Le patron des médias US* met Russia Today et l’État Islamique dans le même sac

Le 23 janvier 2015 – Source : sputniknews

Andrew Lack, qui vient d’accepter le poste de premier directeur général du Conseil Supérieur de la Radiodiffusion américaine (BBG), a indiqué que Russia Today représentait un des plus importants défis auxquels était confrontée son agence, au même titre que des groupes militants radicaux comme l’État Islamique et Boko Haram, selon le New York Times.

© SPUTNIK/ ILYA PITALEV 

Le CSA britannique blanchit RT de l’accusation d’avoir biaisé les reportages sur le crash du MH17

MOSCOU, 23 Janvier (Sputnik) — Andrew Lack, qui vient d’accepter le poste de premier directeur général du Conseil Supérieur de la Radiodiffusion américaine (BBG), a indiqué que RT représentait un des plus principaux défis auxquels était confrontée son agence, au même titre que des groupes militants radicaux comme l’Etat Islamique et Boko Haram, selon le New York Times.

Andrew Lack, un responsable médiatique connu, était auparavant président de NBC News.

© FLICKR/ ELLIOTT BROWN

« Nous sommes profondément choqués que le nouveau directeur général de BBG ait mentionné RT dans la même foulée les principales armées du terrorisme international, » a rétorqué Margarita Simonyan, le rédacteur en chef de RT. « Nous considérons cela comme un scandale international et nous exigeons une explication. Nous considérons que mettre sur le même plan des journalistes et des terroristes est un crime contre toute la communauté médiatique, » a-t-elle ajouté, selon RT.

La BBC présente ses excuses pour avoir proféré de fausses accusations contre des journaliste de RT

*Le Conseil Supérieur de la Radiodiffusion américaine est une agence fédérale du gouvernement indépendante. Il supervise tous les médias civils internationaux soutenus par le gouvernement étasunien, comme la Voix de l’Amérique, Radio Europe Libre/Radio Liberté, the Middle East Broadcasting Networks (MBC) et Radio Free Asia.

Traduction : Dominique Muselet relu par jj et Diane pour le Saker Francophone

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Revue de presse hebdomadaire
Russie – Ukraine – Europe – États-unis

Samedi 24 janvier 2015

EUROPE

Auteur: Le blog de la résistance
Date: 21 janvier 2015
Langue: français

Aucun média n’en parle : la Russie diminue les exportations de gaz vers l’Europe de 60 %, et l’approvisionnement en gaz à six pays européens, en plein hiver !!!

Lien: https://resistanceauthentique.wordpress.com/2015/01/21/aucun-media-nen-parle-la-russie-coupe-les-approvisionnements-en-gaz-a-6-pays-europeens-en-cours/

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Officiel – La Chine reconnaît le référendum en Crimée

Par Alexander Mercouris

C’est la signification sans équivoque de la déclaration rapportée par TASS qu’a faite un officiel senior du Ministère des Affaires Etrangères Chinois.

Le fait que la Chine reconnaisse le référendum en Crimée signifie que, de facto (et probablement de ce fait de jure), la Chine reconnaît l’unification de la Crimée avec la Russie.

C’est la déclaration la plus claire provenant d’une source officielle (en regard de celles faites par les medias) concernant la position de la Chine vis-à-vis de la crise ukrainienne. Parce que la communication a été faite par un officiel plutôt que par un Ministre, elle est passée quasiment inaperçue. Toutefois, c’est la manière dont la Chine fonctionne : des déclarations de la sorte sont effectuées d’abord dans les médias, ensuite confirmées de manière officielle mais par du personnel de niveau relativement bas, suivi par ce qui devient de facto la ligne politique officielle de la Chine.

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La Russie à l’Europe:
Lâchez les US, joignez l’Union Economique Eurasienne

par Tyler Durden – le 6 janvier 2015 – Source : Zero Hedge

Lentement mais sûrement, l’Europe commence à comprendre que le résultat du blocus économique et financier de l’Ouest contre la Russie fait surtout souffrir l’Europe elle-même. Et tandis que l’Allemagne a été la première à reconnaître cette réalité fin 2014, alors que son économie se fragilisait et se trouve même à ce jour au bord de la récession, les autres pays européens semblent recouvrer leurs esprits. Pour illustration : l’ancien chef de la commission européenne, et ancien premier ministre italien, Romano Prodi, rapportait au journal Messagero qu’une « économie russe affaiblie était extrêmement dommageable pour l’Italie ».

