Par Tiberio Graziani – Le 15 février 2019 – Source flux.md
Mon approche de la question européenne n’est pas originale. Après la Seconde guerre mondiale, l’Europe s’est trouvée divisée en deux zones d’occupation dirigées par les deux superpuissances vainqueurs, l’URSS et les États-Unis. Puis, l’empire soviétique s’est effondré. Les États-Unis ont remporté la guerre froide et le vainqueur a imposé aux pays de l’ancien camp socialiste les conditions de leur capitulation. Mais d’une manière apparemment étrange, pour la première fois de l’histoire, les pays défaits ont volontiers accepté les conditions de la reddition comme une forme de charité et de libération.
La cause première de cette jubilation naïve réside dans l’incapacité du camp soviétique à mener la guerre culturelle, psychologique et civilisationnelle mondiale bien avant l’effondrement du communisme. La fascination exercée par la culture de masse occidentale, le magnétisme de la société de consommation et du modèle capitaliste dans son ensemble ont conquis la mentalité collective des peuples de l’Est. Les régimes communistes n’étaient pas prêts à résister à cette guerre non militaire qui dura des décennies.