Encore un coup d’Etat dirigé par la CIA ?


Elle laisse des traces partout dans la tentative de destitution de Trump


Par Ekaterina Blinova − Le 2 octobre 2019 − Source Sputnik News

Trump deep state

Ce n’est pas la première fois que la communauté du renseignement américaine s’en prend à un président américain élu, affirme le directeur exécutif du Ron Paul Institute for Peace and Prosperity, Daniel McAdams, en faisant référence aux tentatives répétées du FBI et de la CIA de saper Donald Trump et son équipe.

Le 30 septembre, le Dr Ron Paul, auteur, médecin et candidat à la présidence des États-Unis en 1988, 2008 et 2012, s’est demandé si la récente enquête de destitution annoncée par la présidente de la Chambre, Nancy Pelosi, n’était rien de moins qu’un coup de la CIA.

« Il peut sembler que le Parti démocrate, furieux de la défaite d’Hillary Clinton en 2016, soit le moteur de cette tentative de destitution de Donald Trump, mais à chaque fois, nous observons les empreintes digitales de la CIA et ses alliés de l’État profond étasunien », écrit le politicien à la retraite dans sa rubrique hebdomadaire.

Selon le Dr Paul, on peut voir une de ces empreintes dans un éditorial d’août 2016 de l’ancien directeur par intérim de la CIA, Mike Morell, accusant Trump d’être un « agent russe » et dans la remarque, faite en juillet 2018 par l’ancien directeur de la CIA, John Brennan, qualifiant le comportement du président américain lors des entretiens avec son homologue russe de « trahison ».

Pourtant, l’enquête du conseiller juridique spécial Robert Mueller, qui a duré deux ans et n’a trouvé aucune preuve de collusion entre la campagne Trump et la Russie, a bien prouvé que les affirmations de Morell et de Brennan étaient fausses. De même, la récente plainte d’un lanceur d’alerte, que l’on pense être un agent de renseignement affecté à la Maison-Blanche, a déclenché une controverse, d’autant plus qu’il ou elle « n’a pas été le témoin direct de la plupart des événements décrits ».

Cette plainte soulève des soupçons quant au fait que la communauté du renseignement a délibérément modifié les règles afin que le dénonciateur puisse présenter son rapport.

Rudy Giuliani@RudyGiuliani 3:27 AM · Sep 30, 2019

Les dossiers montrent que la communauté du renseignement a révisé discrètement le formulaire officiel de plainte des dénonciateurs en août 2019. Éliminant l'exigence d'avoir une connaissance directe et directe des actes répréhensibles perçus. Coïncidence ? Voici le formulaire original avant la révision d'août 2019.

first hand info

Le 30 septembre, le Bureau de l’Inspecteur général de la communauté du renseignement (ICIG) a réfuté cette hypothèse. Après avoir parlé du formulaire disant que pour qu’un problème important soit jugé « crédible », l’ICIG doit être « en possession d’informations fiables et de première main », l’ICIG a plus tard changé d’avis en disant « qu’il n’existe aucune exigence de ce genre dans le statut ».

Cette déclaration de l’ICIG a déclenché une tempête sur Twitter, certains utilisateurs de médias sociaux soulignant des contradictions évidentes entre le récit du dénonciateur et la transcription réelle de la conversation Trump-Zelensky.

Daniel McAdams, le directeur exécutif du Ron Paul Institute for Peace and Prosperity, estime que le traitement de la plainte du dénonciateur semble louche. Il présume que la communauté du renseignement et l’État profond sont derrière cette plainte.

Spoutnik : Que pensez-vous de l’hypothèse du Dr Paul d’un possible « coup d’état de la CIA » contre Donald Trump ? Comment se fait-il que la communauté du renseignement américain (IC) ait décidé de s’en prendre au président élu des États-Unis ?

