La guerre contre l’Iran. L’opération spéciale ratée – L’escalade des menaces – Chronologie de la victoire de Trump


Par Moon of Alabama – Le 6 avril 2026

Le gouvernement américain a affirmé qu’il avait lancé une grande mission de sauvetage près d’Ispahan, en Iran, pour récupérer l’officier tirailleur d’un avion F-15 qui avait été abattu alors qu’il bombardait le pays.

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La guerre contre l’Iran. L’impossibilité à comprendre l’Iran – Illusions de guerre – Perte du statut de superpuissance


Par Moon of Alabama – Le 3 avril 2026

Le discours de Trump mercredi soir n’offrait rien de nouveau. Mais pris avec ses menaces de bombarder jusqu’à ramener l’Iran à l’âge de pierre, cela indique son intention de lancer une nouvelle escalade de la guerre.

Trump et certains dans son entourage ne comprennent toujours pas l’Iran. Parce qu’ils n’ont jamais, dans leur propre vie, tenu un principe dont ils ne s’écarteraient pas si de l’argent devait être gagné. L’Iran, en revanche, a des principes qui ne sont pas à vendre. Trump ne peut pas comprendre une telle chose :

Lors d’un entretien téléphonique le lendemain matin [2 avril], Trump a déclaré à TIME que l’Iran était impatient de conclure un accord pour mettre fin aux combats. « Pourquoi n’appelleraient-ils pas ? Nous venons de faire sauter leurs trois grands ponts hier soir« , a déclaré le président. « Ils sont décimés. Ils disent que Trump ne négocie pas avec l’Iran. Je veux dire, c’est pourtant une négociation facile ».

L’Iran ne fonctionne pas comme ça. Il n’est pas gouverné par des vendus.

Trump et ceux qui le soutiennent sont encore profondément délirants quant à leur véritable pouvoir. Considérez l’éditorialiste du Washington Post, Marc Thiessen, qui insiste (archivé) sur le fait que les États-Unis ont les moyens militaires de gagner la guerre en quelques semaines :

Plutôt que d’attendre que l’Iran accepte les conditions qu’il a mises sur la table, [Trump] peut simplement imposer les conditions de paix qu’il a fixées unilatéralement.

Voici comment procéder en cinq étapes :

Terminez toutes les tâches militaires restantes. Trump a déclaré que la guerre « se poursuivra jusqu’à ce que nos objectifs soient pleinement atteints». Alors, quelles tâches restent à faire ? Saisir ou détruire les matières fissiles iraniennes afin que le régime ne puisse pas facilement redémarrer son programme nucléaire (ou donner ce que Trump appelle sa « poussière nucléaire » à des terroristes pour en faire une bombe sale). Éliminez toutes les cibles restantes sur la liste des militaires. Mettre en œuvre le plan novateur que des sources m’ont indiqué. Le commandant du Centcom Adm., Brad Cooper, s’est préparé à ouvrir le détroit d’hormuz par la force, puis à confier la mission à une armada multinationale composée de pays qui reçoivent du pétrole du détroit, qui doivent assumer la responsabilité de le maintenir ouvert. Ou, alternativement, les États-Unis peuvent facturer des “frais d’escorte” substantiels pour chaque navire traversant le détroit, frais qui seraient annulés pour les pays participant à la mission. Et puis, enfin, soit prendre le contrôle de l’île de Kharg, en saisissant ou en bloquant ce pivot du secteur iranien des exportations d’énergie, soit le détruire pour paralyser la capacité de l’Iran à financer des proxys terroristes et sa reconstruction au niveau militaire.

