Par Roberto Iannuzzi – Le 3 mai 2025 – Source Le blog de Thomas Fazi
J’ai écrit à plusieurs reprises que l’ampleur de la tragédie de Gaza s’étend bien au-delà des limites étroites de cette bande de terre tourmentée sur la côte méditerranéenne:
Ce qui se passe à Gaza ne restera pas confiné à Gaza car c’est le symptôme d’un malaise plus large qui érode la civilisation occidentale.
J’ai en outre noté que :
L’ordre international que l’ONU représente depuis 1945 et le rôle de garant du droit international que les États-Unis revendiquent depuis longtemps pour eux-mêmes sont également enfouis sous les décombres de Gaza.
Aujourd’hui, une enquête du magazine américain The New Yorker intitulée « Ce qui est légalement autorisé en temps de guerre » – un article complètement ignoré par les autres médias – aide à clarifier le dangereux précédent créé par le massacre en cours à Gaza.
Par
Le présent ressemble au passé dans la crise entre l’Inde et le Pakistan. La « médiation » en coulisse des États-Unis pour une solution diplomatique semble à nouveau fonctionner, ce qui pousse Delhi et Islamabad à faire preuve de retenue et à éviter une confrontation militaire. 


La commémoration des 100 premiers jours de la deuxième présidence de Donald Trump a déclenché une vague de commentaires le dépeignant comme un révolutionnaire. En effet, la rapidité, la pression et la détermination avec lesquelles il a agi sont frappantes. Mais ce point de vue est superficiel. Trump ne démantèle pas les fondements de l’État ou de la société américaine. Au contraire, il cherche à restaurer la république pré-globaliste que l’élite libérale a depuis longtemps détournée sur une voie utopique internationaliste. En ce sens, Trump n’est pas un révolutionnaire, mais un contre-révolutionnaire ; un révisionniste idéologue déterminé à inverser les excès de l’ère libérale.