L’ahurissante « révélation » à Macron sur son chemin de Damas


Par The Saker − Le 11 septembre 2019 − Source thesaker.is via Unz Review

2015-09-15_13h17_31-150x112Je ne sais pas si la malédiction prétendument chinoise vient vraiment de Chine, mais que cela soit le cas ou non, nous sommes absolument ravis de vivre une époque vraiment intéressante.

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L’Iran a remporté la première phase de la «bataille des pétroliers» contre les Anglosionistes. Poutine a proposé à Trump de lui vendre des missiles hypersoniques russes – Poutine a beaucoup taquiné les dirigeants occidentaux ces derniers temps -, tandis qu’Alexandre Loukachenko a pris la mesure extrême consistant à fermer complètement la frontière entre l’Ukraine et la Biélorussie en raison de l’énorme afflux d’armes et d’extrémistes nationalistes ukrainiens. Comme il l’a dit lui-même, «si les armes tombent entre les mains de citoyens ordinaires, et en particulier de nationalistes, attendez vous au terrorisme». Il a raison, bien sûr. Pourtant, il y a une douce ironie ici, ou appelez-ça karma si vous préférez, mais pour les Ukronazis, qui ont promis à leurs citoyens une entrée sans visa dans l’UE – pour le tourisme seulement, et si vous avez de l’argent à dépenser, mais quand même… – et qui pourtant, cinq ans après l’expérience obscène consistant à créer une Ukraine russophobe, et cent jours, ou plus, de présidence Zelenskii, voient leur voisin le plus proche et le plus solidaire de l’Ukraine contraint de fermer totalement sa frontière avec ce pays en raison de la toxicité véritablement phénoménale de la société ukrainienne ! Mais, encore une fois, l’Ukraine est un cas très banal, et nous pouvons compter sur le fait que les choses «les plus intéressantes» – au sens de la malédiction chinoise, bien entendu – se passent là-bas aussi.

Aparté 

Il est intéressant de noter que dans le récent échange de prisonniers entre la Russie et l'Ukraine se trouvait Vladimir Tsemakh, originaire du Donbass et présenté comme «témoin vedette» contre la Russie dans l'enquête - bidon - sur la catastrophe du vol MH-17. Il avait été kidnappé par le SBU Ukie en Novorussia - nos nobles «Européens» ne s'étaient pas opposés à ces méthodes ! Ce qui est encore plus pathétique, c’est que les Néerlandais ont apparemment pleinement endossé ce tas de conneries. Enfin, et juste pour rire, regardez comment l’infâme site web Bellincat a présenté Tsemakh. Et puis, tout à coup, tout le monde semble "oublier" ce "témoin vedette" et maintenant les Ukies l'ont envoyé en Russie. Incroyable à quelle vitesse se perdent les choses dans le trou de la mémoire collective occidentale…

À l’heure actuelle, il semble qu’il y ait un bras de fer qui oppose les éléments les plus sains de l’administration Zelenskii aux divers extrémistes nationalistes du SBU, des escadrons de la mort et même des forces armées régulières. Nous voyons donc se dérouler ces évolutions apparemment contradictoires : l’Ukraine a finalement accepté un échange de prisonniers avec la Russie, un échange douloureux pour la Russie car celle-ci a principalement échangé de véritables criminels, dont au moins deux terroristes ukrainiens authentiques, contre des otages civils, mais Poutine a décidé – à juste titre je pense – que libérer les nationalistes russes des prisons Ukies était plus important dans ce cas, tandis que par ailleurs les forces armées ukronazies ont intensifié leurs tirs, même avec des obusiers de 152 mm qui tirent des obus à fragmentation de 50 kg , contre le Donbass. Quoi qu’il en soit, cet échange de prisonniers, aussi partial et injuste soit-il, est une évolution positive qui pourrait marquer le début d’une attitude pragmatique et moins idéologique à Kiev.

