sinon… (voir ici, ici ou ici).
Comme la Russie n’a ni l’intention, ni le besoin, ni même la capacité (dans l’état actuel des choses) d’« envahir » l’Ukraine, nous pouvons être certains que Joe Biden fera sa meilleure imitation du « shérif plissant les yeux à OK Corral » (les présidents américains aiment faire cela pour avoir l’air « dur » et donc « présidentiel ») et déclarera qu’il a empêché, à lui seul, une invasion russe en Ukraine ! Il est tellement plus « dur » que Trump, non ?
Bien. Peu importe. C’est un petit prix à payer pour éviter une guerre à grande échelle (ou même limitée).
Les États-Unis accueilleront le Summit for Democracy, en ligne, les 9 et 10 décembre 2021, s’autorisant à décider qui peut assister à l’événement et qui ne peut pas y assister, qui est un « pays démocratique » et qui ne peut prétendre à ce statut. Produit évident de sa mentalité de guerre froide, cette initiative va attiser la confrontation idéologique et la fracture dans le monde, en créant de nouvelles « lignes de démarcation ». Cette tendance est en contradiction avec l’évolution du monde moderne. Il est impossible d’empêcher la formation d’une architecture polycentrique mondiale, mais cela pourrait nuire au processus objectif. La Chine et la Russie rejettent fermement cette tendance.

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La politique étrangère américaine – si une telle chose existe vraiment de nos jours – a de quoi laisser perplexe. Wendy Sherman, envoyée en Chine ? Et Victoria Nuland, probablement l’Américaine la moins appréciée à Moscou aujourd’hui, envoyée en Russie ? C’est quand même la dame qui a distribué des cookies lors de la « révolution de couleur » de la place Maidan.