Mars 2021 – Source Nicolas Bonnal

J’ai demandé récemment si on vivait le Grand Reset ou simplement le grand épisode apocalyptique occidental : fin des énergies fossiles, fin de l’ère industrielle et bon écroulement de la cité Potemkine euro-américaine bâtie sur une montagne de dettes. La guerre de Poutine accélère cette formidable déglingue que certains ont prophétisé. Et comme il m’arrive d’être optimiste, je dirais qu’il semble difficile d’établir une dictature totalitaire et numérique dans le cadre d’un effondrement énergétique et systémique. On le peut après une guerre civile mais je ne vois pas nos brillantes élites la gagner cette guerre.
Réponse longue : permettez-moi de vous emmener sur un très court chemin de mémoire, de 16 jours seulement, à partir du 22 février 2022. Ce jour-là, la majorité des forces ukrainiennes étaient massées au cœur des territoires des républiques populaires de Donetsk et de Lougansk – deux îlots peuplés de Russes, dont de nombreux détenteurs de passeports russes. Les forces ukrainiennes étaient à portée de frappe de leurs capitales et (comme le prouvent des documents officiels récemment obtenus) planifiaient une attaque générale contre elles. Cela aurait été un acte de génocide que la Russie n’aurait eu d’autre choix que d’essayer d’arrêter.