Si les États-Unis accomplissent ces tâches, ils auront la mainmise sur l’Iran et le régime ne pourra plus jamais prendre en otage l’économie mondiale. Les commandants militaires américains estiment que ces objectifs peuvent être atteints dans les deux à trois prochaines semaines, …

Trump, probablement après avoir lu la brochure de Thiessen, semble d’accord avec cela :

Avec un peu plus de temps, nous pouvons facilement OUVRIR LE DÉTROIT D’Hormuz, PRENDRE LE PÉTROLE ET FAIRE FORTUNE. CE SERA UN  » GEYSER” POUR LE MONDE ??? Président DONALD J. TRUMP

(TS: 03 avril 08: 22 ET)

L’uranium enrichi de l’Iran est caché sous une montagne. Une opération commando à grande échelle sous le feu aurait besoin de semaines pour s’en sortir. Kharg peut être détruit par les États-Unis aussi facilement que l’Iran peut détruire tous les ports pétroliers du côté ouest du golfe. Le résultat serait des dommages économiques encore plus graves :

Le Dated Brent, le prix des expéditions achetées et vendues en mer du Nord, a atteint jeudi 141,36 dollars le baril, contre 128,46 dollars la veille, selon S&P Global, un groupe de recherche.

Il n’y a aucun moyen « d’ouvrir » Hormuz tant que l’Iran contrôlera la côte le long de celle-ci. Il n’y a pas non plus les plus de 100 000 soldats américains nécessaires pour prendre et sécuriser ce littoral.

C’est le détroit où se décidera cette guerre (archivé) :

La capacité de Téhéran à contrôler cette voie navigable internationale, par laquelle transitait un cinquième de l’approvisionnement mondial en pétrole, est devenue le principal levier de l’Iran contre les États-Unis, ses voisins du Golfe et l’économie mondiale. Que la guerre se termine par un succès ou une défaite pour l’Iran dépend d’abord et avant tout de la question de savoir si Téhéran sort de ce conflit en détenant toujours le détroit et, avec lui, les clés des marchés mondiaux de l’énergie.

Au cours des derniers jours, les États-Unis et Israël ont bombardé plus de 600 hôpitaux et centres médicaux en Iran, y compris son très réputé Institut Pasteur. Ils ont frappé la maison d’un ancien ministre iranien des Affaires étrangères qui aurait été en pourparlers avec le vice-président JD Vance via le Pakistan.

L’Iran a riposté. La grande raffinerie de Mina Al-Ahmadi au Koweït brûle après une frappe de drone. Une grande installation de gaz aux Emirats a également été touchée. Plusieurs incendies étaient visibles au-dessus d’installations industrielles à Bahreïn. Diverses cibles militaires et industrielles en Israël ont été endommagées. L’Iran a menacé de frapper des ponts dans les États du Golfe après que les États-Unis ont détruit un pont nouvellement construit en Iran.

Aujourd’hui, un avion de chasse américain a été abattu dans l’espace aérien iranien que les États-Unis prétendent contrôler.

Mais tout cela n’est qu’un petit changement si l’on considère ce qui est en jeu pour la position mondiale des États-Unis d’Amérique. Selon les théories d’Alfred Mahan, le statut de superpuissance mondiale des États-Unis dépend du contrôle de sa Marine sur les voies maritimes :

Mahan pensait que la grandeur nationale était inextricablement associée à la mer, à son utilisation commerciale en temps de paix et à son contrôle en temps de guerre ; [ … ] Le cadre de Mahan dérivait de celui de Jomini et mettait l’accent sur les emplacements stratégiques (tels que les goulots d’étranglement, les canaux et les stations de charbon), ainsi que sur les niveaux quantifiables de puissance de combat dans une flotte.

Dans leur guerre contre les Houthis, les États-Unis et leur marine n’avaient déjà pas réussi à rouvrir la mer Rouge. L’échec, plus public, de garder le détroit d’Hormuz sous contrôle fera d’énormes dégâts à leur image mondiale. Si les États-Unis ne parviennent pas à soumettre l’Iran et à rouvrir le détroit, ils perdront leur statut de superpuissance mondiale.

C’est pourquoi les États-Unis risquent d’intensifier encore plus cette guerre.

Moon of Alabama

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.

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La guerre contre l’Iran. Le meilleur choix est de battre en retraite mais l’escalade est plus probable


Par Moon of Alabama – Le 1er avril 2026

Le président américain Donald Trump prononcera un discours en direct ce soir à 21h00 H.

