Réforme du collège : Seigneur, je ne veux plus aller à leur école


Par Salah Lamrani – Le 17 septembre 2015 – Source Sayed7asan

Aujourd’hui, 17 septembre 2015, les syndicats enseignants ont presque unanimement appelé à la grève contre la réforme du collège qui vise à démanteler plus avant les derniers vestiges de l’instruction publique en intensifiant le nivellement par le bas. Le mobile est tout trouvé : il en va du bon fonctionnement de notre médiocratie apatride– affublée des oripeaux de la méritocratie républicaine – et de sa perpétuation, pour lesquels l’élevage intensif de moutons est vital. Plutôt qu’une longue dissertation, voici un petit florilège sur cette tradition éducative républicaine 1 déjà dénoncée par Jean Jaurès, et dans laquelle s’inscrit pleinement notre gouvernement actuel.

Salah Lamrani (Sayed Hasan) est professeur de Lettres en région parisienne, Titulaire de l’Éducation nationale, gréviste
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  1.  Jaurès parlait des Républicains opportunistes (les Jules Ferry, Favre, Simon, etc.), véritables ancêtres du Parti socialiste, comme de prétendus républicains pour qui la République n’est que la substitution de l’oligarchie financière à l’oligarchie terrienne, du grand industriel au hobereau, de la hiérarchie capitaliste à la hiérarchie cléricale, du banquier au prêtre, et de l’argent au dogme, dénonçant «la force de résistance formidable des privilèges et des iniquités sociales» (La Dépêche de Toulouse, 11 janvier 1893)

Turquie : l’instabilité à venir


Immanuel Wallerstein
Immanuel Wallerstein

Par Immanuel Wallerstein – Le 15 juin 2015 – Source : iwallerstein.com

Commentaire No 403

La Turquie a tenu des élections parlementaires le 7 juin 2015. Contrairement aux attentes de pratiquement tout le monde, le parti au pouvoir, le Parti pour la justice et le développement (AKP, dans ses initiales turques) a perdu sa majorité absolue. Cela a été vu comme une défaite majeure à la fois pour le parti et pour le président de la Turquie, Recep Tayyip Erdogan.

Le correspondant du Financial Times a qualifié les résultats de séisme et a cité un commentateur critique d’Erdogan, qui disait: «Il n’y a pas de voie sans risque pour lui en ce moment; quoiqu’il choisisse, ce sera un pari.» Le titre de cet article dit qu’Erdogan a «un choix de lendemain de sondage: reculer ou aller de l’avant».

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