Par Peter Turchin − Le 12 avril 2013

Hier, Wired a publié un article de Klint Finley, Mathematicians Predict the Future With Data From the Past (Les mathématiciens prédisent l’avenir avec des données du passé). À quelques détails près, Klint explique bien les objectifs et les méthodes de Cliodynamics. Cependant, il (ou son rédacteur en chef ; ce sont presque toujours les rédacteurs en chef qui trouvent les titres) n’a pas pu résister à l’envie d’injecter un peu de sensationnalisme en laissant entendre que la Cliodynamique peut prédire l’avenir. Je ne le blâme pas – cela fait partie de leur métier. Mais ici, sur mon blog, où je n’ai pas de rédacteurs en chef et où je n’ai rien à vendre, je tiens à préciser que la cliodynamique ne consiste pas à prédire l’avenir.

Dans cette partie, j’utiliserai les idées discutées dans les articles précédents pour faire des projections. Une projection diffère d’une prévision (et certainement d’une prophétie) en ce sens qu’elle n’est pas une tentative de prédire ce qui va se passer. Il s’agit plutôt d’une description de ce qui se produirait en fonction de certaines hypothèses et suppositions. En règle générale, nous voulons faire plusieurs projections, en utilisant différentes hypothèses. Cela nous permet d’avoir une idée de la manière dont des hypothèses différentes se traduisent par des trajectoires futures différentes.


Almuzara est sur le point de publier une traduction espagnole de mon livre Historical Dynamics. Lorsqu’ils m’ont demandé un avant-propos pour l’édition espagnole, j’ai réalisé que cela faisait déjà 20 ans que j’avais écrit Historical Dynamics. Cet avant-propos est donc une sorte de rétrospective.