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Les deux Ukroterrorists Sentsov et Kol’chenko

Après cet échange, il est possible de commencer à être un peu optimiste, avec beaucoup de prudence, mais le gros de l’affaire semble être prévu pour la réunion du Groupe de Normandie (NG), probablement en France. Jusqu’à présent, les Russes ont fait savoir très clairement qu’ils ne se réuniraient pas juste pour le plaisir d’une réunion et que le seul cas dans lequel les Russes pourraient accepter une réunion du groupe de négociation, serait que celle-ci ait de bonnes chances de produire des résultats significatifs, ce qui, traduit du langage diplomatique russe signifie simplement «si, et quand, Kiev cessera de tout bloquer et de tout saboter». Plus précisément, les Russes exigent que Zelenskii s’engage par écrit à appliquer la «formule de Steinmeier», et que les forces ukrainiennes se retirent de la ligne de contact sur le front. Est-ce que ça va arriver ? Peut être. Nous allons bientôt le savoir.

Mais l’événement le plus étonnant de ces dernières semaines a été le discours absolument sidérant prononcé par le président français Emmanuel Macron devant une assemblée d’ambassadeurs en France. Je n’ai pas pu trouver le discours complet traduit en anglais – je l’ai peut-être manqué quelque part -, alors je posterai les extraits cruciaux en français et les traduirai moi-même. Si je trouve une traduction complète et officielle, je la posterai dès que possible sur ce site. Pour le moment, voici le lien vers la transcription intégrale du discours en français.

Commençons immédiatement par quelques-uns des extraits les plus incroyables, les parties en gras étant de mon cru. Je suis désolé pour la longue citation mais, vraiment, chaque mot compte ! :

L’ordre international est bousculé de manière inédite mais surtout avec, si je puis dire, un grand bouleversement qui se fait sans doute pour la première fois dans notre histoire à peu près dans tous les domaines, avec une magnitude profondément historique. C’est d’abord une transformation, une recomposition géopolitique et stratégique. Nous sommes sans doute en train de vivre la fin de l’hégémonie occidentale sur le monde. Nous nous étions habitués à un ordre international qui depuis le 18ème siècle reposait sur une hégémonie occidentale, vraisemblablement française au 18ème siècle, par l’inspiration des Lumières ; sans doute britannique au 19ème grâce à la révolution industrielle et raisonnablement américaine au 20ème grâce aux 2 grands conflits et à la domination économique et politique de cette puissance. Les choses changent. Et elles sont profondément bousculées par les erreurs des Occidentaux dans certaines crises, par les choix aussi américains depuis plusieurs années et qui n’ont pas commencé avec cette administration mais qui conduisent à revisiter certaines implications dans des conflits au Proche et Moyen-Orient et ailleurs, et à repenser une stratégie profonde, diplomatique et militaire, et parfois des éléments de solidarité dont nous pensions qu’ils étaient des intangibles pour l’éternité même si nous avions constitué ensemble dans des moments géopolitiques qui pourtant aujourd’hui ont changé. Et puis c’est aussi l’émergence de nouvelles puissances dont nous avons sans doute longtemps sous-estimé l’impact. La Chine au premier rang mais également la stratégie russe menée, il faut bien le dire, depuis quelques années avec plus de succès. J’y reviendrai. L’Inde qui émerge, ces nouvelles économies qui deviennent aussi des puissances pas seulement économiques mais politiques et qui se pensent comme certains ont pu l’écrire, comme de véritables États civilisations et qui viennent non seulement bousculer notre ordre international, qui viennent peser dans l’ordre économique mais qui viennent aussi repenser l’ordre politique et l’imaginaire politique qui va avec, avec beaucoup de force et beaucoup plus d’inspiration que nous n’en avons. Regardons l’Inde, la Russie et la Chine. Elles ont une inspiration politique beaucoup plus forte que les Européens aujourd’hui. Elles pensent le monde avec une vraie logique, une vraie philosophie, un imaginaire que nous avons un peu perdu

Maintenant, développons ces déclarations clés une par une :

1) … de grands bouleversements qui se produisent sans aucun doute pour la première fois de notre histoire dans presque tous les domaines et avec une ampleur profondément historique.

Ici, Macron ouvre la voie à des observations vraiment capitales : ce qui sera discuté ensuite n’est pas seulement un événement majeur, mais un événement sans précédent dans l’histoire, française ou européenne. En outre, ce qui sera discuté ensuite, concerne «presque tous les domaines» et a d’énormes implications historiques.

