Août 2022 – Source Nicolas Bonnal

Après Philippe Muray, le duo Fruttero-Lucentini ou l’économiste Cipolla, l’expert russe Martyanov a rappelé la stupidité stratégique accompagnant le déclin militaire américain. On sait l’effondrement de la maison Europe et de son personnel politique, culturel, spirituel et ecclésiastique (cf. Mgr Gaume : « nous avons perdu le don du baptême »), ou même économique maintenant (dettes, déficits, désindustrialisation en attendant la clochardisation sur ordre helvéto-américain). De ce point de vue nous vivons une grande époque : la chute intégrale de l’intelligence (trois à dix points de QI en moins dit-on) qui a accompagné la montée de l’intelligence (ou de l’inintelligence) artificielle. Leur réponse à une maladie pas très mortelle c’est la dictature technologique.
C’est la fin de l’été ici dans la campagne russe. Les nuits sont un peu fraîches mais les journées sont agréablement chaudes. Des femmes en bikini se promènent dans les jardins en se penchant sur les parterres pour cueillir des concombres fraîchement mûris et d’autres produits frais. Les pommes mûrissent, les baies sont prêtes à être cueillies et les champs de pommes de terre à l’arrière sont pleins de délicieuses pommes de terre fraîches. Plus loin dans l’Ouest, les gens courent peut-être au désastre de toutes sortes de façons, mais je ne vais pas écrire sur ce sujet (bien que je l’observe d’une distance sûre avec beaucoup d’inquiétude). Au lieu de cela, je m’occupe de mettre en place une sorte de domaine rural dans la République de Carélie, ensoleillée et hospitalière, dans sa partie la plus méridionale, située entre le lac Ladoga (le plus grand lac d’Europe) et la frontière finlandaise.
