Par François-Xavier Chevallerau – Le 6 mars 2017 – Cassandra Legacy

Un rapport sur le problème mondial de l’épuisement du pétrole publié il y a plusieurs années par une obscure association d’ingénieurs-conseils anonymes et de gestionnaires de projets professionnels est soudainement soumis à de fortes critiques.
Note de Ugo Bardi Il s'agit d'un article de François-Xavier Chevallerau, un spécialiste des politiques publiques basé à Bruxelles qui est en train de mettre en place un nouveau think tank international pour soutenir l'émergence et la promotion de l'économie biophysique dans le débat public et la conversation politique. Ici, il commente le « Hill's Report » qui a également été discuté dans un précédent post sur mon blog.





Ma récente tournée a été très utile, entre autre pour mesurer la réaction du public aux divers sujets liés à la techno-sphère et à son contrôle sur nous. Plus précisément, ce qui semble généralement manquer, c’est de comprendre que la techno-sphère ne contrôle pas seulement la technologie ; elle contrôle aussi notre esprit. La techno-sphère ne nous empêche pas seulement de choisir des technologies qui nous paraissent appropriées et de rejeter celles qui ne le sont pas. Elle contrôle nos goûts, nous faisant préférer les choses qu’elle préfère pour ses propres raisons. Elle contrôle également nos valeurs, en les alignant sur les siennes. Et elle contrôle notre corps, nous incitant à nous traiter nous-mêmes comme si nous étions des mécaniques plutôt que des communautés symbiotiques de cellules vivantes (humaines et autres).
Pratiquement tout dans nos maisons, tout dans nos magasins, est arrivé sur un camion. Auparavant, 90% de ces articles étaient transportés sur un navire et/ou un train. Si les camions, les trains et les navires cessaient de fonctionner, notre économie mondiale et notre mode de vie s’arrêteraient aussi.

