Par Zénon – Novembre 2024

L’homme s’imagine dominer la nature
mais n’en est que le rejeton paranoïaque.
Le plus grand des chasseurs est donné en pâture
aux appétits retors des hordes démoniaques.Les foules somnambules subissent le diktat
de forces exercées contre leur volonté.
Le dormeur est inconscient de son état
et son esprit demeure compartimenté.Si l’aveugle savait combien on l’a volé,
il saurait retrouver à tâtons le coupable.
Mais au petit matin l’oiseau noir envolé
le laisse toujours amnésique et incapable.La terreur est une fièvre contagieuse
insinuée dans l’inconscient collectif.
Elle exige une obéissance religieuse :
notre autodestruction en est l’objectif.L’individu capable de s’émanciper
a regardé au fond son ombre et sa douleur.
Seule l’attention permet de dissiper
notre propre consentement à nos malheurs.Chaque intention trouve écho dans l’univers,
c’est ainsi qu’un évènement se réalise.
Nos pensées au ciel sont des livres ouverts :
espérons pour certaines que nul ne les lise.
Zénon
Extrait du recueil de poèmes inédits « Hérésies« de Zénon. À retrouver dans Les Chroniques de Zénon





Dans les décennies à venir, le concept principal et le plus fréquemment utilisé sera sans aucun doute le terme « découplage ». Le mot anglais « decoupling » signifie littéralement « déconnexion d’une paire » et peut se référer à un large éventail de phénomènes, de la physique à l’économie. Dans tous les cas, il s’agit de la rupture du lien entre deux systèmes, en particulier lorsqu’ils dépendent l’un de l’autre dans une mesure plus ou moins grande. Il n’existe pas d’équivalent exact pour traduire ce mot en russe, bien que размыкание (détachement), расцепление (désengagement), et разрыв пары (déconnexion des paires) véhiculent le sens. Toutefois, il est préférable de conserver le terme anglais « decoupling ».