Il pourrait annoncer que :

  • les États-Unis se retireront de la guerre contre l’Iran qu’il a lancée ou que
  • les troupes américaines ont commencé à envahir le territoire iranien.

Le numéro 1 semble peu probable car l’AIPAC, les Républicains bellicistes et les Démocrates sionistes sont tous contre un plan de retrait américain.

Le numéro 2 semble irrationnel car toute invasion du territoire iranien est vouée à se terminer par une défaite.

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La guerre contre l’Iran. Cela revient moins cher de payer pour traverser Hormuz que de faire la guerre


Par Moon of Alabama – Le 31 mars 2026

Le président américain Donald Trump serait prêt à renoncer au passage du golfe Persique :

Trump dit à ses collaborateurs qu’il est prêt à mettre fin à la guerre sans rouvrir Ormuz (archivé) – WSJ

Ces derniers jours, Trump et ses collaborateurs ont estimé qu’une mission visant à ouvrir le goulot d’étranglement pousserait le conflit au-delà de son calendrier de quatre à six semaines. Il a décidé que les États-Unis devraient atteindre leurs principaux objectifs d’entraver la marine iranienne, épuiser ses stocks de missiles et mettre fin aux hostilités actuelles tout en faisant pression diplomatiquement sur Téhéran pour qu’il reprenne la libre circulation des échanges. En cas d’échec, Washington ferait pression sur ses alliés en Europe et dans le Golfe pour qu’ils prennent l’initiative de rouvrir le détroit, ont déclaré les responsables.

Il y a aussi des options militaires que le président pourrait choisir, mais elles ne sont pas sa priorité immédiate, ont-ils déclaré.

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La guerre contre l’Iran. « Et ensuite ? Que se passe-t-il ? »


Par Moon of Alabama – Le 30 mars 2026

La dernière explosion émotionnelle de Trump, destinée à refroidir le marché, a été publiée il y a environ une heure :

Les États-Unis d’Amérique sont en pourparlers sérieux avec un NOUVEAU RÉGIME PLUS RAISONNABLE pour mettre fin à nos opérations militaires en Iran. De grands progrès ont été réalisés mais, si pour une raison quelconque un accord n’est pas conclu sous peu, ce qui sera probablement le cas, et si le détroit d’Hormuz n’est pas immédiatement “Ouvert aux affaires”, nous conclurons notre charmant “séjour” en Iran en faisant sauter et en effaçant complètement toutes leurs Centrales électriques, puits de pétrole et île de Kharg (et éventuellement toutes les usines de dessalement !), que nous n’avons délibérément pas encore « touché« . Ce sera en représailles pour nos nombreux soldats et d’autres, que l’Iran a massacré et tué au cours des 47 années de règne terroriste de l’ancien Régime. Merci de votre attention à ce sujet.

Président DONALD J. TRUMP

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La guerre contre l’Iran. Une exorbitante dépense en munitions + un manque de succès = l’Iran gagne


Par Moon of Alabama – Le 27 mars 2026

Il y a quelques nouveaux chiffres sur la disponibilité en munitions de chaque côté du conflit.

Le Washington Post explique (archivé) que les États-Unis ont tiré quelque 850 missiles de croisière Tomahawk sur l’Iran. Le stock total disponible de Tomahawks se situe entre 3 000 et 4 000.

Mais la limite pour l’utilisation de ces armes à longue portée est ailleurs. Les missiles sont généralement tirés à partir de navires de la marine américaine. Chaque navire a une charge limitée à 72 Tomahawks. Lorsque ceux-ci sont épuisés, les navires doivent se rendre dans un port ami pour être rechargés. (Le rechargement de gros missiles en mer a été testé mais en est encore à ses balbutiements.)

Les quelque 16 destroyers et sous-marins que les États-Unis ont autour du Golfe sont désormais pour la plupart des « Winchester« , c’est-à-dire n’ont plus de missiles Tomahawk à tirer. Mais ils ne peuvent pas encore quitter leur position car leurs capacités de défense aérienne sont encore nécessaires pour affronter les missiles iraniens.

