Par Alex Krainer – Le 20 décembre 2025 – Source Blog de l’auteur
Le 11 décembre est la date anniversaire de la « révolution » syrienne, qui a renversé le régime de Bachar al Assad. Une force, relativement petite, de 20 à 30 000 soldats djihadistes de HTS (anciennement connue sous le nom d’Al Nusra) a vaincu les 260 000 soldats de l’Armée arabe syrienne en seulement 11 jours.
C’est difficile à expliquer et quelque chose dans toute l’affaire semble si étrange que j’ai toujours pensé que c’était un piège. À l’époque, j’avais écrit un article en me demandant si la Syrie ne s’avérerait pas être le dernier bourbier de l’Empire. Avec le temps, nous en avons appris plus sur cet épisode, que j’ai partagé dans un reportage du 16 juin de cette année. En voici les extraits importants :
Les experts nous fournissent beaucoup d’innocentes drôleries ces jours-ci, et génèrent beaucoup de controverses colorées, en analysant des questions telles que les plans de paix possibles pour l’Ukraine, les coups d’État possibles à Kiev, les prétendues tentatives occidentales de remplacer Zelensky, l’impact potentiel des enquêtes sur la corruption, les futurs déploiements théoriques des forces occidentales en Ukraine, et ainsi de suite. Tout cela est (pour la plupart) un amusement inoffensif, et satisfait le besoin des experts d’avoir un public et de l’argent, malgré leur manque d’expertise politique ou militaire. Car tout cela reste au niveau de la fiévreuse spéculation.
Avec une grande prescience, feu Henry Kissinger a dit un jour : “Vous ne pouvez pas faire la guerre au Moyen-Orient sans l’Égypte, et vous ne pouvez pas faire la paix sans la Syrie. » L’adage reste vrai encore aujourd’hui. La Syrie a été une pratiquante astucieuse de la diplomatie dans son art de gouverner, ce qui n’était pas surprenant étant donné son origine en tant qu’État moderne issu des débris de l’Empire ottoman, sa géographie, sa société plurielle et son voisinage difficile.
Le secrétaire à la Guerre™ Pete Hegseth 
D’abord, le contexte :
Il n’est jamais légitime de refuser d’aider des civils affamés. Cela n’a jamais été légitime, à aucun moment.
Donald Trump a recueilli quelques succès politiques majeures aujourd’hui en signant son Plan de paix pour Gaza, avec une série de dirigeants européens, asiatiques et arabes assis dans des sièges bon marché regardant le spectacle. Mais qui signe un accord de paix alors qu’aucune des deux parties au conflit n’est présente ? C’est plus qu’une mauvaise blague, c’est une arnaque. Je peux comprendre que l’on organise des funérailles pour les chers disparus même si le cadavre n’est pas présent, mais ce qui s’est passé aujourd’hui à Charm El-Cheikh ressemblait plus à un mariage royal sans la présence de la mariée ou du marié, ni l’un ni l’autre n’ayant choisi d’y assister, même par vidéoconférence.