Dieu n’est pas dans la force, mais dans la vérité – Saint Alexandre Nevsky
Par Batiushka – Le 6 novembre 2022 – Source The Saker Blog
Introduction : Combien de temps encore ?
Beaucoup se demandent combien de temps encore va durer la guerre des États-Unis contre la Russie, le Belarus et l’Ukraine ? Certains disent encore deux ou trois mois, d’autres beaucoup plus longtemps, voire cinq ans et plus. Pour mes propres raisons, je dis encore dix-huit mois, jusqu’au 5 mai 2024. Quoi que vous en pensiez, tout dépend de la mesure dans laquelle l’élite néocon/néolibérale américaine, via ses alliés de l’OTAN, en particulier le Royaume-Uni, la secte Zelensky et ses tueurs à gages (les « mercenaires » – car il reste peu de nationalistes de Kiev à combattre), veulent intensifier leur guerre. Et ils le font, c’est pourquoi tout ne s’est pas terminé en mars dernier, alors que cela aurait pu être le cas. En d’autres termes, jusqu’à quel point l’élite américaine veut-elle que ses peuples sujets, en Amérique du Nord, en Europe occidentale et en Ukraine, souffrent ?
Le lieu de réunion des ministres des affaires étrangères de l’OTAN les 29 et 30 novembre, à Bucarest, est le même où, il y a dix ans, l’ancien président américain George W. Bush persuadait ses partenaires transatlantiques que l’Ukraine et la Géorgie devraient un jour rejoindre leur alliance militaire. Les ministres des affaires étrangères ont dûment « réaffirmé » cette décision hier et en sont restés là.
Le dix-septième sommet du G20, rassemblant chefs d’États et de gouvernements, s’est tenu à Bali, en Indonésie, les 15 et 16 novembre, et à de nombreux égards, il apparaît comme un événement d’importance. Le jeu politique international se trouve à un point d’inflexion, et la transition ne va épargner aucune des institutions héritées d’un passé en cours de flétrissement irréversible.
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Les hauts-dirigeants de l’UE multiplient les appels à l’unité et à la solidarité ces derniers temps. Ces appels sont si fréquents que l’on se demande si cette unité existe dans le continent, sous la forme à laquelle celui-ci s’est habitué à fonctionner ces dernières décennies. Et si l’on intègre ces pensées au principe du caractère cyclique de l’histoire, on voit en sortir un étrange schéma.
Hier, j’ai reçu un courriel d’un de mes amis ukrainiens. Par « ukrainien« , je veux dire que sa culture et son identité propre sont ukrainiennes, qu’il aime son héritage, qu’il parle la langue et qu’il aime son pays. En fait, il est ce que j’appellerais un « véritable ukrainien », par opposition aux Ukronazis au pouvoir à Kiev. Nous correspondons régulièrement et échangeons nos opinions sur ce qui se passe. Voici un extrait de ce que je lui ai écrit hier :