2) … Nous vivons sans aucun doute la fin de l’hégémonie occidentale sur le monde

Quand j’ai lu cela, ma première réaction, plutôt infantile, a été de crier «Vraiment ?! Sans blague ?! Qui aurait pu penser ça !? » Après tout, certains d’entre nous le disaient depuis très longtemps, mais peu importe. Ce qui importe, c’est que même une marionnette de Rothschild, telle que Macron, ait finalement dû prononcer ces mots. Oh, bien sûr, il se sentait probablement aussi heureux que le capitaine du Titanic quand il a dû – enfin ! – ordonner une évacuation générale de son navire prétendument insubmersible, mais néanmoins il l’a fait. Désormais, la notion de la fin de l’hégémonie occidentale sur la planète n’est plus reléguée à ce que les dirigeants de l’Empire et leur machine de propagande appellent des « extrémistes marginaux » mais cette notion a désormais ses lettres de noblesse dans le discours «grand public» – soi-disant  « respectable » . C’est une victoire énorme pour nous tous qui disons la même chose depuis des années déjà.

3) … par les erreurs des Occidentaux dans certaines crises, par les choix aussi américains depuis plusieurs années

Là encore, j’ai envie de me livrer à une petite auto-félicitation et me dire : «Je l’ai dit aussi !», Mais ce serait vraiment infantile, n’est-ce pas ? Mais bon, alors que les contradictions internes du matérialisme occidental en général, et du capitalisme anglosioniste en particulier, rattrapaient le monde occidental et qu’une éventuelle crise catastrophique était inévitable, il est également certain que les dirigeants occidentaux ont tout provoqué eux-mêmes, ou presque, à tout le moins, ils ont considérablement accéléré ces processus. Dans ce contexte, je voudrais citer les politiciens suivants pour une nomination à une médaille pour service exceptionnel rendu à la destruction de l’hégémonie occidentale sur notre planète qui souffre depuis longtemps : Donald Trump et Barak Obama, bien sûr, mais aussi François Hollande et Emmanuel Macron – oui, lui aussi, même s’il change maintenant de musique ! -, Angela Merkel, bien sûr, et enfin et surtout, les premiers ministres britanniques depuis Margaret Thatcher – avec peut-être une mention spéciale pour Teresa May. Qui sait, c’était peut-être tous des agents du KGB / GRU / SVR ? – Non, je plaisante !

4) … l’émergence de nouvelles puissances dont nous avons sans doute longtemps sous-estimé l’impact. La Chine au premier rang mais également la stratégie russe menée, il faut bien le dire, depuis quelques années avec plus de succès.

Ensuite, ce n’est pas seulement la Chine. La Russie est également un concurrent majeur et très performant, d’où l’aveu que, malgré tous les efforts des élites anglosionistes, non seulement l’empire n’a pas réussi à briser la Russie, mais la Russie a très bien réussi à contrer les efforts des pays occidentaux. À ceux que cela intéresse, je recommande vivement cet article de Jon Hellevig sur le véritable état de l’économie russe. Enfin, sur le plan militaire, la Russie a atteint plus que la parité. En fait, je dirais qu’au moins en termes de qualité, les forces armées russes sont en avance sur plusieurs technologies cruciales – missiles hypersoniques, défenses anti-aériennes, guerre électronique, etc. – même si elle est toujours à la traîne dans d’autres technologies qui sont, la plupart du temps, des choses vraiment obsolètes, comme les porte-avions. Mais le plus important est la victoire politique de la Russie : cinq ans après l’Euromaidan et la libération de la Crimée du joug nazi, les États-Unis sont beaucoup plus isolés que la Russie. C’est vraiment comique !

5) … de véritables États civilisations, et qui viennent non seulement bousculer notre ordre international…

