Les US de plus en plus « à l’Ouest » : questions divertissantes


Par James Howard Kunstler − Le 18 novembre 2019 − Source kunstler.com

James Howard KunstlerQuiconque doute que le procureur général est diablement sérieux à propos du nettoyage du foutu bordel de sédition engendré par le Parti Démocrate, ses agents dans la bureaucratie permanente de Washington et ses bras médiatiques, pourrait investir un peu de temps et d’attention dans l’écoute du discours de William Barr – le procureur en question –  devant la Federalist Society vendredi soir. (Texte du discours ici et vidéo .)

M. Barr a déclaré en termes clairs et sans équivoque qu’« en se livrant à une guerre sans merci de « résistance » contre cette administration, c’est la gauche qui est engagée dans la démolition systématique des normes et la remise en cause de la règle de la loi. » Est-ce qu’une partie quelconque de cette phrase est nébuleuse ? Ceux qui le pensent pourraient prendre plus de détails de l’histoire récente dans le discours :

... Immédiatement après l’élection du président Trump, les opposants ont instauré ce qu’ils appelaient «la résistance» et se sont ralliés autour d’une stratégie explicite consistant à utiliser tous les outils et toutes les manœuvres disponibles pour saboter le fonctionnement de son administration. À part ça, le mot «résistance» est habituellement utilisé pour décrire une insurrection contre le pouvoir imposé par une puissance militaire occupante. Cela implique évidemment que le gouvernement n'est pas légitime. C’est une notion très dangereuse, voire incendiaire, de chercher à l'importer dans la politique d’une république démocratique. Cela signifie que, au lieu de se considérer comme l'«opposition loyale», comme les partis opposés l'ont fait par le passé, ils se voient essentiellement comme engagés dans une guerre visant à paralyser, par tous les moyens nécessaires, un gouvernement dûment élu.

Et tous ceux qui assistent au spectacle nauséabond du processus de destitution mené par le Comité du renseignement de la Chambre des députés sous la houlette de son président, Adam Schiff, peuvent voir que la démolition des normes est totalement honteuse, lorsque la tentative de la défense, avec des accusations totalement absurdes contre le président, est contrecarrée par une chicane de règles trompeuses échappant à toute notion de procédure régulière, concoctée par M. Schiff et son équipe de travail, composée d’avocats escrocs, spécialisés dans la guérilla judiciaire – pas le droit de citer des témoins, pas le droit de contre-interroger, ni le droit de faire valoir que ce fonctionnement, est un copié-collé des procès de l’Inquisition, revus par Staline.

Ils vont essuyer, cette semaine, un déluge glacé de mauvaises nouvelles post-Thanksgiving qui détailleront les accusations portées contre les géniteurs du RussiaGate. L’appel nominal des présents peut être long, avec de nombreux acteurs dont les turpitudes sont documentées publiquement et abondamment depuis de nombreux mois – Messires, Brennan, Clapper, Comey, Rosenstein, McCabe, Strzok, Halper, Mme Page, et tutti quanti – et, si la vraie justice est sur les rails, on pourra compter sur quelques personnalités appétissantes qui rôdent dans l’ombre du Deep State – John Carlin, Bill Priestap, Dana Boente, Michael Gaeta, Sally Yates, Loretta Lynch, Susan Rice, Samantha Power et peut-être même l’archange lui-même, Saint Barack Obama, juste à temps pour Noël aussi. Robert Mueller et Andrew Weissmann méritent d’être inclus dans le casting pour avoir diligenté des poursuites manifestement mensongères, pointilleuses et vicieuses, en sachant pertinemment qu’ils n’avaient rien à se mettre sous la dent et qu’ils ont malgré tout menées pendant deux années entières.

J’espère que la rafle s’étendra aux tous derniers stratagèmes qui ont mené aux subterfuges successifs des RussiaGate, UkraineGate, à savoir les acrobaties du « lanceur d’alerte » Eric Ciaramella, ses marionnettistes et ses facilitateurs dans le bureau de M. Schiff, ainsi que les actions de son complice, Michael Atkinson, l’actuel Inspecteur général de la communauté du renseignement, avec des conflits d’intérêts évidents en tant qu’acteur majeur dans la combine précédente du RussianGate – il était l’avocat du procureur général adjoint John Carlin, qui dirigeait la division de la sécurité nationale du ministère de la Justice lors de la naissance de la tactique « Ouragan de tirs croisés » du FBI. Il était auparavant chef de cabinet de Robert Mueller au FBI. Quelque chose à voir là-dedans … vous croyez ? Le «lanceur d’alerte» lui-même était en fait un espion de la CIA à la Maison-Blanche. Vous vous souviendrez peut-être qu’il est interdit à la CIA d’espionner les Américains dans leur propre pays, et le faire à la Maison-Blanche est sans doute l’essence et le summum de la sédition sans foi ni loi.

De toute évidence, le représentant Adam Schiff sera appelé à faire face à la musique atonale qu’il a composée – avec l’aide de Karlheinz Stockhausen, prêtez-lui une oreille attentive – devant un tribunal où s’appliqueront des règles différentes de celles actuellement affichées dans son Comité. Il devra répondre de beaucoup de choses, dans sa campagne visant à bourrer le mou de l’Amérique pendant trois années consécutives, avec des conséquences néfastes sur l’intérêt public en général et sur l’honneur et la dignité de la législature en particulier.

Le public américain mérite également de savoir exactement qui a divulgué aux médias les transcriptions des dépositions à huis-clos dans la Star Chamber de M. Schiff,. Notamment, et récemment, vendredi dernier, lors de la déposition prétendument secrète du diplomate David Holmes, de l’ambassade américaine à Kiev, en Ukraine, qui est parvenue jusqu’à Margaret Brennan, journaliste à CBS News. Une présomption logique serait que le responsable de la fuite appartient à l’équipe de M. Schiff. Qui d’autre pourrait y avoir accès ? Bon … peut-être la NSA et donc la CIA. Il ne devrait pas être trop difficile de le savoir. L’un des membres minoritaires du Comité du renseignement de la Chambre pourrait peut-être poser la question à M. Schiff lors de la réouverture des audiences mercredi … si M. Schiff l’autorise à le faire.

Too much magic : L'Amérique désenchantéeJames Howard Kunstler

Pour lui, les choses sont claires, le monde actuel se termine et un nouveau arrive. Il ne dépend que de nous de le construire ou de le subir mais il faut d’abord faire notre deuil de ces pensées magiques qui font monter les statistiques jusqu’au ciel.

Traduit par jj, relu par Hervé pour le Saker Francophone

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