Par Philippe Grasset – le 26 janvier 2015 – Source Dedefensa
La victoire du parti de Tsipras en Grèce est évidemment un événement d’une importance extrême, ne serait-ce que parce qu’il interrompt cinq années d’un traitement indigne et inadmissible de la Grèce. Pendant ce laps de temps, la Grèce a été soumis à une politique déstructurante et dissolvante dont l’essence même relève de la barbarie postmoderne toute entière opérationnalisée par le Système. La société grecque a été systématiquement déstructurée et dissoute au nom de l’austérité, avantageant les habituelles forces-Système et les milieux transnationaux à la fois coupables et profiteurs de l’opération, transformant le citoyen qui se place dans un ensemble collectif d’une société dépendant d’une nation et du bien public qu’elle doit assurer, en un individu isolé, sans la moindre protection, considéré comme un pion souvent inutile et coûteux pour le Système. Si ce n’est une barbarie dépassant tout ce qui a été fait jusque là par le caractère insidieux et totalitaire de la déstructuration et de la dissolution, alors le mot n’a guère de sens.



Au cours de l’année 2014, les prix payés pour le pétrole brut se sont écroulés, passant de 125$ le baril a environ 45$ maintenant, et peuvent encore facilement chuter avant de remonter encore plus haut puis s’écrouler de nouveau avant de repartir en flèche. Vous voyez ou je veux en venir? A la fin, les larges dents de scie du marché du pétrole et les encore plus larges dents de scie des marchés financiers, des monnaies engendrant les faillites en chaîne des compagnies énergétiques, puis des entités les ayant financées, puis la faillite des pays ayant soutenu ces sociétés financières entraineront en bout de course l’écroulement des économies basées sur l’industrie. Et sans une économie industrielle fonctionnelle le pétrole brut sera considéré comme un déchet toxique. Mais cela n’arrivera pas avant deux ou trois décades.

