Par M.K. Bhadrakumar – Le 15 avril 2024 – Source Indian Punchline
Avec le déclenchement de la guerre israélienne contre Gaza il y a six mois, un discours s’est répandu dans le marécage de la géopolitique, disant que les États-Unis sont pris dans un bourbier qui les obligerait à se replier en Eurasie et affaiblirait gravement la stratégie de l’administration Biden dans la région Asie-Pacifique.
On peut se demander dans quelle mesure Moscou et Pékin ont adhéré à ce discours, compte tenu de leur scepticisme lié à leur expérience passée des stratégies de politique étrangère des États-Unis. Quoi qu’il en soit, il apparaît que l’expansion de l’OTAN vers l’Est, la fin de l’hégémonie occidentale au Moyen-Orient et la stratégie d’endiguement des États-Unis à l’égard de la Chine sont interdépendantes. Le défi de l’administration Biden est de s’adapter à une nouvelle normalité.
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Une étude de MintPress sur la couverture par les principaux médias américains du blocus de la mer Rouge au Yémen a révélé un parti pris écrasant de la presse, qui a présenté l’événement comme un acte terroriste agressif et hostile d’Ansar Allah (alias les Houthis), présenté comme un pion du gouvernement iranien. Tout en mettant constamment en avant des arguments en faveur de la guerre, les États-Unis sont dépeints comme un acteur neutre et de bonne foi qui serait « entraîné » dans un nouveau conflit au Moyen-Orient contre sa volonté.