
Par Dmitry Orlov – Le 4 octobre 2018 – Source Club Orlov
Il y a exactement trois ans, j’ai publié un article qui m’a été envoyé par Alex S. d’Allemagne. Il s’est avéré remarquablement clairvoyant ; au cours des trois années qui ont suivi, les événements en Allemagne se sont déroulés tout à fait conformément à ses prédictions. Le système politique allemand s’effondre. En réponse, Merkel et ceux qui la soutiennent semblent réactiver le scénario suivi par les national-socialistes après l’événement du 23 février 1933 : l’incendie au Reichstag a servi d’excuse à une répression politique de l’opposition. De même, immédiatement après les manifestations à Chemnitz, la presse allemande s’est précipitée pour qualifier les manifestants de fascistes et d’extrémistes.




Je comprends qu’en publiant ce billet, je peux donner des munitions à la foule anti-science. Mais nous ne pouvons pas nous cacher dans une tour d’ivoire et dire aux gens que la science est parfaite telle quelle. Nous avons besoin de réformes profondes dans la façon de faire de la science.
Notre tâche consiste à définir les aspects louables de l’irresponsabilité, et pour ce faire, nous devons d’abord définir l’irresponsabilité elle-même. Et là, nous découvrons immédiatement plusieurs possibilités. Il y a l’irresponsabilité par action, être irresponsable en commettant des actes irresponsables. Il y a aussi l’irresponsabilité par omission, être irresponsable en n’agissant pas de manière responsable. Et ne négligeons pas de mentionner l’irresponsabilité volontaire, qui consiste à refuser d’accepter ou de reconnaître ses responsabilités. Enfin, il y a la méta-irresponsabilité, qui consiste à considérer la question de la responsabilité d’une manière irresponsable, comme dans : « Votre discussion sur la responsabilité devient fatigante ! »
