Par M.K. Bhadrakumar − 27 août 2022 − Source Indian Punchline
Lire et relire la déclaration faite lundi dernier par le président américain Joe Biden à l’occasion de la fête de l’indépendance de l’Ukraine, ramène à l’esprit ce vers immortel du poète anglais John Keats : « Les mélodies qu’on entend sont douces, mais celles qu’on n’entend pas le sont encore plus« . Trois choses sont frappantes.
Biden a invoqué à plusieurs reprises la nature durable de la relation entre les États-Unis et le peuple ukrainien. Mais dans toute sa déclaration, il n’a pas mentionné une seule fois le gouvernement ukrainien ou la direction du président Volodymyr Zelensky. Est-ce une omission par négligence ?

Un jour, dans le futur, un savant universitaire écrira un lourd tome intitulé Le déclin et la chute de l’empire occidental. La page de sommaire comprendra peut-être, entre autres, douze chapitres dont les titres ressembleront à ceci : Première Guerre mondiale. Deuxième guerre mondiale. Corée. Vietnam. Palestine. Iran. Nicaragua. Afghanistan. Irak. Syrie. Ukraine. Taïwan.
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Les responsables politiques occidentaux semblent être parvenus à un consensus sur la guerre en Ukraine : le conflit s’installera dans une longue impasse et, finalement, une Russie affaiblie acceptera un accord de paix favorable aux États-Unis et à ses alliés de l’OTAN, ainsi qu’à l’Ukraine. Bien que les responsables reconnaissent que Washington et Moscou peuvent choisir l’escalade pour obtenir un avantage ou pour éviter une défaite, ils supposent qu’une escalade catastrophique peut être évitée. Rares sont ceux qui imaginent que les forces américaines seront directement impliquées dans les combats ou que la Russie osera utiliser des armes nucléaires.
Le meurtre de Dariia Dugina a déclenché une réaction désormais tout à fait prévisible de l’Occident collectif : 
