Par Dmitry Orlov – Le 18 mai 2023 – Source Club Orlov

On entend de plus en plus de voix occidentales suggérer que des pourparlers de paix dans l’ancienne Ukraine pourraient être une bonne idée, ce qui indique que certaines personnes ont peut-être dépassé le stade du déni (quelques sanctions et la Russie se repliera comme un parapluie) et de la colère (jetez tout votre argent et toutes vos armes sur le régime de Kiev !) et approchent le stade du marchandage (laissons la Russie garder la Crimée, mais rendre le reste). Comme pour les étapes précédentes, cette attitude repose sur une incompréhension très profonde de la situation actuelle. Ce n’est pas si difficile à expliquer – à ceux qui sont prêts à traiter de nouvelles informations – et je vais donc essayer.

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Une série de développements européens ont récemment montré l’accélération de la perte d’hégémonie des Etats-Unis face au mouvement sino-russe qui cherche à organiser le « reste » du monde en s’éloignant de l’Occident et du système hégémonique américain. Aujourd’hui, ce qui était une fuite s’est transformée en une inondation. Le président chinois Xi a pris au lasso le président ukrainien Volodomyr Zelenskiy pour des négociations visant à mettre fin, ou au moins à arrêter, la guerre entre l’OTAN et la Russie en Ukraine, malgré l’opposition apparente des États-Unis à de tels pourparlers ou même à un cessez-le-feu, comme l’ont déclaré de nombreux responsables américains au cours des dernières semaines. La défection de l’Ukraine du projet américain OTAN-Ukraine, qui est aussi une tentative de changement du régime russe, met Washington dans une situation délicate et pourrait donner lieu à des mesures drastiques.
Le président ukrainien Vladimir Zelensky a quelque peu fait tomber le suspense en déclarant jeudi aux médias occidentaux que son armée devait attendre et avait encore besoin « d’un peu plus de temps » pour lancer la contre-offensive tant attendue contre les forces russes.

Par Andrew Korybko – Le 8 mai 2023 –