Les autres détails de la déclaration de Prodi :

« Des prix plus bas pour les marchés internationaux de l’énergie bénéficient aux consommateurs italiens, qui paient moins cher leur essence, mais cet effet sera de courte durée. Au contraire, à long terme, la situation économique détériorée des pays producteurs d’énergie, à cause des prix plus faibles du pétrole et du gaz, essentiellement en Russie, est extrêmement dommageable pour l’Italie.

La baisse des prix du pétrole et du gaz, associée aux sanctions appliquées suite à la crise ukrainienne, fera baisser le PIB russe de 5% par an, et donc fera chuter les exportations italiennes d’environ 50% 

Mises à part l’inutilité et l’imminence des sanctions, on doit mettre en évidence un biais évident: indépendamment des problèmes de change du rouble contre le dollar, qui a diminué de moitié, les exportations US vers la Russie ont augmenté, alors que celles de l’Europe se contractaient. »

En d’autres mots, l’air de rien, le monde commence à capter le message en filigrane. Ce n’est pas une exposition aux risques de défaillances financières de la Russie, ou une contagion financière consécutive à une récession russe, c’est quelque chose de bien plus simple qui fera plier les pays européens : la chute de leur commerce extérieur. En effet, si les banques centrales peuvent tout couvrir avec des liquidités nouvelles en imprimant des billets, générant par là même une bulle spéculative sans précédent (qui jusqu’à présent a pour seul mérite de doper la confiance des investisseurs et des consommateurs), elles ne peuvent pas imprimer du commerce, ce bon vieux système qui tirait la croissance dans notre monde globalisé bien avant que les banques centrales ne mettent en route leurs planches à billets pour inonder chaque année le marché d’un trillion (mille milliards) de dollars par an, juste pour masquer la grosse dépression de l’économie mondiale.

Ce qui explique pourquoi il est instructif de lire le rapport publié dans le journal Deutsche Wirtschafts Nachrichten, daté d’hier (5 janvier), qui ne mâche pas ses mots. On y apprend que la Russie a une proposition très convenable pour l’Europe : laisser tomber le commerce avec les USA, dont l’appel à punir la Russie coûte à l’Europe une année supplémentaire de croissance économique en berne, et en échange rejoindre l’union économique eurasienne! La source est là.

La Russie a soumis une proposition saisissante, afin de dissiper les tensions avec l’UE : l’UE devrait renoncer au traité de libre commerce avec les USA (le TAFTA), et plutôt s’engager dans un partenariat avec l’Union économique eurasienne, nouvellement créée. Une zone de libre échange avec des voisins a plus de sens qu’un accord avec les USA.

Certes. De plus, comment l’Europe peut-elle encore jouer les vierges effarouchées quant elle découvre que la NSA (services d’espionnages US) espionnait, une fois de plus, ses plus proches partenaires commerciaux ? On trouve plus d’information sur la proposition russe dans l’EU Observer:

Vladimir Chizhov a déclaré à l’EU Observer : « Notre projet est de provoquer des contacts officiels entre l’UE et l’espace économique eurasien aussi tôt que possible. La chancelière Angela Merkel l’a évoqué il y a peu. Les sanctions de l’UE ne constituent pas un obstacle.
Je pense que le sens commun nous conseille d’explorer les possibilités d’établir un espace économique commun dans la région eurasienne, incluant les pays visés par le Partenariat avec l’Est [une politique européenne de mise en place de liens plus étroits avec l’Arménie, l’Azerbaïdjan, le Belarus, la Géorgie, la Moldavie et l’Ukraine].
Nous pourrions réfléchir à une zone de libre échange qui embrasserait toutes les parties concernées en Eurasie. « 

Il décrit le nouveau bloc, dirigé par la Russie, comme un meilleur partenaire pour l’UE que les USA, souligne les faibles standards de qualité sanitaire de l’industrie alimentaire US.

« Pensez-vous qu’il soit judicieux de consacrer autant d’énergie politique à un projet de zone de libre échange avec les USA quand, à votre frontière directe, se trouve un partenaire plus naturel ? Nous ne chlorons pas nos poulets, nous ! », a rappelé l’ambassadeur.

Le traité établissant l’Union eurasienne (EAEU) a été activé le 1er janvier 2015.

