Par James Howard Kunstler – Le 23 novembre 2020 – Source kunstler.com

Il y a quelques années seulement, la nation semblait suffisamment solide pour que son existence même ne soit pas remise en question. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. En 2016, l’oligarchie élitiste, bleue et côtière, était trop satisfaite de sa droiture-en-toutes-choses – en particulier de son droit au pouvoir – pour se donner la peine de truquer les élections au-delà des habituelles dévoilements de magouilles citadines dans les lieux habituels. Mais ensuite, Hillary a perdu contre Trump qui a lui empoché les votes électoraux dans les États en balance mais sans gagner le vote populaire national.
Une chose que l’on peut dire de la conférence de presse commune des trois avocats de la campagne Trump, jeudi à midi, assurément ce n’était pas très au point. Mais quoi, sommes-nous à ce point une nation de crétins lobotomisés que notre principal critère pour tout acte public d’un mélodrame national aigu soit la qualité de la présentation ? Je suppose que nous aimons que nos crises soient ébouriffantes [ou bouffantes par leur côté bouffe ?, NdT], comme un spot de Caitlin Jenner sur ‘The View’. Celle-ci, cependant, reste brutale et sauvage.
Les historiens du futur, qui feront frire des cloportes sur leur feu de camp, se souviendront avec émerveillement et nausée de l’élection de 2020 et de la tentative de démolition contrôlée des États-Unis par la Rébellion du Réveil et son avatar incongru, Joe Biden, le Saint-Esprit de l’arnaque et du 


