Toujours plus d’étatsuniens remettent en question l’histoire officielle du 11 septembre


Alors même que de nouveaux éléments la contredisent


Par Whitney Webb – Le 11 septembre 2019 – Source Mintpress News

WTC7Aujourd’hui, l’événement qui a défini la politique étrangère des États-Unis pour le XXIe siècle et annoncé la destruction de pays entiers fête ses 18 ans. Les événements du 11 septembre 2001 demeurent gravés dans la mémoire des Américains et de bien d’autres personnes comme une tragédie collective qui les a rassemblés et qui a amené certains d’entre eux à prendre la résolution collective de traduire les responsables en justice.

Même si les événements de cette journée ont uni les Américains de cette façon pendant un certain temps, les différences entre le rapport officiel et les différentes enquêtes indépendantes ont souvent conduit à la division dans les années qui ont suivi, avec des attaques vicieuses ou un déni pur et simple envers ces dernières.

Pourtant, 18 ans plus tard et grâce aux efforts inlassables des familles des victimes, des premiers secouristes, de scientifiques et d’ingénieurs, le vent semble tourner car de nouvelles preuves continuent d’apparaître et que de nouvelles enquêtes sont demandées. Mais les médias grand public américains sont restés largement silencieux sur ce sujet, préférant ignorer les nouveaux développements qui pourraient faire dérailler « l’histoire officielle » de l’une des attaques les plus emblématiques et les plus dévastatrices jamais commises sur le sol américain.

Par exemple, fin juillet, les responsables d’une caserne de pompiers de la région de New York ayant réagi aux attaques, et ayant perdu l’un des leurs ce jour-là, ont demandé l’ouverture d’une nouvelle enquête sur les événements du 11 septembre. Le 24 juillet, le conseil d’administration du Franklin Square and Munson Fire District, qui dessert une population d’environ 30 000 personnes habitant près de Queens, a voté à l’unanimité en faveur d’une nouvelle enquête sur ces attaques.

Alors que cet appel à une nouvelle enquête lancé par une caserne de pompiers de New York impliquée dans l’effort de sauvetage pourrait normalement sembler digne d’intérêt pour les médias qui incitent les Américains à « ne jamais oublier », il a été accueilli par un silence total de la part des médias grand public. La raison probable de ce manque de couverture médiatique d’un vote par ailleurs digne d’intérêt est probablement due au fait que la résolution demandant la tenue d’une nouvelle enquête contient la clause suivante :

"Attendu que la preuve accablante présentée dans ladite pétition démontre sans l'ombre d'un doute que des explosifs et/ou matières inflammables préinstallés ; et pas seulement les avions et les incendies qui ont suivi ; ont causé la destruction des trois bâtiments du World Trade Center, tuant la grande majorité des victimes qui ont péri ce jour-là…"

Dans le monde de l’après-11 septembre, ceux qui ont déclaré de telles choses, aussi fondées soient-elles, ont souvent été ridiculisés et attaqués en tant que « théoriciens du complot » pour avoir remis en question les affirmations officielles et prétendu que les trois bâtiments du World Trade Center se sont effondrés le 11 septembre pour d’autres raisons que celle d’être frappés par des avions et les incendies qui en ont découlé. Par contre, il sera beaucoup plus difficile de lancer ces mêmes attaques contre des membres d’une caserne de pompiers ayant participé aux efforts de sauvetage, dont certains souffrent encore de maladies chroniques en conséquence, et ayant perdu l’un des leurs ce jour-là.

Une autre raison probable pour laquelle les médias ont tous évité de parler de ce vote est la crainte qu’un plus grand nombre de casernes de pompiers adoptent des résolutions semblables, ce qui rendrait plus difficile, face au nombre, d’éviter d’en faire une info nationale. Pourtant, le commissaire Christopher Gioia, qui a rédigé et présenté la résolution, a déclaré aux personnes présentes à la conclusion de la réunion qu’ils avaient de toute façon l’intention de faire participer à cette initiative toutes les casernes de pompiers de New York.
« Nous sommes une communauté soudée et nous n’oublierons jamais nos frères et sœurs tombés au champ d’honneur. Vous feriez mieux de croire que lorsque tous les pompiers de l’État de New York seront à bord, nous serons une force imparable », a déclaré Gioia. « Nous avons été le premier district de pompiers à adopter cette résolution. Nous ne serons pas les derniers », a-t-il ajouté.

Bien que la remise en question des conclusions officielles de la première enquête fédérale sur les attentats du 11 septembre ait été traitée comme un tabou dans le paysage médiatique américain depuis des années, il convient de noter que même ceux qui ont dirigé la commission ont dit que l’enquête avait été « conçue pour échouer » dès le départ et que les fonctionnaires fédéraux les avaient trompés et leur avaient menti à plusieurs reprises au sujet des événements en question.