Daniel McAdams : Il n’est pas inhabituel que la communauté du renseignement américain – qui fait partie intégrante de « l’État profond » – s’en prenne à un président élu. En fait, il y a de nombreuses preuves que la CIA avait la main bien trempée dans l’assassinat du président John F. Kennedy. Si vous regardez toutes les données concernant les débuts de « Russiagate » et la tentative de refuser à Donald Trump le poste auquel il a été élu, vous trouverez des membres actuels et « anciens » de l’appareil de renseignement américain à chaque étape. L’ancien directeur de la CIA, John Brennan, a été extrêmement actif, tant en surface qu’en profondeur, pour tenter de saper la légitimité du président américain, l’accusant à tort d’être un traître pour avoir rencontré le président russe Poutine. D’autres membres de la communauté du renseignement américain, comme l’ancien directeur par intérim Mike Morell et l’ancien directeur du FBI Comey, ont également tenté activement de saper et de démettre le président Trump.

Spoutnik : Le 27 septembre, The Federalist divulguait que la communauté du renseignement avait secrètement effacé l’exigence que les faits révélés par les dénonciateurs soient de première main pour être considérés comme « la divulgation d’un problème important ». En réponse, le Bureau de l’inspecteur général de la communauté du renseignement (ICIG) a publié lundi une déclaration dans laquelle il insistait sur le fait que cette exigence n’avait pas été changée. Il a ajouté que, même si le lanceur d’alerte en question n’avait pas une connaissance directe de la plupart des événements, l’ICIG n’en a pas conclu que le plaignant avait « fourni des affirmations de seconde main ou non corroborées ». The Federalist s’est-il complètement trompé en tirant la sonnette d’alarme ? La décision de l’ICIG de considérer la plainte comme « crédible » était-elle justifiée, à votre avis (surtout étant donné que le lanceur d’alerte a présenté un récit déformé de l’appel Trump-Zelensky) ?

Daniel McAdams : La déclaration de l’inspecteur général de la communauté du renseignement pose de nombreux problèmes. Franchement, elle n’a aucun sens. D’une part, on dit que le « lanceur d’alerte » a reçu le formulaire approprié expliquant les règles, dont l’une d’elle est l’exigence que l’information soit de première main. Mais dans sa déclaration d’aujourd’hui, il se contredit en disant qu’il n’y avait pas une telle exigence. Même si c’est juste là dans sa déposition ! Il a dit qu’il était possible que certains puissent lire le formulaire incorrectement et conclure que des renseignements de première main étaient nécessaires, de sorte que le formulaire a été modifié pour bien comprendre que les ouï-dire et les renseignements de seconde main étaient également acceptables. Puis il a prétendu ensuite que le formulaire n’avait pas été modifié. C’est très louche, la déclaration de l’IGIC ne clarifie pas les choses et les rend encore plus louches.

Spoutnik : Que pensez-vous du plan de destitution menée par les Démocrates ? Est-ce une coïncidence s’il a été lancée alors que le procureur général William Barr/John Durham enquête sur l’enquête menée par le FBI, la CIA et le DOJ concernant les liens présumés de la campagne Trump avec la Russie et que l’IG, Michael Horowitz, enquête sur l’abus présumé de la FISA [Foreign Intelligence Surveillance Act] par le FBI et le DOJ ?

Daniel McAdams : Le moment de l’opération de destitution n’est pas nécessairement lié à l’enquête d’Horowitz. En fait, il y a toutes les raisons de penser, en voyant son passé, qu’Horowitz absoudra ces actes répréhensibles comme il l’a déjà fait avec Hillary et Comey. C’est juste un « Russiagate 2.0 ». Les Démocrates et leurs alliés de l’État profond sont déterminés à renverser la volonté du peuple américain et à destituer un président élu, avec de fausses accusations. Telle est la véritable leçon des décennies d’opérations de changement de régime menées à l’étranger par l’État américain : tôt ou tard, lorsque ceux qui détiennent le pouvoir décident que le peuple américain a choisi la « mauvaise » personne, ils vont passer à l’action. Le Président Trump, pour le meilleur ou pour le pire, n’est tout simplement pas l’un d’« eux », alors ils sont déterminés à se débarrasser de lui. Malheureusement, l’Amérique ressemble de plus en plus à une république bananière.

Traduit par Wayan, relu par Kira pour le Saker Francophone

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