J’ai déjà parlé d’un «royaume de la civilisation russe», unique et très distinct, dans beaucoup de mes écrits et je suis assez heureux de voir Macron utiliser presque les mêmes mots. Bien sûr, Macron ne voulait pas seulement dire la Russie, mais aussi l’Inde et la Chine. Pourtant, et bien que la nation russe soit bien plus jeune que celle de la Chine ou, plus encore, de celle de l’Inde, mille ans de civilisation russe méritent d’être énumérés à côté de ces deux autres géants de l’histoire mondiale. Et ce qui est absolument certain, c’est que la Chine et l’Inde ne pourraient jamais édifier le nouvel ordre international qu’ils souhaitent sans la Russie, du moins dans un avenir proche. En dépit de tous les progrès très réels accomplis récemment par les forces armées chinoises – et, dans une moindre mesure, les Indiennes -, la Russie reste une puissance militaire beaucoup plus forte que la Chine. Ce que la Russie, la Chine et l’Inde représentent, ce sont d’anciens empires qui ont renoncé à l’impérialisme et qui aspirent à être des nations puissantes mais néanmoins «normales». Rien que par leur taille et leur situation géographique, il s’agit de pays «non envahissables» qui présentent tous un modèle de développement distinct et qui souhaitent un ordre international multipolaire leur permettant d’atteindre leurs objectifs en toute sécurité. En d’autres termes, Macron comprend que le futur ordre international sera dicté par la Chine, la Russie et l’Inde et non par une combinaison de puissances occidentales. Tout un aveu en effet !

6) Regardons l’Inde, la Russie et la Chine. Elles ont une inspiration politique beaucoup plus forte que les Européens aujourd’hui. Elles pensent le monde avec une vraie logique, une vraie philosophie, un imaginaire que nous avons un peu perdu

C’est là le défi «central des BRICS» pour l’Empire : la Chine et la Russie ont déjà établi ce que les Chinois appellent un «partenariat stratégique global de coordination pour l’ère nouvelle». S’ils peuvent maintenant étendre ce type de partenariat informel mais extrêmement profond, je le considère comme «symbiotique» –  à l’Inde, les BRICS auront alors un avenir formidable, surtout lorsque que le peuple brésilien aura viré Bolsonaro et ses patrons américains. Si cela échouait et si l’Inde choisissait de rester en dehors de cette relation unique, alors l’OCS deviendrait alors le principal acteur du village mondial. Et oui, Macron a mis le doigt dessus. La Chine et plus particulièrement la Russie ont une vision du monde fondamentalement différente et, contrairement à la vision occidentale, leurs objectifs sont «beaucoup plus inspirés», «une vraie philosophie et de l’imagination» que l’Occident a perdues, et pas seulement «un petit peu», mais, je dirais, totalement. Mais d’une manière ou d’une autre, et pour la première fois en mille ans, l’avenir de notre planète ne sera décidé ni en Occident, ni en Europe, ancienne ou «nouvelle», mais en Asie, principalement par l’alliance sino-russe. Comme je l’ai expliqué ici, l’empire anglosioniste est probablement le dernier de l’histoire, et sans aucun doute le dernier occidental.

Maintenant, nous ne devrions pas être naïfs, Macron n’a pas soudainement découvert la religion, ni développé une conscience, il n’est pas devenu tout à coup un expert en relations internationales. Il y a bien sûr une raison cynique pour laquelle il change de musique. En fait, il y a plusieurs raisons. Premièrement, il semble que l’aller-retour de la bromance entre Macron et Trump soit terminé. Deuxièmement, toute l’Europe est en chute libre sur les plans social, économique et, bien entendu, politique. Et, alors que le pouvoir à Londres s’occupe du Brexit et de l’agonie politique apparemment interminable d’Angela Merkel, il est logique qu’un chef d’État français tente de s’interposer. En outre, même si j’ai toujours dit que la Russie n’était pas Partie intégrante de l’Europe sur les plans culturel et spirituel, la Russie fait partie intégrante de l’Europe sur les plans géographique, économique et politique et il n’est tout simplement pas possible, pour une alliance éventuelle d’États européens, de sauver l’Europe de sa situation difficile sans l’aide russe. Qu’on le veuille ou non, c’est un fait, que le politicien, ou l’expert commentateur X, Y ou Z s’en rende compte ou non. Macron a probablement compris que les soi-disant «Européens de l’Est» ne sont que des prostitués bon marché qui font tout ce que veut Oncle Shmuel, l’Allemagne s’effondre sous le poids de la «brillante» politique d’immigration de Merkel alors que le Royaume-Uni, sous BoJo, essaie de s’autodétruire, au moins aussi vite que les USA sous Trump. Macron a raison. Si elles sont unies, la Russie et la France pourraient construire une Europe beaucoup plus sûre que celle que nous voyons mourir lentement et péniblement sous nos yeux. Mais il a également tort s’il pense que la Russie peut être «réinvitée» dans la sphère d’influence anglosioniste. Dans ce contexte, la réponse de Poutine à la question de savoir si la Russie est disposée à revenir au G8 est très révélatrice : il a d’abord déclaré que si le G7 voulait revenir avec la Russie, Poutine en serait ravi, mais il a ensuite ajouté que le G7/ 8 est inutile sans – oui, vous l’avez deviné – la Chine et l’Inde.

