Par Laurent Michelon − Le 20 novembre 2022

Le président chinois Xi Jinping pose pour une photo de groupe avec d’autres dirigeants et invités avant la 22e réunion du Conseil des chefs d’État de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) à Samarcande, en Ouzbékistan, le 16 septembre 2022. (Xinhua/Li Tao)
Le marathon de sommets internationaux des deux premières semaines de novembre, le sommet Chine-ASEAN de Phnom Penh, le G20 à Bali, et l’APEC à Bangkok confirme que le centre du monde a résolument pivoté vers l’Asie. Un mois auparavant, la diplomatie chinoise occupait la même position centrale lors des sommets de l’Organisation de coopération de Shanghai à Samarcande et du Partenariat économique régional global à Qingdao, deux groupements inter-étatiques eurasiatiques initiés par Beijing qui regroupent 2/5 de la population mondiale, et notamment les trois économies les plus dynamiques du moment: la Chine, l’Inde et la Russie.


Il y a quelques jours, une attaque terroriste a eu lieu dans le centre d’Istanbul, en Turquie. Les détails ne sont pas importants et je ne vous en parlerais de toute façon pas car je ne suis pas une pute médiatique qui donne du pouvoir aux terroristes en leur faisant de la publicité gratuite. Ce qui est important, c’est la réaction officielle de la Turquie aux condoléances officielles américaines qui ont été offertes après les faits : la Turquie a refusé de les accepter. Le chef du ministère turc des affaires étrangères, Süleyman Soylu, l’a exprimé sans ambages : « Nous n’acceptons pas les condoléances de l’ambassade américaine ».
