Par Alastair Crooke − Le 5 juin 2025 − Sour Conflicts Forum
Les dirigeants russes sont en « conclave » pour déterminer leur riposte.
Trump est silencieux depuis deux jours. C’est sans précédent. Ces derniers jours, l’Ukraine et ses facilitateurs ont tenté une attaque massive contre la force de bombardement nucléaire stratégique de la Russie ; ont réussi à exploser deux ponts sur des trains civils se dirigeant vers Moscou ; ont attaqué le pont de Kertch et ont assassiné un général russe par bombe corporelle explosive.
Comme Clausewitz l’a noté il y a deux siècles, le but de la force militaire est d’imposer un résultat : c’est-à-dire qu’un adversaire fasse finalement ce qu’on attend de lui. Ainsi, en ce qui concerne les aventures militaires, il est nécessaire d’avoir la pensée claire dès le départ. Il doit y avoir un objectif politique réalisable dans une perspective à mettre en œuvre.
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L’un des mystères autour de la fin de partie en Ukraine est que le président Donald Trump n’ait pas publié, le 20 janvier, un décret retirant tout soutien à l’Ukraine. Cela aurait été le moyen le plus simple de mettre fin à la guerre.
Dans la frénésie médiatique actuelle entourant le conflit entre la Russie et l’Ukraine, un double standard flagrant continue de déformer la perception du public : la nature et l’impact de la guerre des drones. Les médias occidentaux, les politiciens et les ONG s’empressent de se jeter sur la Russie en demandant des actions de représailles, tout en restant étrangement silencieux sur la campagne de drones et d’escalade de l’Ukraine. Cette indignation sélective n’a pas seulement miné un dialogue sérieux pour la paix ; elle protège l’Ukraine de toute responsabilité alors qu’elle mène ce qui ne peut être décrit que comme une campagne de terreur contre les civils russes.