Il sera intéressant de voir si le G7 actuel acceptera jamais de se transformer en un nouveau G10 qui ferait de la Russie, de la Chine et de l’Inde le bloc – ou groupe de vote – le plus puissant de ce nouveau forum. Personnellement, j’en doute beaucoup, mais ils deviennent désespérés et les mots de Macron semblent indiquer que cette option est au moins discutée à huis clos. Franchement, compte tenu de la rapidité avec laquelle le G7 devient totalement inutile, je m’attends à ce qu’il soit progressivement éliminé et remplacé par le G20, objectivement beaucoup plus pertinent.

Enfin, les efforts de Trump pour ramener la Russie au G8 sont liés de manière très transparente à la guerre commerciale actuelle et à la concurrence géostratégique entre les États-Unis et la Chine. L’offre est inutile pour la Russie, tout comme le retour à l’APCE, mais la Russie ne veut offenser personne inutilement et c’est pourquoi Poutine n’a pas publiquement réfuté Trump ni directement refusé de venir à Miami : il a approuvé le concept général, mais a offert une meilleure façon de s’y prendre. Du Poutine typique.

Conclusion : Macron lit l’écriture sur le mur

Quels que soient ses motifs politiques pour dire ce qu’il a dit, Macron n’est pas un idiot et ses conseillers non plus. Ce n’est pas non plus une chose «acquise». Les Français ont entendu chaque mot prononcé par Macron et ils ont mit tout le monde en garde – y compris les Ukrainiens, les États-Unis, l’Union européenne et les Russes, bien sûr. En fait, Macron a déjà invité Poutine à participer très prochainement à une réunion sur le format Normandie à Paris. Si cette réunion a finalement lieu, cela signifiera que les organisateurs ont donné à Poutine la garantie que ce ne serait pas seulement les potins de comptoir habituels et que des résultats sérieux seront finalement obtenus. Cela, à son tour, signifie que quelqu’un – probablement le Français – aura la tâche désagréable de dire aux Ukrainiens que la partie est finie et qu’ils doivent maintenant se ressaisir et commencer à mettre en œuvre les accords de Minsk, ce que Zelenski pourrait, ou pas, essayer de faire, mais que les vrais Ukronazis armés n’accepteront jamais. Ainsi, si l’Occident veut vraiment imposer à Kiev le respect des accords de Minsk, l’Occident doit enfin renoncer à son hystérie russophobe autodestructrice et changer radicalement de ton vis-à-vis de l’Ukraine. Inviter Poutine à Paris juste pour lui redire que la Russie, qui n’est même pas partie prenante aux accords de Minsk, «doit en faire plus» n’a aucun sens. Par conséquent, toutes les autres parties devront faire face à la réalité avant d’inviter Poutine. Apparemment, cela pourrait se passer à Paris. Quant à Trump, il vient de proposer une médiation, si on le lui demande, entre la Russie et l’Ukraine.

Il sera extrêmement intéressant de voir si cette réunion au format Normandie a bien lieu et quel rôle, le cas échéant, Trump et les États-Unis joueront dans les coulisses. Nous saurons alors si l’épiphanie de Macron n’était qu’un coup d’épée dans l’eau ou pas.

The Saker

PS : Voici la dernière rumeur en provenance d’Ukraine. Les partisans de Zelenskii disent que Poroshenko prépare un coup d’État contre Zelenskii et qu’il prépare une force spéciale d’escadrons de la mort ukronazi pour exécuter ce coup d’État. Je ne sais pas s’il s’agit d’un vrai coup d’état, mais ils ont déjà bloqué la Rada. Jamais le temps de s’ennuyer en effet… :-)

Note du Saker Francophone

Retrouvez quelques réactions en fin de l'article publié il y a quelques jours.

Traduit par jj, relu par Hervé pour le Saker Francophone

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