L’EAEU comprend l’Arménie, la Biélorussie (ou Belarus), le Kazakhstan, et la Russie; le Kirghizstan doit la rejoindre en mai. Conçue sur le modèle de l’UE, elle possède un conseil exécutif basé à Moscou, la commission économique eurasienne, et un corps politique,  le conseil économique supérieur de l’Eurasie, où les dirigeants des États membres prennent leurs décisions à l’unanimité.

Cette union implique la libre circulation des travailleurs, et un seul marché pour la construction, le commerce de détail et le tourisme. Durant les dix années, à venir il est prévu de créer un tribunal des litiges à Minsk, un régulateur financier à Astana et, éventuellement, d’ouvrir des bureaux de la commission économique eurasienne à Astana, Bichkek, Minsk et Erevan.

Elle a aussi pour objectif de promouvoir la liberté des mouvements de capitaux, des biens et des services, et d’étendre le marché unique à quarante autres secteurs, dont l’industrie pharmaceutique en 2016.

Pour rappel : l’Union économique de l’Eurasie, un bloc commercial reprenant d’anciens États soviétiques, s’est étendu à quatre nations ce vendredi quand l’Arménie s’est officiellement jointe à ladite union, un jour après que celle-ci ne soit effective entre la Russie, la Biélorussie et le Kazakhstan.

L’Eurasie

Donc, la balle est dans ton camp, Europe : veux-tu un troisième plongeon (voire un quatrième, à l’exemple du Japon) de ton économie en récession, vu que ta banque centrale – contrôlée par Goldman Sachs – pille toujours un peu plus le peu qui reste dans la poche de ta classe moyenne tout en promettant que cette année sera celle de la reprise? Ou reconnais-tu enfin que tu as reçu suffisamment de claques et que tu changes de vision stratégique en matière de commerce, passant d’une réflexion focalisée sur l’Ouest (où le ministre allemand de l’Agriculture rappelait qu’il ne pouvait protéger toutes les saucisses en se référant au TAFTA) à quelque chose de plus marqué à l’Est)?

Considérant les intérêts représentés par les bureaucrates non élus de Bruxelles, on ne sera pas vraiment surpris par la décision prise, finalement, par l’Europe.

Tyler Durden

Traduit par Lionel, relu par jj et Diane pour le Saker Francophone

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Attaque israélienne : le Golan devient une zone de résistance active

 

Le 20 janvier 2015 – Source Moon of Alabama

En réponse à l’attaque israélienne contre le commandant iranien en Syrie, l’Iran et le Hezbollah vont ouvrir un nouveau front sur le plateau du Golan

Chars israéliens sur le plateau du Golan

« La réponse sera ferme et claire.” Voilà, en bref, la réaction iranienne à l’attaque israélienne dans la province syrienne de Quneitra, qui a tué un commandant chevronné de la Garde Révolutionnaire Iranienne (GRI), entre autres. La réaction iranienne donne à penser qu’un front va s’ouvrir sur le Golan où la construction des infrastructures nécessaires est en cours.

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Le quotidien allemand FAZ est-il achetable?

RT DEUTSCH – le 21 janvier 2015 – Source (en allemand)

Porochenko publie un article de propagande dans la FAZ

Très à l’aise à sa place de VIP, le président ukrainien Petro Porochenko était bien visible dans l’édition de lundi de la FAZ (Frankfurter Allgemeine Zeitung), où il s’exprimait sur une demi-page contre « l’agresseur russe et sa guerre hybride » sans oublier le prétendu « ethnocide » des Tatars de Crimée, et pour l’intégration euro-atlantique et l’invincibilité de l’Ukraine. Tout cela coïncidant bien entendu, remarquable ponctualité, avec le début de la nouvelle offensive militaire de Kiev et sans aucune contextualisation ou explication de la part de la rédaction du quotidien. Porochenko aurait-il acheté la FAZ?

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Les révisionnistes polonais post-modernes. Ils osent tout! C’est même à ça qu’on les reconnaît…

Par The Saker – le 21 janvier 2015 – Source Vineyardsaker

MAIS POURQUOI LES POLONAIS HAÏSSENT-ILS LES RUSSES À CE POINT?

Incroyable. Tout le monde sait que Yatseniouk est un vil menteur congénital et qu’il représente un régime de fous furieux. Mais il me semblait que la Pologne était un pays civilisé dirigé par des personnes saines d’esprit, bien qu’elles soient un tantinet soumises aux intérêts étasuniens.

Et puis, soudain, la bombe.

