Comment remplacer l’argent par le crédit social ?
Par Ugo Bardi – Le 20 mai 2019 – Source CassandraLegacy

Mark Twain a eu une idée géniale avec son histoire The One Million Pound Bank Note publiée en 1853. C’était une telle somme d’argent que ce billet ne pouvait pas être échangé, mais il donnait à son propriétaire toutes sortes d’avantages et de biens. C’était, d’une certaine manière, une anticipation de ce que nous appelons aujourd’hui la « note de crédit social » obtenue sur les différents services de médias sociaux sur le Web. C’est une forme d’argent qui peut être possédée, mais qui ne peut pas être échangée – dans la plupart des cas, vous ne pouvez même pas avoir une note négative avec votre crédit social. Donc, pas de dettes, pas de faillite. Serait-il possible de construire un système financier basé sur ce concept ? Ce n’est pas facile, mais c’est aussi une idée qui est à l’étude aujourd’hui, surtout en Chine avec son système de crédit social étatique (shèhuì xìnyòng tǐxì). Le texte ci-dessous est tiré du chapitre sur les effondrements financiers de mon nouveau livre La stratégie Sénèque, qui sera publié plus tard en 2019.

Le comportement des banquiers centraux ne fait rarement – sinon jamais – l’objet d’une couverture soutenue dans la presse nationale. En dehors des principaux circuits économiques, on remarque rarement les développements au sein d’institutions telles que le Fonds monétaire international [FMI] et la Banque des règlements internationaux [BRI]. Au lieu de cela, l’attention se limite au dernier cycle de théâtre politique qui sert à dissimuler les actions et les intentions des planificateurs mondialistes.






