Une chronique de la révolution (ACOR2)
Par Peter Turchin − Le 27 avril 2025 − Source Cliodynamica

Les bolcheviks, peinture de Boris Kustodiev
Les cent premiers jours du deuxième mandat de Donald Trump méritent largement d’être qualifiés de « cent jours qui ont secoué le monde ».1 Même les plus fervents détracteurs de Trump semblent déconcertés par l’intensité du chaos qui nous frappe depuis le 20 janvier. La plupart des tentatives pour comprendre ce phénomène oscillent entre deux extrêmes. L’une est que Trump joue une partie complexe d’échecs en cinq dimensions. L’autre est qu’il s’agit simplement d’un psychopathe malveillant.
- Avec toutes mes excuses à John Reed (voir Dix jours qui ont ébranlé le monde) ↩






Dans cette partie, j’utiliserai les idées discutées dans les articles précédents pour faire des projections. Une projection diffère d’une prévision (et certainement d’une prophétie) en ce sens qu’elle n’est pas une tentative de prédire ce qui va se passer. Il s’agit plutôt d’une description de ce qui se produirait en fonction de certaines hypothèses et suppositions. En règle générale, nous voulons faire plusieurs projections, en utilisant différentes hypothèses. Cela nous permet d’avoir une idée de la manière dont des hypothèses différentes se traduisent par des trajectoires futures différentes.