Par exemple, le président et le vice-président de la Commission du 11 septembre 2001, Thomas Kean et Lee Hamilton, ont écrit dans leur livre intitulé Without Precedent [Sans précédent] que non seulement la commission avait été privée de fonds et ses pouvoirs d’enquête étrangement limités, mais qu’elle avait été entravée et carrément trompée par les hauts fonctionnaires du Pentagone et de la Federal Aviation Authority (FAA). Comme d’autres commissaires, ils ont déclaré sans ambages que le rapport officiel sur les attentats était incomplet, imparfait et incapable de répondre aux questions clés concernant ces attentats terroristes.

Malgré l’échec des médias grand public américains à rapporter ces faits, les organes législatifs locaux de New York, à commencer par les districts de pompiers qui ont perdu des proches et des amis ce jour-là, ouvrent la voie à la recherche de vraies réponses que même ceux qui ont écrit l’histoire officielle disent avoir été délibérément empêchés d’obtenir.

Des preuves scientifiques convaincantes continuent d’affluer

Peu de temps après que le Franklin Square and Munson Fire District ait demandé la tenue d’une nouvelle enquête sur les attentats du 11 septembre, une étude universitaire révolutionnaire donnait encore plus de poids à cet appel pour un nouvel examen des preuves concernant l’effondrement de trois bâtiments du World Trade Center. Alors que la plupart des Américains savent très bien que les tours jumelles se sont effondrées le 11 septembre, ils sont moins nombreux à savoir qu’un troisième bâtiment, le World Trade Center Building 7, s’est également effondré. Cet effondrement s’est produit sept heures après la chute des tours jumelles, alors même que le WTC 7, ou bâtiment 7, n’a jamais été pénétré par un avion.

Ce n’est que près de deux mois après son effondrement que des rapports révélaient que la CIA avait un « bureau secret » dans le WTC 7 et que, après la destruction du bâtiment, « une équipe spéciale de la CIA a fouillé les décombres à la recherche de documents secrets et de rapports de renseignements stockés dans le bureau, sur papier ou dans des ordinateurs ». Le WTC 7 abritait également des bureaux pour le Département de la Défense, les services secrets, le bureau du Maire de New York pour la gestion des urgences et la banque Salomon Brothers.
Bien que l’histoire officielle concernant l’effondrement du WTC 7 cite les « incendies incontrôlés du bâtiment » comme conduisant à sa destruction, une majorité d’Américains qui ont vu les images de la tour de 47 étages descendre sous quatre angles différents rejettent massivement l’histoire officielle, selon un nouveau sondage, publié lundi, mené par YouGov au nom des Architects & Engineers for 9/11 Truth.

animation GIF de la chute du WTC 7


Source | Architects & Engineers for 9/11 Truth

Ce sondage révèle que 52 % des personnes qui ont vu les images sont sûres ou pensent que la chute de l’immeuble était due à des explosifs et qu’il s’agissait d’une démolition contrôlée, alors que 27 % ont dit ne pas savoir quoi faire de ces images. Seulement 21 % des personnes interrogées étaient d’accord avec la version officielle qui dit que le bâtiment s’est effondré seulement à cause des incendies. Avant de voir les images, 36 % des répondants ont dit qu’ils ne savaient pas qu’un troisième bâtiment s’était effondré le 11 septembre et plus de 67 % des sondés n’étaient pas en mesure de nommer le bâtiment qui s’était effondré.

Ted Walter, directeur de la stratégie et du développement pour Architects & Engineers for 9/11 Truth, a déclaré à MintPress que le manque de sensibilisation du grand public au WTC 7 « montre que les médias grand public ont complètement échoué à informer le peuple américain sur les faits les plus fondamentaux liés au 11 septembre. N’importe quel autre jour de l’histoire, si un gratte-ciel de 47 étages était tombé sur lui-même à cause d’un « incendie de bureau », tout le monde dans le pays en aurait entendu parler. »

Le fait que les médias aient choisi de ne pas couvrir cette question, explique Walter, montre que « les médias grand public et l’establishment politique vivent dans un univers alternatif et que le reste du public américain vit dans un univers différent et répond à ce qu’ils voient devant eux », comme en témoignent les résultats du récent sondage YouGov.

Un autre résultat important du sondage YouGov est que 48 % des sondés soutiennent une nouvelle enquête sur les événements du 11 septembre, alors que seulement 15 % s’y opposent. Ceci montre que non seulement le récent appel du Franklin Square Fire District pour une nouvelle enquête est en accord avec l’opinion publique américaine, mais que visionner les images de l’effondrement du WTC 7 soulève plus de questions que de réponses pour de nombreux Américains, questions qui n’ont pas été suffisamment traitées par l’enquête officielle de la Commission 9/11.

