Par M.K. Bhadrakumar – Le 8 septembre 2023 –2 Source Indian Punchline392222
Tout observateur expérimenté de la politique russe sait qu’il est préférable d’évaluer l’état du tango russo-américain à partir d’intrigues secondaires, souvent obscures et inaperçues, loin de l’amphithéâtre où les gladiateurs croisent le fer. C’est pourquoi il convient d’explorer deux pistes concernant la crise ukrainienne.
La première est la rencontre entre le ministre russe des affaires étrangères, Sergey Lavrov, et son homologue indien, S. Jaishankar, à Jakarta, en marge du sommet de l’Asie de l’Est, et la seconde est l’arrivée inopinée du secrétaire d’État américain, Antony Blinken, à Kiev. Ces deux événements se sont produits mercredi. Le trafic cryptographique entre Jakarta, Kiev, Moscou et Washington a dû être très intense au cours des dernières 48 heures.

Plus de 18 mois après le début du conflit entre la Russie et l’Ukraine, l’aide militaire de l’OTAN à Kiev reste un élément constitutif de la guerre. Ce facteur s’infiltre dans la conscience publique, influence la perception politique du conflit et la situation sur le champ de bataille, quel que soit le côté des hostilités où l’on se trouve. Tous ces aspects sont importants en soi, et chacun d’entre eux influencera le cours du conflit et son issue finale. Mais combien de temps l’OTAN pourra-t-elle fournir une assistance militaire à l’Ukraine ?
Dans cette partie, j’utiliserai les idées discutées dans les articles précédents pour faire des projections. Une projection diffère d’une prévision (et certainement d’une prophétie) en ce sens qu’elle n’est pas une tentative de prédire ce qui va se passer. Il s’agit plutôt d’une description de ce qui se produirait en fonction de certaines hypothèses et suppositions. En règle générale, nous voulons faire plusieurs projections, en utilisant différentes hypothèses. Cela nous permet d’avoir une idée de la manière dont des hypothèses différentes se traduisent par des trajectoires futures différentes.
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