Par Mike Whitney – Le 25 janvier 2023 – Source Unz Review
Derrière l’appel désespéré de Washington pour obtenir des chars et d’autres armes létales pour l’Ukraine, se profile la perspective lancinante que l’offensive hivernale de la Russie pourrait avoir déjà commencé dans le sud, où de violents combats ont éclaté le long de la ligne de contact dans la région de Zaporizhia. Si les informations en provenance du front restent sommaires, certains analystes pensent que la Russie envisage d’envoyer ses troupes et ses unités blindées vers le nord afin de bloquer les lignes d’approvisionnement vitales et de piéger les forces ukrainiennes à l’est. Un blitz russe vers le nord serait probablement synchronisé avec le mouvement d’un deuxième grand groupe poussant vers le sud le long de la rivière Oskil. Ces deux poussées en forme de poignard seraient accompagnées de multiples frappes de missiles visant les ponts stratégiques et les lignes de chemin de fer traversant le Dniepr. Si les Russes parvenaient à mener à bien une telle opération, le gros de l’armée ukrainienne serait effectivement encerclé à l’ouest, tandis que Moscou aurait repris le contrôle de la plupart de ses territoires traditionnels. L’offensive ne mettrait peut-être pas fin à la guerre, mais elle mettrait fin à l’existence de l’Ukraine en tant qu’État viable et contigu. Ceci est un extrait d’un article paru sur Aljazeera :
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Le titre de cet article est une citation du célèbre général, stratège, philosophe et écrivain chinois Sun Tzu qui a vécu il y a 2500 ans. Et s’il est vrai que la guerre a radicalement changé au cours des derniers millénaires (par exemple, l’art opérationnel a été ajouté comme niveau intermédiaire entre la tactique et la stratégie), la logique fondamentale de Sun Tzu s’applique toujours. Pour simplifier à l’extrême, on pourrait dire que la tactique est le moyen d’atteindre un objectif final qui doit être défini et que la définition de cet objectif final est de la stratégie. Là encore, il s’agit d’une simplification à outrance, mais pour nos besoins, c’est suffisant.