Les missiles de défense aérienne font également défaut. Comme l’a rapporté le Royal United Service Institute britannique (RUSI) il y a trois jours :

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La guerre contre l’Iran. Aucun pourparlers – La Bataille Continue – Les mauvaises options américaines – L’escalade de la guerre des proxys


Par Moon of Alabama – Le 25 mars 2026

Lorsque le président Trump a écarté sa menace de bombarder les infrastructures iraniennes, il a affirmé qu’il y avait eu desconversations bonnes et productives” avec l’Iran. Je soupçonnais qu’il n’y avait eu aucune discussion avec l’Iran.

Des soupçons qui se sont avérés corrects. Il n’y a eu qu’une tierce partie qui a remis une demande américaine de pourparlers :

Le chef de l’armée pakistanaise, le maréchal Syed Asim Munir, est devenu l’interlocuteur clé entre les États-Unis et l’Iran, l’Égypte et la Turquie encourageant les Iraniens à s’engager de manière constructive, ont ajouté les responsables. On pense que le maréchal Munir entretient des liens étroits avec le Corps des Gardiens de la Révolution islamique d’Iran, ce qui le met en position de transmettre des messages entre les parties belligérantes, ont-ils déclaré.

Il a récemment contacté Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement iranien et ancien commandant des Gardiens de la Révolution, proposant que le Pakistan accueille des pourparlers entre l’Iran et les États-Unis, ont déclaré un responsable iranien et un responsable pakistanais, qui ont parlé sous couvert d’anonymat pour discuter de sujets sensibles.

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La guerre Contre L’Iran. Trump s’enrichit – Troubles sociaux – Les arabes rejoignent la guerre – L’invasion de l’Iran


Par Moon of Alabama – Le 24 mars 2026

Hier, quelques minutes seulement avant le dernier mouvement de recul du président Trump, des initiés ont parié sur la hausse des actions et la baisse des prix du pétrole. Ils ont fait un massacre :

Des traders ont placé 580 millions de dollars de paris sur le pétrole avant le message de Donald Trump sur les réseaux sociaux sur des pourparlers avec l’Iran – (archivé) – FT

Des traders ont fait des paris d’un montant d’un demi-milliard de dollars sur le marché pétrolier environ 15 minutes avant que le message de Donald Trump vantant des pourparlers “productifs” avec l’Iran ne fasse chuter le prix du brut et n’enflamme la volatilité des autres actifs.

Environ 6 200 contrats à terme sur le Brent et le West Texas Intermediate ont changé de mains entre 6 h 49 et 6 h 50, heure de New York, lundi, juste un quart d’heure avant le message du président américain sur Truth Social annonçant qu’il avait eu ces derniers jours des “conversations productives” avec Téhéran pour mettre fin à la guerre en Iran. La valeur notionnelle de ces transactions était de 580 millions de dollars, selon les calculs du FT basés sur les données de Bloomberg.

Les volumes de transactions pour le Brent et le WTI ont bondi au même moment, 27 secondes avant 6h50. Les contrats à terme sur l’indice boursier S & P 500 ont bondi quelques instants après celui du pétrole, les volumes augmentant également de manière significative au cours de cette période.

On ne sait pas si une ou plusieurs entités sont à l’origine des transactions de lundi.

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La guerre contre l’Iran. Trump bat en retraite – Qui a fait pression pour déclencher cette guerre – Dominer le marché de l’énergie comme objectif


Par Moon of Alabama – Le 23 mars 2026

Samedi, le président américain Donald Trump a menacé d’attaquer le réseau électrique iranien et d’autres infrastructures dans les 48 heures si l’Iran ne rouvrait pas totalement le détroit d’Ormuz :

« Si l’Iran n’ouvre pas COMPLÈTEMENT, SANS MENACE, le détroit d’Ormuz, dans les 48 HEURES à compter de ce moment précis, les États-Unis d’Amérique frapperont et anéantiront leurs différentes CENTRALES ÉLECTRIQUES, EN COMMENÇANT PAR LA PLUS GRANDE EN PREMIER ! » Trump a posté ce message sur les réseaux sociaux vers 19h45 HAE (23h45 GMT) samedi.

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