Par Batiushka − Le 13 décembre 2022 − Source The Saker Blog

Avant-propos : L’attente froide
L’Europe du Nord, jusqu’au nord de l’Italie, est actuellement en proie à une vague de froid glacial (sans doute le résultat du réchauffement climatique). En conséquence, les observateurs s’attendent à ce que l’offensive hivernale russe en Ukraine commence d’autant plus tôt, mais personne ne sait quand. Ce mois-ci ou le mois prochain ? Peut-être une entrée spectaculaire de la Biélorussie, coupant les approvisionnements de l’OTAN ? Personne ne le sait. Pour l’instant, les forces alliées se contentent d’écraser sur place les conscrits et les mercenaires du régime de Kiev, sous-approvisionnés et frigorifiés, en espérant qu’ils se rendront peut-être en masse, malgré les armes du régime dans leur dos. Les conditions sont telles que cela pourrait se produire avec très peu de pertes russes. Il n’y a pas urgence. Plus de 500 000 soldats alliés et 500 chars d’assaut en tenue de camouflage hivernal attendent le moment d’intervenir et de dénazifier l’Ukraine. Ils attendront le bon moment.

Il y a quatre jours, le 4 janvier, Poutine annonçait une trêve de Noël dans le conflit ukrainien. Le Noël orthodoxe a lieu le 7 janvier, selon le calendrier julien, en vigueur depuis l’an 45 avant Jésus-Christ, plutôt que selon le calendrier grégorien, plus couramment utilisé et plus précis sur le plan astronomique, introduit en 1582 par le pape Grégoire XIII. Le décalage entre les deux est maintenant de 13 jours, mais il est dans la nature de l’orthodoxie de ne pas changer, quoi qu’il arrive, encore moins pour suivre ce que dit le pape. Poutine a pris la décision d’annoncer la trêve sur la base d’une demande du patriarche Kirill, chef de l’église orthodoxe russe. La plupart des Russes ont pensé qu’il s’agissait d’une idée stupide, estimant que cela ne ferait que donner aux Ukrainiens l’occasion de se regrouper et de se réapprovisionner. La question est de savoir si c’était vraiment stupide, ou si c’était en fait très intelligent ? Regardons de plus près…

Introduction : Les traîtres fuient la naissance de la Nouvelle Russie


