Octobre 2022 – Source Nicolas Bonnal

L’Amérique nous hypnotise à volonté, elle nous pousse au suicide et sans forcer son talent : la dette et les usuriers des fonds de pension comme Fink, c’est elle ; le transhumain et le Reset c’est elle et ses milliardaires ; le virus et les vaccins c’est elle (Bourla veut dire « plaisanterie », burla, en espagnol) ; la russophobie et l’extermination nucléaire en Europe, ce sera aussi elle (elle est sûre que jamais la Russie complexée ne s’en prendra à elle directement) ; les nouvelles chasses aux sorcières et le nouveau puritanisme moral, c’est elle ; les privatisations et la déglingue à la Dick, c’est toujours elle. Elle va nous exterminer et nous l’en remercions, et nous la divinisons. Elle fait penser au serpent biblique : elle amène la connaissance, une connaissance vide et creuse, et nous perdons tout au passage. Mais nous sommes contents. Comme le serpent du Livre de Jungle, elle nous hypnotise avant de nous bouffer l’Amérique.


Le déclin avait commencé sans crier gare par une matinée ensoleillée de septembre 2001. Ivre de son sentiment de toute puissance et d’impunité, faute d’ennemi susceptible de justifier son régime d’exception sur la scène internationale, l’Empire avait perpétré sur son propre sol les attentats que l’on sait, comme un mannequin vieillissant s’auto-mutilant pour toucher la prime d’assurance. Il en résulta deux décennies de représailles aveugles, d’abus de toutes sortes et de renversements de dirigeants non-alignés au projet de dissolution des nations sous la férule d’un ordre mondial hégémonique et unipolaire.