Les Américains qui estimaient que les images vidéo de l’effondrement du WTC 7 ne correspondaient pas au récit officiel et semblaient montrer une démolition contrôlée ont maintenant plus de preuves scientifiques sur lesquelles s’appuyer après la publication d’une nouvelle étude universitaire qui constate que le bâtiment est tombé non pas à cause d’un incendie mais de « la défaillance quasi simultanée de chaque colonne dans le bâtiment ». Cette étude approfondie menée pendant quatre ans par le Department of Civil and Environmental Engineering de l’Université de l’Alaska a utilisé des modèles informatiques complexes pour déterminer si le bâtiment était vraiment le premier gratte-ciel à ossature d’acier à s’être effondré uniquement en raison d’incendies de bureaux.

L’étude, actuellement disponible sous forme de brouillon, conclut que les « incendies incontrôlés du bâtiment » n’ont pas conduit celui-ci à tomber sur lui-même ; en chute libre pendant plus de 100 pieds, à la vitesse de la gravité, pendant 2,5 secondes de son effondrement qui a duré sept secondes ; comme cela a été officiellement affirmé. L’étude, menée par J. Leroy Hulsey, Dr. Feng Xiao et Dr. Zhili Quan a trouvé que « le feu n’a pas causé l’effondrement du WTC 7 le 11 septembre, contrairement aux conclusions du NIST [National Institute of Standards and Technology] et des sociétés d’ingénierie privées qui ont étudié l’effondrement », et a conclu « que l’effondrement du WTC 7 était dû à une déficience globale [c’est-à-dire, systémique] impliquant la défaillance presque simultanée de chaque colonne dans le bâtiment ».

Cette « défaillance quasi simultanée de chaque colonne » du WTC 7 suggère fortement que des explosifs ont été impliqués dans son effondrement, ce que confirment les déclarations de Barry Jennings, alors directeur adjoint des services d’urgence de la New York City Housing Authority. Jennings a déclaré à un journaliste, le jour de l’attaque, que lui et Michael Hess, alors conseiller juridique de la ville de New York, avaient entendu et vu des explosions dans le WTC 7 plusieurs heures avant son effondrement et avaient ensuite répété ces affirmations au cinéaste Dylan Avery. Les premiers secouristes qui ont aidé à sauver Jennings et Hess ont également affirmé avoir entendu des explosions dans le WTC 7. Jennings est décédé en 2008, deux jours avant la publication du rapport officiel du NIST qui attribuait l’effondrement du WTC 7 aux incendies. À ce jour, aucune cause officielle de décès pour Jennings n’a été annoncée.

Toujours « dingue » après toutes ces années ?

Dix-huit ans après les attentats du 11 septembre, remettre en question le récit officiel du gouvernement sur les événements de l’époque reste encore un tabou pour beaucoup, car le simple fait de poser des questions ou de demander une nouvelle enquête sur l’un des événements les plus importants de l’histoire américaine récente entraîne souvent la dérision et le déni.

Pourtant, en ce jour anniversaire du 11 septembre ; avec une nouvelle étude démolissant le récit officiel sur le WTC 7, avec un nouveau sondage montrant que plus de la moitié des Américains doutent du récit du gouvernement sur le WTC 7, et avec des pompiers secouristes du 9/11 demandant une nouvelle enquête ; est-il toujours « dingue » d’être sceptique face à l’explication officielle ?

Même dans les années précédentes, lorsque poser des questions difficiles sur le 11 septembre était encore plus « hors limites », ce sont souvent les premiers intervenants, les survivants et les familles des victimes qui ont posé le plus de questions sur ce qui s’était réellement passé ce jour-là et qui ont mené la recherche de la vérité pendant près de deux décennies, pas des « complotistes », comme beaucoup l’ont affirmé.

La seule raison pour laquelle il est toujours tabou de poser des questions sur le récit officiel, dont les propres auteurs admettent qu’il est à la fois imparfait et incomplet, est que les forces dominantes dans les médias et le gouvernement américains ont réussi à convaincre de nombreux Américains que cela est non seulement dangereux mais irrationnel et anti-américain.

De toutes façons, à mesure que s’accumulent les preuves que le récit officiel lui-même est celui qui est irrationnel, il devient de plus en plus clair que la raison d’être de cette campagne médiatique est d’empêcher que les questions légitimes au sujet de cette journée ne reçoivent l’attention qu’elles méritent, allant même jusqu’à souiller les familles des victimes et les premiers intervenants, qui en sont tombés malades, pour l’empêcher. Pendant trop longtemps, « Never Forget » [N’oublie jamais] a été presque synonyme de « Never Question » [ne pose pas de question].

Pourtant, ne pas poser ces questions ; alors même que plus d’étasuniens que jamais favorisent une nouvelle enquête et doutent de l’explication officielle de l’effondrement du WTC 7 ; est l’injustice ultime, non seulement pour ceux qui sont morts à New York le 11 septembre, mais aussi pour ceux qui ont été tués pour les venger dans les années qui ont suivi.

Whitney Webb

Traduit par Wayan, relu par San pour le Saker Francophone

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