Par RT – Le 30 septembre 2024
L’assassinat de Hassan Nasrallah, le chef du groupe chiite libanais Hezbollah, a considérablement accru le risque d’un conflit militaire à grande échelle au Moyen-Orient ; un conflit qui pourrait être désastreux pour la région et même pour le monde entier.
Les tensions, qui ont déjà atteint un niveau critique, pourraient maintenant dégénérer en une véritable guerre qui affecterait non seulement le Liban et Israël, mais aussi d’autres puissances régionales comme l’Iran et la Turquie. Le Hezbollah – principal atout militaire et politique de l’Iran dans la région – étant désormais pratiquement décapité, une question pressante se pose : Comment Téhéran va-t-il réagir ? Ou réagira-t-il tout court ?
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La double stratégie d’Israël pour le Liban consiste à exercer une pression par le biais de raids directs afin d’inspirer la peur à l’ensemble de la population, tout en déployant des pressions diplomatiques pour éradiquer le Hezbollah – non seulement à la frontière, mais aussi dans les régions situées au-delà du fleuve Litani (à quelque 23 km au nord).
La scène diplomatique du Moyen-Orient a été dominée la semaine dernière par la tournée régionale du secrétaire d’État américain Antony Blinken en Turquie, en Jordanie, au Qatar, aux Émirats arabes unis, en Arabie saoudite, en Israël, en Cisjordanie et en Égypte. Il s’agissait d’une « tournée de démonstration » visant à rallier les dirigeants des pays arabes derrière les États-Unis, mais qui a culminé avec une rencontre acrimonieuse en Cisjordanie entre Blinken et le président palestinien Mahmoud Abbas, entachée de « querelles et disputes »,