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Les provocations contre la Russie par Israel Shamir

Par Israel Shamir – le 20 janvier 2015

Le monde qui a émergé de l’après-1991 est en train de s’effondrer devant nos yeux. La décision du président Poutine de ne pas être présent au pèlerinage d’Auschwitz, juste après son absence à la marche pour Charlie à Paris, a donné le coup de grâce. C’était amusant à souhait de provoquer la Russie, aussi longtemps qu’elle restait dans la ligne. Plus maintenant. La Russie a brisé les règles du jeu.

Jusqu’à maintenant, la Russie, telle un péquenaud au collège d’Eton [collège dédié à l’aristocratie britannique, NdT], essayait de participer au groupe. Elle prenait part aux rassemblements des Grands, où elle était boudée, payait son dû aux organismes européens qui la condamnaient, souffrait patiemment des sempiternelles critiques des grandes puissances, mais aussi des provocation irritantes des petits joueurs d’Europe de l’Est fonctionnant de concert. Mais quelque chose s’est cassé. Le palefrenier ne veut plus faire partie du groupe, il est rentré chez lui avec son paquetage – juste au moment où ils attendaient de lui qu’il s’agenouille à Auschwitz.

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Vladimir Poutine : l’ours de la Taïga russe se dresse face aux États-Unis

 

Traduction : http://www.sayed7asan.blogspot.fr

Dans cet extrait des échanges avec les journalistes lors du Forum de Valdaï tenu le 24 octobre 2014 (voir le discours complet de Vladimir Poutine prononcé à l’occasion), le Président russe fait un bref mais magistral rappel de de l’état  des relations internationales de 1945 à nos jours, en mettant l’accent sur les crises récentes qui ont toutes pour origine l’arrogance et l’hybris des Etats-Unis et la soumission de leurs vassaux (Afghanistan, Yougoslavie, Irak, Libye, Syrie…).

A travers l’image de l’Ours de la Taïga, il réaffirme sa détermination à défendre la souveraineté et les intérêts nationaux de la Russie contre toute agression, à l’instar de ce qui s’est passé en Crimée, ainsi que l’attachement de la Russie à un monde multipolaire régi par le droit international.

Dans le second extrait, qui provient des échanges avec les journalistes lors de la conférence de presse annuelle du 18 décembre 2014, le Président russe Vladimir Poutine file sa métaphore de l’ours de la Taïga pour affirmer que face à l’impérialisme des Etats-Unis, il n’y a qu’une alternative : l’humiliation de la vassalité, ou la dignité d’une attitude souveraine, qui nécessite une position de force, et entraîne irrémédiablement l’hostilité et l’agression américaines au gré de divers crises qui ne constituent que des prétextes.

Vladimir Poutine se livre chaque année à cet exercice qui peut durer jusqu’à quatre heures, et durant lequel il répond de manière impromptue aux questions les plus agressives de journalistes du monde entier.

Ce franc-parler, cette hauteur de vues et cette stature sont, hélas, introuvables en France, de l’extrême gauche à l’extrême droite de l’échiquier politique, que ce soit parmi les (prétendus) admirateurs de Vladimir Poutine ou ses contempteurs.

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Quelle politique étrangère pour l’Allemagne?

Par Toma pour le Saker Francophone – 17 janvier 2015

Du milieu du XIXe siècle jusqu’en 1989, la question allemande a été au cœur de la diplomatie et des conflits européens et donc la politique étrangère de l’Allemagne a joué un rôle important dans la formation de l’Europe contemporaine.

Pourtant, l’Allemagne en tant qu’État-nation n’a véritablement existé que depuis 1871, lorsque le Reich a été proclamé dans la galerie des Glaces du château de Versailles. Mais la construction de l’unité allemande a été un enjeu important des relations européennes avant cette date, avec la révolution de 1848 d’une part, et l’arrivée au pouvoir de Bismarck d’autre part. Elle a conditionné les relations austro-prussiennes puis les relations franco-prussiennes. Otto von Bismarck, chancelier prussien à partir de 1862, a voulu faire l’unité allemande par « le fer et le sang », ce qui a provoqué des tensions avec les États susceptibles de faire obstacle à cette unité et à la grandeur de l’Allemagne. Le jeune Empire allemand n’aura ensuite de cesse d’être reconnu à l’égal des autres nations dans la diplomatie européenne. Cette volonté est une constante de la diplomatie allemande même si, de 1945 à 1990, elle n’a pu s’exercer que dans le cadre d’une « souveraineté limitée. » (1)

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